15 mai 2008
La Définition Sunnite de l'Innovation Bonne ou Mauvaise
La Définition Sunnite de l'Innovation Bonne ou Mauvaise
GF Haddad - Qasyoun/at/ziplip.com - Shawwâl 1423
L'article comporte deux parties :
I. La définition d'Al-Shâfi'i de l'innovation (bid'a) comme étant bonne ou mauvaise.
II. La classification des bonnes et des mauvaises innovations (bid'a) par les Gens de la Sunna (Ahl al-Sunna) et d'autres.
I. La définition d'Al-Shâfi'î de la bonne et de la mauvaise innovation.
L'une des plus grandes contributions d'Al-Shâfi'î (rahimahullâh) dans les fondements de la jurisprudence (usûl al-fiqh) est la division de l'innovation (al-bid'a) et des nouveautés (al-muhdathât)
en "bonnes" ou en "mauvaises" en fonction du fait qu'elles se
conforment ou non aux lignes directrices de la Religion. Ceci est
rapporté de manière authentique d'Al-Shâfi'î d'après deux de ses
étudiants les plus prestigieux durant les derniers temps de sa vie :
les traditionnistes égyptiens, maîtres du Hadith Harmal ibn Yahyâ al
Tujaybî (rahimahullâh) et al-Rabî' ibn Sulaymân al Murâdî (rahimahullâh).
Harmala a dit :
J'ai entendu Al-Shâfi'î dire : "L'innovation est de deux types (al bid'atu bid'atân), approuvée (bid'a mahmûda) et désapprouvée (bid'a madhmûma). Tout ce qui est conforme à la Tradition (Sunna) est approuvé (mahmûd) et tout ce qui s'y oppose est abominable (madhmûm)."
Il a utilisé comme preuve la parole de Umar ibn al Khattab (rady Allâh 'anhu) concernant la prière surérogatoire en groupe durant les nuits du mois de Ramadân : "Quelle bonne innovation !" [1]
Al-Rabî a dit :
"Al-Shâfi'i nous a dit : "Les affaires innovées (al-muhdathâtu min al-umûri darbân) sont de deux types : l'une est une innovation (mâ uhditha yukhâlifu) qui contredit un élément du Coran (Qur'ân), de la Sunna, de la pratique des Compagnons (athar) ou du Consensus (ijmâ'). Cette innovation est un égarement (fahâdhihi al-bid`atu dalâla).
L'autre type est l'innovation dans tout ce qui est bon (mâ uhditha min al-khayr) et qui ne s'oppose en rien à ce qui a été mentionné précédemment, et il n'y a pas de mal dans cette innovation (wahâdhihi muhdathatun ghayru madhmûma). 'Umar (rady Allâhu 'anhu),
a dit concernant la prière du Ramadân : "Quelle bonne innovation !" En
voulant dire qu'il s'agissait d'une innovation qui n'avait pas existé
auparavant mais qu'il n'y avait rien qui contredisait les sources
mentionnées plus tôt." [2]
Ainsi,
Al-Shâfi'î a établi les critères essentiels et indispensables à la
détermination des vraies innovations, comme définies par l'Imâm
al-Haytamî, le Qâdî Abu Bakr ibn al 'Arabi, et l'Imâm al-Lacknawî entre
autres, respectivement :
"Le mot bid'a en terme de Loi est tout ce qui est innové en contradiction des commandements du Législateur (sallallâhou ‘alayhi wa salâm) et des preuves spécifiques et générales." [3]
"Seule l'innovation (bid’a) qui contredit la Tradition (Sunna) est blâmable." [4]
"Le terme Bid'a
désigne ce qui n'a pas existé durant les trois premiers siècles et qui
n’a pas de base parmi les quatre sources de l'islam" i.e le Coran (Qur’ân), la Tradition Prophétique (Sunna), le consensus (Ijmâ’), et le raisonnement pas analogie (Qiyâs). [5]
Par conséquent, il n’est pas suffisant qu’une chose soit nouvelle pour qu’elle soit considérée comme une innovation blâmable (bid’a), elle doit aussi contredire la Religion.
Al Bayhaqî (rahimahullâh) a commenté les propos rapporté d'al-Rabî ainsi :
De
même, débattre avec les gens de l'innovation - lorsqu'ils rendent leur
hérésie publique où qu'ils soulèvent des insinuations - pour contredire
leurs propos et exposer leurs erreurs est appréciable, même si c'est
une innovation, car cela consiste à les réfuter. Le Prophète (sallallâhou ‘alayhi wa salâm) ainsi que certains Compagnons (rady Allâhu ‘anhum) ont été interrogés à propos du Décret Divin (al-qadar) et leurs réponses nous ont été transmises. A cette époque, ils se contentaient des mots du Prophète (sallallâhou ‘alayhi wa salâm),
ensuite des narrations rapportées à cet effet. Mais de nos jours, les
innovateurs ne se contentent plus de telles réponses, pas plus qu'ils
ne les acceptent. Ainsi, il est devenu nécessaire de réfuter leurs
insinuations - lorsqu'elles deviennent publiques - avec ce qu'ils
considèrent eux-mêmes comme des preuves. Et la réussite vient d'Allâh.
[6]
C'est une défense claire et nette, de la part de l'Imâm al Bayhaqî de la nécessité et du caractère traditionnel (Sunna) de l'utilisation de la théologie (kalâm) pour réfuter les innovateurs. Des propos similaires sont rapportés de Ibn ‘Asâkir (rahimahullâh), Ibn al Salâh (rahimahullâh), al-Nawawî (rahimahullâh), Ibn al Subkî (rahimahullâh), Ibn ‘Âbidîn (rahimahullâh), et d'autres grands Imâms.
II. La sépartion des bonnes et des mauvaises innovations d'après les savants de la sunna (Ahl al-Sunna) et d'autres :
La définition identique d'al Ghazzâli.
Hujjat al-Islâm al-Ghazzâli (rahimahullâh) a dit sur sa discussion concernant le fait d'ajouter la ponctuation au texte du Coran (Qur’ân) :
Le fait que cet acte soit innové (muhdath)
n'est en rien un obstacle. Combien de pratiques innovées sont
excellentes ! Comme il a été dit concernant l'établissement de la
prière de Tarawih en groupe, c'était une nouvelle pratique instaurée par 'Umar (rady Allâh 'anhu) et c'était une excellent innovation (bid'a hassana). L'innovation blâmable est uniquement celle qui s'oppose à la Sunna ou qui mène à la changer. [7]
La définition identique de Ibn al-'Arabî al-Mâliki.
Le Qâdî Abû Bakr Ibn al-'Arabî (rahimahullâh) a dit dans sa discussion sur l'innovation (bid'a) :
Sache - Qu'Allâh t'accorde la science ! - que les affaires innovées sont de deux sortes (al-muhdathâtu darbân).
1) Une innovation qui n'a d'autre base que la passion et la pratique arbitraire. Celle-ci est catégoriquement rejetée. Et
2) Une innovation instaurée pour correspondre à quelque chose de déjà établi. Telle était la tradition (Sunna) des Califes (rady Allâh 'anhum)
et celle des éminents Imâms. Les affaires nouvelles et les innovations
ne sont pas blâmables pour la seule raison qu’elles sont désignées par
les termes muhdath et bid’a, ni à cause de leur signification ! Allâh, le Très Haut a dit : « Aucun nouveau (muhdath) rappel ne leur vient de leur Seigneur » (21 :2) et ‘Umar (rady Allâh 'anhu) a dit : « Quelle bonne innovation ! (bid’a)
» Ainsi, seule l’innovation qui contredit la Sunna est blâmable et les
pratiques récentes qui invitent à l’égarement aussi. [8]
La définition identique de Ibn Hazm et Ibn al Jawzi :
Ibn Hazm al Zâhirî (rahimahullâh) a dit :
L’innovation en Religion est tout ce qui ne nous a été transmis ni du Coran, ni du Messager d’Allâh (sallallâhu ‘alayhi wa salâm),
cependant on est rétribué pour certaines d’entre elles et ceux qui les
pratiquent sont excusés si leur intention est bonne. On y inclut ce qui
est digne de récompense et excellent (hassan), à savoir, ce qui est originellement permis (mâ kâna asluhu al-ibâh) comme il est rapporté de ‘Umar (rady Allâh ‘anhu)
: « Quelle bonne innovation ! ». Parmi les innovations se trouvent
toutes les bonnes actions dont les textes ont stipulé le caractère
méritoire même si leur pratique n’a pas été textuellement fixée. Et
parmi elles se trouve aussi le blâmable pour lequel il n’y a aucune
excuse comme tout ce dont l’invalidité est prouvée.
Ibn al Jawzi (rahimahullâh) a parlé en terme similaire au début de son Tablîs Iblîs. "Certaines nouveautés (muhdathât)
ont été apportées qui ne s'opposent pas à la Loi Sacré, pas plus
qu'elles ne la contredisent, ainsi, ils (les pieux prédécesseurs) n'ont
pas vu de mal dans leur pratique, comme le fait que 'Umar (rady Allâh 'anhu) ait rassemblé les gens pour les prières nocturnes de Ramadân, après quoi il les a vu et a dit : "Quelle bonne innovation !"
La définition identique de Ibn al-Athîr al Jazarî :
Le lexicographe Ibn al-Athîr (rahimahullâh) a dit dans son chef-d’œuvre, al-Nihâya fî Gharîb al-Hadîth wal-Athar :
L’innovation est de deux sortes : l’innovation de guidance et l’innovation d’égarement (bid’atu hudâ wa-bid’ati dalâla). Tout ce qui va à l’encontre des commandements d’Allâh et de Son Messager (sallallâhu ‘alayhi wa salam) se trouve dans la sphère du blâme et de la condamnation. Et tout ce qui rentre dans ce qu’Allâh et Son Messager (sallallâhu ‘alayhi wa salâm)
ont recommandé en général se place dans la sphère du mérite. Tout ce
qui n’a pas de précédent comme l’extrême générosité ou l’extrême bonté
sont des actes méritoires. Il n’est pas permis de dire qu’un tel
comportement va à l’encontre de la Loi car le Prophète (sallallâhu ‘alayhi wa salâm) a stipulé qu’il sera récompensé quand il a dit : « Quiconque institue une bonne coutume en Islâm (man sanna fîl-islâmi sunnatan hasana)
aura une récompense ainsi que celle de tous ceux qui l’auront suivi. »
De même, il a dit : «Quiconque institue une mauvaise coutume en islam (waman sanna fîl-islâmi sunnatan sayyi’atan)
recevra un châtiment ainsi que celui de ceux qui l’auront pratiqué. »
[10] Il s’agit des cas où l’acte contredit ce qu’Allâh et Son Messager (sallallâhu ‘alayhi wa salâm)
ont commandé… C’est dans ce sens que le hadith « toute innovation est
égarement. » [11] est compris : il signifie, tout ce qui s’oppose aux
bases de la Loi et qui ne correspond pas à la Sunna. [12]
La classification en cinq groupes d’Ibn ‘Abd al-Salâm.
Le Shaykh al-Islâm, le Sultan des ‘ulama, l'imam al Izz Ibn Abd al Salam (rahimahullâh) a dit de même :
"Il y a différents types d'innovations (bid'a).
Le premier concerne tout ce que la Loi a recommandé ou rendu
obligatoire et qui n'était pas pratiqué dans la première période de
l'Islâm. Le second type concerne tout ce que la Loi a interdit ou
déconseillé, et qui n'était pas pratiqué dans les premiers temps de
l'Islâm. Le troisième type concerne tout ce que la Loi a indiqué comme
permis et qui n’était pas pratiqué dans la première période de
l’Islâm." [13]
Ailleurs,
il déclare qu'il y a cinq catégories d'innovations, de même que les
savants ont classé les actions en cinq groupes : obligatoire (wâjib), interdite (harâm), recommandée (mandûb), déconseillé (makrûh), permise (mubâh). [14]
Confirmation de la classification par al Nawawi :
Shaykh al-Islâm, Imam al Nawawi (rahimahullah) a dit :
L’innovation (al bid'a) dans la Loi, est le fait d'innover ce qui n'existait pas du temps du Messager (sallallâhu alyhi wa salâm) et elle est divisée en 'excellente' et 'mauvaise' (wahya munqasimatun ila hasana wa qabîha).
Le Shaykh, l'Imâm, dont l'autorité, la grandeur, le rang et
l’intelligence dans toutes sortes de sciences islamiques font
l'unanimité, Abû Muhammad ‘Abd al-‘Aziz ibn ‘Abd al-Salâm -qu'Allah le
prenne en miséricorde et soit satisfait de lui !-a dit à la fin de son
livre, al Qawa'id (al-Kubrâ) :
"L'innovation est divisée en celle qui est obligatoire (wâjiba), interdite (muharrama), recommandée (mandûba), déconseillée (makrûha) ou indifférente (mubâha).
La manière de décider est d'examiner l'innovation à la lumière des règles de la Loi (qawâ’id al-sharî’a). Si elle tombe dans le champ des obligations (îjab), elle est donc obligatoire, si elle tombe dans le champs des interdictions, elle est interdite (tahrîm),
dans le champs des recommandations, elle devient recommandée,
déconseillé si elle concerne ce qui l’est et permise si elle touche aux
permissions." [15]
Confirmation de la classification par Ibn Hajar.
Al Hâfidh ibn Hajar (rahimahullâh) a dit :
La
signification première de l'innovation est ce qui est produit sans
précédent. Ce terme est employé dans la Loi par opposition à la Sunna,
ainsi elle est blâmable. De manière précise, si elle fait partie de ce
qui est classé comme désirable par la Loi, alors c'est une bonne
innovation (hasana), tandis que si cela fait partie des actes blâmables, alors c'est une innovation blâmable (mustaqbaha), sinon elle tombe dans la catégorie de ce qui est permis (mubah). Elle peut être classée dans les cinq catégories connues." [16]
Accord des Ecoles sur la classification en cinq statuts juridiques.
Les Quatre Ecoles sont en accord sur la classification des innovations (bid’a) comme l’illustre l’acceptation de la majorité des autorités de chacune d’elles.
Parmi les Hanafis : Al Kirmânî, Ibn ‘Âbidin, al-Turkmâni, al-‘Ayni et al-Tahânawî. [17]
Parmi
les Mâlikîs : al-Turtûshî, Ibn al-Hâjj, al-Qarâfî, et al-Zurqânî,
tandis qu’al-Shâtibi a tenté une réfutation en déclarant que les
classification est « une affaire inventée sans aucune preuve dans la
Loi » ! [18]
Cette question fait l’objet d’un consensus chez les shafi’ites. [19]
Acceptation
timide parmi les Hanbalites qui ont modifiés la terminologie
d’Al-Shafi’î et d’Ibn ‘Abd al-Salâm en employant les expressions «
innovation lexicale » (bid’a lughawiyya) et « innovation légale » (bid’a shar’iyya)
pour correspondre respectivement - bien que de manière imprécise - à
l’innovation « approuvée » et « blâmable » d’Al-Shafi’î. [20]
Cette
manière de couper les cheveux en quatre est devenue une caractéristique
du Wahhâbisme dans tous les micro-débats sur l’innovation, ceci malgré
le fait que l’attitude correcte - comme d’habitude - est de s’attacher
à l’avis majoritaire (Jumhûr).
Shaykh Muhammad Bakhît al-Mut.î`î (rahimahullâh) a conclu que « L’innovation légale est celle qui égare et qui est condamnée. Quant à l’innovation que les savants (‘ulama)
ont divisée en obligatoire, interdite et ainsi de suite ; c’est
l’innovation lexicale qui est plus globale que la légale car cette
dernière en fait partie. » [21]
Al-Shawkânî (rahimahullâh) a conclu dans son Nayl al-Awtar que la séparation des innovations en bonnes et mauvaises et la position la plus authentique et la plus correcte. [22]
Il
est suffisant qu’un Imâm Mujtahid des Salaf l’ait dit en se basant sur
le Coran et la Sunna sans tenir compte des argumentations des siècles
suivants - que se soit d’un homme qui voudrait être un murrajih comme al-Shawkânî ou un censeur comme comme al-Shâtibi - à la lumière de l’accord de la majorité (Jumhûr)
autour de l’explication d’Al-Shafi’î et l’injonction Divine et
Prophétique de suivre la voie des Croyants et de s’attacher à la grande
masse.
« Il n’est pas un Imâm en Science (‘Ilm) qui suit des positions aberrantes (shâdhdh) » (‘Abd al-Rahmân ibn Mahdî)
Chez les Gens de la Sunna la Sharî la Religion. Ceci la Tradition la Sunna la Sharî la Sunna la Tradition la Sunna. la Sharî la Sunna la Sunna 19 – Celui qui institue une bonne ou une mauvaise coutume
Il est rapporté du Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) dans un Hadîth recensé par Muslim :
« Toute nouveauté (kullu muhdathatin) est une innovation (bid`a), et toute innovation égarement (dalâla). »
Le terme « toute » (kull)
n’est pas toujours pris dans son sens premier et peut admettre des
exceptions comme dans l’exemple suivant rapporté par al Bukhârî et
Muslim :
"Certes la graine noire (al-habba al-sawda') est un remède pour toutes (kull) les maladies sauf la mort."
Les commentateurs sont unanimes pour dire que la portée universelle de ce Hadîth a un sens spécifique et restreint. Ainsi le terme « toute » désigne « de nombreuses » maladies.
Dans un autre Hadîth concernant l’innovation rapporté par al Bukhârî et Muslim on lit :
« Qui innove dans notre religion ce qui n’en fait pas partie, (son acte d’innovation) sera rejeté. »
Les paroles des Savants :
L'une des plus grandes contributions de notre maître, le noble Mujtâhid, l’Imâm Muhammad ibn Idrîs al Ash-Shâfi'î (qu’Allâh l’agrée) dans les fondements de la jurisprudence (usûl al-fiqh) est la division de l'innovation (al-bid'a) et des nouveautés (al-muhdathât) en "bonnes" ou en "mauvaises" en fonction du fait qu'elles se conforment ou non aux lignes directrices de
Harmala a dit :
J'ai entendu Al-Shâfi`î dire : "L'innovation est de deux types (al bid`atu bid'atân), approuvée (bid`a mahmûda) et désapprouvée (bid`a madhmûma). Tout ce qui est conforme à
Il a utilisé comme preuve la parole de Sayydunâ `Umar ibn al Khattab
(qu’Allâh l’agrée) concernant la prière surérogatoire en groupe durant
les nuits du mois de Ramadân : "Quelle bonne innovation !"
Al-Rabî` a dit :
"Al-Shâfi'i nous a dit : "Les affaires innovées (al-muhdathâtu min al-umûri darbân) sont de deux types : l'une est une innovation (mâ uhditha yukhâlifu) qui contredit un élément du Coran (Qur'ân), de
L'autre type est l'innovation dans tout ce qui est bon (mâ uhditha min al-khayr) et qui ne s'oppose en rien à ce qui a été mentionné précédemment, et il n'y a pas de mal dans cette innovation (wahâdhihi muhdathatun ghayru madhmûma).
`Umar (qu’Allâh l’agrée), a dit concernant la prière du Ramadân :
"Quelle bonne innovation !" En voulant dire qu'il s'agissait d'une
innovation qui n'avait pas existé auparavant mais qu'il n'y avait rien
qui contredisait les sources mentionnées plus tôt."
L’Imâm, le Maître dans l’école (madhhab) de l’Imâm Ahmad, Shaykh Ibn Rajâb Hanbalî (qu’Allâh les agrée) a dit dans son son livre Jami` al `Ulûm wal-Hikâm :
« Ce que l’Imâm Ash-Shafi’i veut dire est ce que nous avons mentionné plus tôt : l’innovation (bid`a) qui est blâmable est celle qui n’a pas de source et qui ne s’appuie sur aucun fondement dans
Fin de citation.
L’Imâm al-Nawawî (qu’Allâh l’agrée) dans son Commentaire (Sharh) du Sahîh Muslim a dit à propos du Hadîth « Toute nouveauté est une innovation » (cité plus haut) :
« C’est une règle universelle comprise dans un sens spécifique (`ammun makhsûs). Ce que l’on désigne sont les nouveautés qui ne sont pas validées dans
Fin de citation.
Le noble maître, l’érudit dans le madhhâb Malikî, Sayydî al Hâjj Mâlik Sy (qu’Allâh l’agrée) a dit dans son ouvrage al-Kifayât al Râghibîn :
« Dans les Authentiques, l’Envoyé d’Allâh (sallallâhu `alayhi wa sallam)
a dit : ‘Toute innovation, apportée dans notre Religion que voici, et
qui n’est pas en conformité avec elle, doit être rejetée.’ Il entend
par l’expression ‘dans notre religion que voici’ la religion de l’Islâm
et par ‘qui n’est pas en conformité avec elle’ tout ce qui ne trouve
pas sa source ni dans le Coran, ni dans
Al Hifnî a dit : ‘Qui n’est pas en conformité’ porte sur les innovations blâmables qui ne reposent, ni sur le Qur-ân, ni sur
Fin de citation
Sayydunâ Shaykh Shâmsu-d-dîn Muhammad al Al Hifnî ash-Shafi`î al Khalwâtî (qu’Allâh l’agrée) était le Shaykh al Azhar de son temps.
Ainsi
en Islâm, celui qui instaure une bonne coutume en tirera la récompense
ainsi que celle de ceux qui l’auront suivi sans que leur récompense ne
diminue, et quiconque instaure une mauvaise coutume en subira le
châtiment ainsi que celui de ceux qui l’auront suivi sans que le
châtiment de ses derniers ne soit diminué.
Voici pour preuve le chapitre consacré dans Riyâd al Sâlihin de l’imâm al Nawawî (qu’Allâh l’agrée) :
Allâh le Très-Haut a dit :
25.74 : « Ceux qui disent : « Seigneur ! Donne-nous de nos épouses et de nos enfants la joie et la paix de notre âme et fais de nous un exemple de vertu (ou un guide) pour les gens pieux ».
21.73 : « Nous en fîmes des guides montrant le droit chemin sur Notre ordre ».
Pour ce qui est des Hadîths :
171. Jarîr Ibn `Abdullâh (qu’Allâh l’agrée) a dit : « Nous étions au beau milieu de la journée chez le Messager d’Allâh (sallallâhu `alayhi wa sallam) quand vinrent à lui des gens n’ayant pour vêtements qu’une couverture de laine ayant un trou par où passait leur tête. Ils portaient des sabres en bandoulière et la plupart d’entre eux, ou plutôt tous, étaient de la tribu de Moudar (l’une des plus nobles tribus arabes et à laquelle appartenait le Prophète sallallâhu `alayhi wa sallam). Le mécontentement parut alors sur le visage du Messager d’Allâh (sallallâhu `alayhi wa sallam) du fait de leur pauvreté extrême. Il entra chez lui puis en ressortit et dit à Bilâl de faire les deux appels à la prière. Il pria avec les gens puis leur adressa ce sermon : « Ô gens ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés à partir d’un seul et même souffle vital. Il lui en crée sa propre épouse et Il dissémina à partir d’eux des hommes en grand nombre et des femmes ainsi que les matrices (les liens de parenté) car Allâh vous observe en permanence » (S4.V1). Puis il récita cet autre verset qui se trouve à la fin de
la Sourate
172. Selon Ibn Mas’ud (qu’Allâh l’agrée), le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) a dit : « Chaque fois que quelqu’un est tué injustement, le premier fils d’Adâm (Caïn) supporte une partie de son sang parce qu’il a été le premier criminel ». (Unanimement reconnu authentique)
Fin de citation.
Ainsi les savants ont jugé qu’il y avait des innovations appréciables dans
la Religion. Il
Ces textes et ces principes ont poussé les savants musulmans à développer des écoles juridiques, des méthodes d’apprentissage, rédiger des livres, des poèmes et des prières, établir des Voies spirituelles, organiser la cérémonie du noble Mawlîd pour commémorer la naissance de notre maître, l’Elu de
la Création
Exemples de bonnes coutumes instaurées par les Compagnons (qu’Allâh les agrée) : la Tradition la Salât la Religion. Âmîn.
Dans un Hadîth authentque rapporté par al Bukhârî et Muslim et cité par l’Imâm al Nawawî dans Riyad al Salihîn :
Abû Hurayra (qu’Allâh l’agrée) rapporte que le Messager d’Allâh (sallallâhu `alayhi wa sallam)
demanda un jour à Bilâl : « Ô Bilâl parle moi de l’œuvre que tu as
accomplie depuis que tu es musulman et grâce à laquelle tu espères le
plus de récompenses car j’ai entendu le bruit de tes pas me précédant
au Paradis. » Bilâl (qu’Allâh l’agrée) répondit : « L’œuvre que j’ai
accomplie depuis que je suis musulman et dont j’espère le plus de
récompenses, est la suivante : chaque fois que je fais mes ablutions,
de nuit comme de jour, j’accomplis, de suite, le plus grand nombre de
prières. »
Unanimement reconnu authentique.
Fin de citation.
C’est un acte d’adoration innové par notre maître Bilâl ‘qu’Allâh l’agrée) sans demander l’avis du Prophète sallallâhu `alayhi wa sallam. Et il n’y a pas de précédent comme dans le cas du Tarawih.
Dans son excellent ouvrage Kitâb al Adhkâr, consacrés aux invocations, l’Imâm al Nawawî rapporte :
« Nous extrayons des « Sunans » d’Abû Dawûd et d’après une chaîne de transmetteurs fiables, ces propos du Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) transmis par Abû Sâlih Dhakwân, qui les tenait de certains Compagnons du Prophète – qu’Allâh les agrée - : « Le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) demanda à un homme : Que récites-tu dans ta prière ? Celui-ci répondit : Je lis le tashshahud, puis j’ajoute ceci : Seigneur, je Te demande le Paradis et je Te demande de me préserver de l’Enfer.
En dehors de cela, je sais inventer de paroles intelligibles
[c’est-à-dire inventer des paroles dont le sens échappe au commun des
mortels comme moi] semblables aux tiennes ou à celles de Mu`âdh. Le
Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) lui dit alors : Mais invente donc des paroles sur ce thème [le Paradis et l’Enfer] !
Fin de citation.
Ailleurs dans le même ouvrage on lit :
« Nous rapportons des « Sunans » d’Abû Dâwûd, de
Tirmidhî, de Nasâ-î et d’ibn Mâjah, ces propos de Burayda – qu’Allâh
soit satisfait de lui - : « L’Envoyé d’Allâh (sallallâhu `alayhi wa sallam)
entendit un homme invoquer Allâh [en ces termes] : Ô Allâh, je te
demande en vertu de mon témoignage que Tu es Dieu et qu’il n’y a
d’autre dieu que Toi, l’Unique qui se suffit à Lui-Même, qui n’a pas
engendré et n’a pas été engendré et qui n’a aucun égal.
Le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) lui dit
alors : Tu as imploré Allâh – exalté soit-Il – en invoquant le Nom par
lequel Il donne à qui Lui demande et exauce qui l’invoque. »
Dans une autre version on trouve ceci : Tu as invoqué Allâh – exalté
soit-Il – en usant de Son Nom Suprême. » Tirmidhî tient ce hadith pour
fiable.
Nous rapportons des « Sunans » d’Abû Dâwûd et de Nasâ-î : Anas –
qu’Allâh soit satisfait de lui – était assis aux côtés du Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam)
tandis qu’un homme faisait sa prière ; [après l’avoir terminée], il fit
cette invocation : Ô Allâh, je Te demande en vertu de la louange qui
T’appartient ; il n’est de dieu que Toi, le Bienfaiteur, Créateur des
cieux et de la terre, Celui qui est emprunt de Majesté et de
Générosité, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-Même !
En l’entendant, le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) dit : Il vient d’invoquer Allâh – exalté soit-Il – par Son Nom sublime (`adhîm), celui par lequel Il exauce (les invocations) et accède [à la requête] de celui qui Lui adresse une demande. »
Fin de citation.
Exemple de bonnes coutumes instaurées par des Pieux Prédecesseurs (qu’Allâh les agrée) :
- L’imâm al Hasan al Basrî (qu’Allâh l’agreé) a inventé une prière sur le Prophète sallallâhu `alayhi wa sallam :
Le noble maître al Qadi `Iyad al Mâlikî (qu’Allâh lui fasse miséricorde) rapporte dans son œuvre magistrale Kitâb ash-Shifâ :
« Al-Hasan al Basrî disait : Que celui qui veut boire avec la coupe parfaite du Bassin de l’Elu (sallallâhu `alayhi wa sallam) dise ceci : ‘Ô Allâh ! Accorde la grâce à Muhammad,
à sa famille, à ses Compagnons, à ses enfants, à ses épouses, à ses
descendants, aux gens de sa maison, à ses alliés, à ses partisans, à
ses auxiliaires, à ses disciples, à ses adeptes, à sa Communauté ainsi
qu’à nous ! Ô Le Plus Miséricordieux des Miséricordieux ! »
Fin de citation.
- L’imâm Ja`far as-Sâdiq (qu’Allâh l’agrée) faisait ses ablutions pour transmettre le Hadîth, pratique qui n’a été faite par aucun compagnon :
Toujours dans Kitâb ash-Shifâ nous lisons :
« J’ai (ndT : Mus`ab ibn `Abdullâh) vu également Ja`far ibn Muhammad as-Sâdiq, qui aimait pourtant plaisanter et rire, devenir pâle lorsqu’on mentionnait le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) et je ne l’ai jamais vu transmettre les Hadîths de l’Envoyé d’Allâh (sallallâhu `alayhi wa sallam) sans être en état de pureté. »
Fin de citation
- Notre maître, notre Imâm Mâlik (quel excellent homme !) faisait prenait un bain et faisait ses ablutions pour lire les Hadiths :
Le maître al Hâjj Mâlik Sy (qu’Allâh l’agrée) rapporte dans son livre Ifhâm al Munkîr al Jânî :
« Lisez, dans l’introduction d’al Muwatta
de l’Imâm Mâlik (qu’Allâh l’agrée), le profond respect dont celui-ci
faisait preuve lorsqu’il rapportait une Tradition du Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam)
ou de son noble entourage. Quand les gens venaient chez lui, la
servante sortait et leur demandait, sur l’ordre du Maître, s’ils
étaient venus pour les Hadîths ou pour des questions juridiques. S’ils disaient être venus pour des questions de droit, il les recevait ordinairement.
Mais s’il s’agissait de
Fin de citation.
Notre maître Al Qadi `Iyad (qu’Allâh l’agrée) rapporte dans Kitâb al Shifâ :
Abû Mus`ib rapporte que Mâlik ibn Anas n’évoquait pas les Hadîths de l’Envoyé d’Allâh (sallallâhu `alayhi wa sallam) sans avoir fait auparavant ses ablutions mineures (wudû) par respect pour lui. D’ailleurs l’Imâm Mâlik a rapporté la même chose sur Ja`far ibn Muhammad (ndT : as-Sadîq) comme nous l’avons signalé dans la section précédente.
Fin de citation.
Ce n’était pas uniquement l’attitude des Maîtres Ja`far ibn Muhammad as-Sâdiq et Mâlik (qu’Allâh les agrée) car d’autres Pieux Prédécesseurs accomplissaient leurs ablutions pour les Hadîths comme le prouvent ces textes tirés du Kitâb ash-Shifâ :
« Dhirar Ibn Murra et Qatâda disent que la majorité des gens de cette époque détestaient évoquer le Hadîth sans avoir fait auparavant leurs ablutions.
On rapporte à ce propos que lorsque al-A`masha voulait évoquer le Hadîth et qu'il n'était pas en état de pureté mineure, il faisait l’ablution sèche (tayammûm).
C'était également l'attitude de Qatâda : il aimait qu'on ne lise les Hadîths du Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) qu'après l'accomplissement des ablutions mineures et ne lisait le Hadîth qu'en état de pureté. »
Fin de citation.
- Certains pieux prédécesseurs n’acceptaient pas que l’on transmette le Hadîth debout :
Toujours dans Kitâb ash-Shifâ, il est rapporté :
«
Ibn Mahdî rapporte ce qui suit : Un jour, j’ai accompagné Mâlik en
marchant jusqu’au `Aqiq. En cours de chemin, je l’ai interrogé sur un Hadîth. Il me réprimanda et me dit : ‘Tu étais à mes yeux suffisamment éminent pour ne pas interroger sur le Hadîth de l’Envoyé d’Allâh (sallallâhu `alayhi wa sallam) pendant que nous marchions.’
On rapporte que Hishâm ibn Hishâm al-Ghazî a interrogé Mâlik sur une Hadîth pendant qu’il était debout. On lui administra vingt coups de fouet. Puis Mâlik eut pitié de lui et lui dicta vingt Hadîths. Hishâm dit alors : ‘J’aurais bien voulu qu’il me donne davantage de coups de fouet et qu’il me dispense davantage de Hadîths. »
Fin de citation.
- L’imâm ash-Shâfi`î (qu’Allâh l’agrée) a inventé une prière sur le Prophète sallallâhu `alayhi wa sallam :
Le Shaykh Yusûf al Nabahanî (qu’Allâh l’agrée) a dit dans son livre Afdâ-il as-Salawât après avoir parlé de
« Pour sa part le grand imam Qastallanî souligne dans ses Mawâhîb que les savants ont déduit de l’initiation des compagnons par le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) lorsqu’ils l’interrogeaient qu’il s’agit de la meilleure formule d’invocation de grâce sur le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam)
parce qu’il ne choisit pour lui que ce qui est meilleur et sublime. Par
conséquent, si un fidèle fait le serment de faire la meilleure formule
d’invocation de grâce sur le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam), la voie de bien consiste à faire l’invocation sur le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) d’après cette formule, c’est ce qu’indique al Nawawî dans sa Rawdahammad et à la famille de notre maître Muhammad autant qu’il est évoqué par ceux qui le mentionnent et autant que son évocation a été omise par les insouciants (Allâhumma salli `ala sayyidina Muhammadin wa `ala âli sayyidina Muhammad kullama dhakraha adh-dhâkirûn wa ghafala-an dhikrihi-l-ghâfilûn)’
Al Nawawî ajoute qu’il semble que ce rapporteur se soit inspiré
d’ash-Shâfi`î qui mentionne cette modalité dans le prologue de sa Risâlat avec une petite variante de vocabulaire qui ne change rien au sens. »
Fin de citation.
Qu’Allâh récompense abondamment nos Prédécesseurs pour le bien qu’ils ont apporté à
Voir aussi en anglais :
The Concept of Bid`a in the Islamic Sharî`a :
http://www.masud.co.uk/ISLAM/nuh/bida.htm
The Meaning of Bid`a (GF Haddâd) :
http://www.livingislam.org/n/mb_e.html
Discussions sur le sujet :
http://aslama.com/forums/showthread.php?t=12861
http://aslama.com/forums/showthread.php?t=14392
Et Allâh sait mieux.
Notes :
[1] Rapporté de H.armala par Abû Nu`aym avec une châine qui remonte à travers Abû Bakr al-âjurrî dans H.ilyat al-Awliyâ' (9:121 #13315=1985 ed. 9:113) et cité par Abû Shâma dans al-Bâ`ith `alâ Inkâr al-Bida` wal-H.awâdith (Ryadh 1990 ed. p. 93), Ibn Rajab dans Jâmi` al-`Ulûm wal-H.ikam (p. 267=Zuh.aylî ed. 2:52= Arna'ût. ed. 2:131 s.ah.îh.), Ibn H.ajar dans Fath. al-Bârî (1959 ed. 13:253), al-Turt.ûshî dans al-H.awâdith wa al-Bida` (p. 158-159), et al-Shawkânî, al-Qawl al-Mufîd fî Adillat al-Ijtihâd wa al-Taqlîd (1347/1929 ed. p. 36). La parole de`Umar (rady Allâh ‘anhu) est rapporté par Mâlik dans al-Muwat.t.a' et al-Bukhârî dans son S.ah.îh..
[2] Rapporté d’al-Rabî` par al-Bayhaqî dans son Madkhal et Manâqib al-Shâfi`î (1:469) avec une chaîne authentique comme le dit Ibn Taymiyya dans son Dâr' Ta`ârud. al-`Aql wa al-Naql (p. 171) et à travers al-Bayhaqî par Ibn `Asâkir dans Tabyîn Kadhib al-Muftarî (Kawtharî ed. p. 97). Cité par al-Dhahabî dans le Siyar (8:408), Ibn Rajab dans Jâmi` al-`Ulûm wal-H.ikam (p. 267=Zuh.aylî ed. 2:52-53=Arna'ût. ed. 2:131 s.ah.îh.), et Ibn H.ajar dans Fath. al-Bârî (1959 ed. 13:253).
[3] Al-Haytamî, al-Tabyîn fî Sharh. al-Arba`în (p. 32).
[4] Ibn al-`Arabî, `ârid.at al-Ah.wadhî (10:147).
[5] Cf. al-Lacknawî, Iqâmat al-H.ujja (p. 12).
[6] Al-Bayhaqî, Manâqib al-Shâfi`î (1:469).
[7] Al-Ghazzâlî, Ih.yâ' `Ulûm al-Dîn (1:276).
[8] Ibn al-`Arabî, `ârid.at al-Ah.wadhî (10:146-147).
[9] Ibn H.azm, al-Ih.kâm fî Us.ûl al-Ah.kâm (1:47).
[10] Rapporté de Jarîr ibn `Abd Allâh al-Bajalî par Muslim, al-Tirmidhî, al-Nasâ'î, Ibn Mâjah, Ah.mad, and al-Dârimî. Aussi rapporté avec une formulation similaire de Abû Hurayra par Ibn Mâjah et Ah.mad; de Abû Juh.ayfa par Ibn Mâjah; et de Hudhayfa par Ah.mad.
[11] Rapporté de al-`Irbâd. ibn Sâriya par al-Tirmidhî (qu’il classe comme étant h.asan s.ah.îh.), Abû Dâwûd, Ibn Mâjah, Ah.mad, al-Dârimî, Ibn H.ibbân (1:178-179 #5 s.ah.îh.), al-H.âkim (1:95-97=1990 ed. 1:174-177) - qui le considère autentihique s.ah.îh., ce que confirmera al-Dhahabî - et dans al-Madkhal ilâ al-S.ah.îh. (p. 80-81), al-âjurrî dans al-Sharî`a (p. 54-55 #79-82=p. 46 s.ah.îh.), Ibn Abî `âs.im in al-Sunna (p. 29 #54 s.ah.îh.), al-T.ah.âwî dans Mushkil al-âthâr (2:69=3:221-224 #1185-1187 s.ah.îh.), Muh.ammad ibn Nas.r al-Marwazî dans al-Sunna (p. 26-27 #69-72 s.ah.îh.), al-H.ârith ibn Abî Usâma dans son Musnad (1:197-198), al-Rûyânî dans son Musnad (1:439), Abû Nu`aym dans H.ilyat al-Awliyâ' (1985 ed. 5:220-221, 10:115), al-T.abarânî dans le Musnad al-Shâmiyyîn (1:254, 1:402, 1:446, 2:197, 2:298) et dans al-Kabîr (18:245-257), al-Bayhaqî dans al-Sunan al-Kubrâ (10:114), al-Madkhal (p. 115-116), al-I`tiqâd (p. 229), et Shu`ab al-‘mân (6:67), al-Baghawî qui le déclare bon (hassan) dans h.asan in Sharh. al-Sunna (1:205 #102 isnâd s.ah.îh.), Ibn al-Athîr dans Jâmi` al-Us.ûl (1:187, 1:279), Ibn `Asâkir dans al-Arba`în al-Buldâniyya (p. 121), Ibn `Abd al-Barr dans al-Tamhîd (21:278-279) et Jâmi` Bayân al-`Ilm (2:924 #1758) où le déclare authentique (sahih), et d’autres.
[12] Ibn al-Athîr, al-Nihâya (1:79 entry b-d-`).
[13] Ibn `Abd al-Salâm, al-Fatâwâ al-Maws.iliyya (p. 129).
[14] Ibn `Abd al-Salâm, al-Qawâ`id al-Kubrâ (2:337-339) cf. al-Nawawî dans al-Adhkâr (Thaqâfiyya ed. p. 237) et Tahdhîb al-Asma' wal-Lughât (3:20-22), al-Shât.ibî dans al-I`tis.âm (Beirut ed. 1:188), al-Kirmânî dans al-Kawâkib al-Darârî (9:54), Ibn H.ajar dans Fath. al-Bârî (13:253-254), al-Suyût.î, en introduction à H.usn al-Maqs.id dans al-H.âwî lil-Fatâwâ; al-Haytamî dans ses Fatâwâ H.adîthiyya (p. 150), Ibn `âbidîn dans Radd al-Muh.târ (1:376) etc.
[15] Al-Nawawî, Tahdhîb al-Asmâ' wal-Lughât (3:20-22).
[16] Ibn Hajar, Fath al-Bârî (1959 ed. 5:156-157=1989 ed. 4:318).
[17] Al-Kirmânî, al-Kawâkib al-Darârî Sharh. S.ah.îh. al-Bukhârî (9:54), Ibn `âbidîn, H.âshiya (1:376, 1:560); al-Turkmânî, al-Luma` fîl-H.awâdith wal-Bida` (Stuttgart, 1986, 1:37); al-Tahânawî, Kashshâf Ist.ilâh.at al-Funûn (Beirut, 1966, 1:133-135); al-`Aynî, `Umdat al-Qârî in al-H.imyarî, al-Bid`at al-H.asana (p. 152-153).
[18] Al-T.urt.ûshî, Kitâb al-H.awâdith wa al-Bida` (p. 15, p. 158-159); Ibn al-H.ajj, Madkhal al-Shar` al-Sharîf (Cairo, 1336/1918 2:115); al-Qarâfî, al-Furûq (4:219) cf. al-Shât.ibî, al-I`tis.âm (1:188-191); al-Zurqânî, Sharh. al-Muwat.t.a' (1:238). Al-Shât.ibî's I`tis.âm a recirculé grâce à deux Wahhâbîs: Rashîd Rid.â puis Salîm Hilâlî. Un troisième, Muh.ammad `Abd al-Salâm Khad.ir al-Shuqayrî - étudiant de Rida - est l’auteur d’al-Sunan wal-Mubtada`ât al-Muta`alliqa bil-Adhkâr wal-S.alawât qui est rempli de contes invérifiables qu’il s’est appliqué à dénoncer.
[19] Abû Shâma, al-Bâ`ith `alâ Inkâr al-Bida` wa al-H.awâdith (Riyad: Dâr al-Raya, 1990 p. 93, Cairo ed. p. 12-13) comme il a déjà été mentionné. Note: “consensus” (ijmâ`) est plus global que le terme “accord” (ittifâq), et cause d’obligation.
[20] Ibn Rajab, al-Jâmi` fîl-`Ulûm wal-H.ikam (2:50-53), et la section consacrée à l’innovation dans le Iqtid.â' al-S.irât. al-Mustaqîm Mukhâlafat As.h.âb al-Jah.îm d’Ibn Taymiyya'. C’est la position d’Ibn Kathîr: voir son exégèse du verset (Il est Le Créateur des cieux et de la terre à partir du néant !) (2:117) dans son Tafsîr. Il a suivi son professeur Ibn Taymiyya sur cette question.
[21] Bakhît, Fatâwâ H.adîthiyya (p. 205).
[22] Al-Shawkânî, Nayl al-Awt.âr (4:60).
12 mai 2008
pression sur cheickh abou bakr al djazairi
Cheikh As Soumaa'i qu’Allah le protège :
Saches mon frère lecteur, que cette lettre avant de la faire propager, je suis partit à Médine pour y rencontrer Abû bakr Al-Djazairi le 26/09/1424.
Je lui est dit : « Es-tu revenu sur tes propos, concernant tes éloges vis-à-vis du groupe Djamaatou Tabligh ? Et sur le fait que d’après vous, il n’y a pas de groupe (aussi bien) comme eux dans le monde ? »
Il a répondu : « Par Allah, je ne suis pas revenu sur mes propos. »
Je lui est alors dit : « Que pensez vous alors des (Mises en garde) des gens de Science comme Ibn Ibrahim
, Ibn Baz
, Al Albani
, Cheikh Mouqbil
, et les autres savants
? »
Il a alors répondu : « Ils sont (Djamaatou Tabligh) meilleurs qu’eux (les savants) »
Je lui est alors dit : « Et pourquoi cela ? »
Il a alors dit : « Car ils (les Tablighs) sortent, mais quand à eux (les savants), ils ne sortent pas. »
Je lui est dit : « Leurs sciences est parvenu partout, même là ou les tablighs n’ont pas été. »
Il a alors dit : « Eux (les tablighs) ont plus de récompenses. »
Je lui est dit : « Si cela était vrai, les gens abandonneraient la science et ne feraient que sortir avec eux, comment peux tu préférais des ignorants à des savants ? »
Et Allah dit : «….Allah élèvera en degrés ceux d'entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu le savoir. » S58V11
Puis, il n’a rien ajouter, puis il dit : « Ils ne sont (les savants) pas mieux qu’eux. »
Je l’ai alors laissé, et j’ai su qu’il était fanatique les concernant, Allah al’Moustaa’n
Sources : A-Ta’liq albaligh ala radd Cheikh Ahmed Ibn Yahya annadjmi ala madih jamaati tabligh. P1
09 mai 2008
la mosquée de al khiif
Les grands huffad de la oumma nous
rapportent que la mosquée de al khiif à minan ou on jette les pierres
contre satan pour accconplir le hajj dans cette mosquée les grands
houffad de la oumma nous rapportent un hadith ou le prophète
nous dit dans cette mosquée sont enterré 70 prophètes alayhim assalam.
les huffad qui rapportent le hadith sont :
al hafid assuyuti dans al jami3 al kabir.
al hafid atabaraniyy dans al mou3jamal kabir.
al hafid al bazzar dans son mousnad.
al hafid ibn hajar al haythami insiste que les rapporteurs de ce hadith sont tous thiqa confiance
al hafid al manawi dans fayd al qadir.
la mosquée de al khiif
(Mina, 5 kilomètre de la Ka'baa la ou les pélerins campent et lapident Satan)
| ||
| مشعر منى "مسجد الخيف" |
(في مسجد الخيف قبر سبعين نبيا) في رواية قبر سبعون نبيا ببناء قبر للمفعول.
(الطبراني عن ابن عمر) بن الخطاب ورواه عنه أيضا البزار وقال الهيثمي : ورجاله ثقات
فيض القدير للامام المناوي
enfin un argument contre c est wahabite qui critique les frère de d'wa
au tabligh en leur disant : "vous prier dans la mosquée en inde ou il y
a des tombes vos prière ne passe pas " jusqu'a leur savant leur on fait
une fatawa qu il fallait recommence les prières faite dans cette mosquée
"
Tabligh bida? la suite 4/4
Autre question : Vous ne parlez pas assez, dans vos prêches, de Monothéisme[1]. [suite page 3]
La règle : On ne parle toujours dans tout discours
que de son but. Le sens à lui donner, son explication sont du ressort exclusif
des Savants religieux. Donc, invitation est faite ensuite à tous d'aller étudier
cette deuxième partie auprès d'eux.
On a dit : Ils
disent que leur Da'wa est basée sur le Coran et la Sounnah, mais ce ne sont
que des revendications, ils n'ont en fait aucune 'Aquida'[2]
qui les réunit, l'un est Matouridi[3].
l'autre Ach'ari[4],
l'autre soufi, et l'autre n 'ayant pas
de voie particulière...[5]
De même :
D'ailleurs s'ils acceptaient les conseils
des savants[6]
ils délaisseraient leur faux Minhaj[7]
et emprunteraient le chemin du Tawhid
et de la Sounnah.
Et encore :
Ils sont en effet Matouridiya[8]
et renient les caractères[9]
d'AIlah... [Voir
al-baida.com, rubrique : fatawa]
Les Écoles du Monothéisme. Ce qu'il faut savoir.
Ecoles
du Monothéisme orthodoxes (sounnites) : 1. Aboûl Hasan 'Ali fils de Ismaël Alach'ari[10]
est né à Basra en l'an 260/873. Il adhéra dès sa jeunesse à l'école mou'tazilite,
dont il étudia des doctrines auprès de un des maîtres les plus représentatifs
de la secte de l'époque. Aldjobbâ'î (ob. 303/917). Jusqua l'âge de 40 ans il
suivit l'enseignement de l'école, et pendant toute cette période il prit part
à la défense des doctrines mou'tazilites, rédigeant lui-même à cette fin un
bon nombre d'ouvrages. Puis, au témoignage de ses biographies, voici que parvenu
à l'âge de 40 ans, Ach-ari s'enferme chez lui pour une retraite qui ne dure
pas moins de deux semaines. Il en sort pour en faire irruption dans la Grande
Mosquée de Basra, à l'heure de la réunion pour la Prière. Là, il proclama à
voix haute : "Celui qui me connaît, me connaît. A celui qui ne me connaît
pas, je vais me faire connaître. Je suis 'Ali fils d'Ismaêl Alach'ari. Naguère,
j'ai professé la doctrine mou'tazilite, croyant au Coran créé,
niant la vision divine dans l'au-delà, déniant à Dieu tout attribut et toute
qualification positive… Soyez témoins que maintenant je
renie cette doctrine et que je l'abandonne définitivement.
Et telle sera tout au long de sa vie sa doctrine !
2. Aboû Mansoûr Almatorîdî (ob. 333/944)
de Samarkande. Samarkand, ville d'Ouzbékistan, dans l'oasis du Zeravchan. Homme
beaucoup moins connu, mais également célèbre.
Parmi les grandes figures que l'Ecole ach'arite
a produites au cours des temps, on doit nommer : Abou Bakr Albâqillâni (ob.
403/10113) auteur du Livre Alhtamhid
qui est le premier essai de doter l'acha'arisme d'un vrai système doctrinal
; le fils (ibn) Foûrak (Abou
Bakr Mohammad fils de Hassan, ob. 400/1013). Aboû Ishaq Alisfarâ'ni (ob 418/1037) ; Abou Ja'fâr Ahmad fils de Mohammad Alsemnâni (ob. 44/1052)
; Imam Alharamayn (Aldjouaynî, ob. 478/1085), dont l'ouvrage, le Livre Alirchâd,
esr considéré comme la forme achevée de l'ach'arisme ; le célèbre Ghazâli (ob.
505/1011) ; le fils de Toumart (ob. Vers 524/1030) : Sharastâni (ob. 548/1153)
; Fakhrouddîn Razi (ob. 606/1210) ; Abd Aldin Idjî (ob. Vers 756/1355) ; Djordjâni
(ob. 616/1413) ; Sanoussi (895/1490).
Ces deux Ecoles, et contrairement
à ses détracteurs, se complètent l'une à l'autre. Dans l'Histoire islamique,
les représentants de ces Ecoles deviendront les porte-parole de la doctrine
orthodoxe (sounnite). Ils affronteront
et passeront à l'attaque contre les sectes et doctrines non conformes à l'"orthodoxie".
Non seulement sur le plan des croyances pures, mais sur le plan politique, pour
autant que leurs adversaires représentent une opinion que favorise un Etat ou
un gouvernement hostile au Califat en place. L'offensive de l'Imam Ghazali (qu'Allah
lui fasse miséricorde !) a entreprise contre les "Intérioristes" (c'est-à-dire
contre l'ésotérisme Ismaélien) et contre les philosophes, vise en même temps
le pouvoir fâtimide[11] du Caire, parce que celui-ci protégeait les philosophes et faisait sienne
la doctrine intérioriste[12].
Au VIIe/XIIIe siècle, l'Ecole du
Monothéisme dont celle de l'Ach'arisme en particulier rencontre, dans la personne
d'un kurde, le fils de Taymîya et de son disciple le fils Alqayim Aidj'aouziyah,
des opposants farouches. Le fils de Taymiya[13]
en effet, le père du mouvement salafite[14]
à travers les siècles conteste à l'Ach'arisme la validité de son action dans
le monde orthodoxe. Il proclame une réforme intégrale basée principalement sur
la valeur absolue du texte littéral de la Révélation et de la Tradition. Au
XVIIIe s., Muhammad fils d"Abdal Wahhab[15]
(v. 1696 - 1792), prêcha, lui aussi, et contre le Vicariat (khalifah) en place,
un retour à l'interprétation littérale du Coran et voulut fonder avec ses suivants
en Arabie un Etat conforme à leurs principes. L'alliance de Muhammad fils d"Abdal
Wahhab avec le chef bédouin Muhammad fils de Saoud provoqua l'extension du wahhabisme,
brutalement interrompue par une réaction des Ottomans (1813-1819). A partir
de 1902, Abdal Aziz fils de Saoud[16],
et avec la toute complaisance et l'assistance des gens de la Bible d'Angleterre
; restaura l'autorité bédouine sur cette partie du monde[17],
et le wahhabisme en devint la nouvelle Ecole de pensée.
Malgré toutes ces vicissitudes
et la force incisive de leur critique, les deux Ecoles traditionnelles du Monothéisme
: l'Ach'arisme et le Matorîdisme et les quatre Ecoles de la Jurisprudence conservent
leur rang prédominant dans l'Islam traditionnel (dit, sounnite) jusqu'à nos
jours. Et la renaissance
de l'Islam traditionnel ne peut que favoriser cette prépondérance.
La Réforme salafite
La Réforme salafite, c'est le retour, nous dit-on, aux sources de l'Islam,
débroussaillé des végétations parasitaires qui l'avaient envahi au cours des
siècles[18].
La Réforme, c'est le rejet absolu des deux Ecoles du Monothéisme et des quatre
Ecoles juridiques. La Réforme, c'est le rejet des Anciens et de tous ceux qui
viendront après eux. La Réforme, c'est la répudiation de tout Islam traditionnel
; la répudiation de tout, sauf toutefois deux choses : Le Livre divin et la
Tradition (sounnah), et de maîtres jugés intègres et sûrs comme le fils de Taymiya,
Mohammad fils d'Abdel Wahhab, et leurs disciples, etc.
Soit. Et, de tout cela, quelle doctrine
la Réforme dégage-t-elle ?
Le droit d'innover et de déclarer
un tel mécréant, un autre associateur, un autre panthéiste, un autre égaré,
etc. C'est l'application de certains versets coraniques
ou paroles prophétiques destinés, à l'origine aux
mécréants, aux associateurs, aux croyants soumis mêmes ! C'est la culture
du doute
permanent dans le cœur
des croyants soumis ! C'est la proclamation, haute et forte, de la
"mort des Ecoles"
et leur réunification sous la houlette d'un madhab unitaire !
Il y a 14 siècles, l'Islam renverse
et supplante l'Associationnisme (le chirk),
le Mal, la turpitude et la blâmable. Mais, après quatorze siècles, de règne
de l'Islam traditionnel, le monde soumis stupéfait assiste à l'irrésistible
Renaissance d'un mouvement dit
et se disant réformateur !
L'Islam traditionnel, qui, jadis, avait
renversé l'Associationnisme. le Mal, se trouve donc à son tour menacé de renversement
par un mouvement réformateur.
Et voilà donc la Thèse et l'Antithèse
brutalement mises face à face. Et il semble bien aux esprits
simplistes que l'une ou l'autre
doive être, cette fois, radicalement écrasée et éliminée.
Il n'en sera rien pourtant ! Car l'Islam
traditionnel contient sa part, sa précieuse part, son immense part, son indestructible
part de vérité !
Les fatwas du Cheikh ibn Baz.
La
règle : Toute fatwa ayant émané de cet homme[19],
ne signifie nullement qu'elle a fait ou fait foi et loi dans l'ensemble de la
Communauté. Au sein de chaque pays et de chaque gouvernement. Après le décès
du Cheikh, on a vu apparaître dans la Communauté deux groupes distincts et antagonistes
: l'un défenseur et l'autre opposant du Cheikh et de ses fatwas.
La règle : ce qu'a dit ou
pas dit cet homme, fait que maintenant où il se trouve, il a à rendre, devant
son Seigneur, de ses faits et actes...
La sagesse : De tous, c'est donc
de s'élever au dessus de ses débats et querelles rutiles qui ne servent en fait
la cause de personne[20].
Sinon qu'à créer et alimenter entre tous un climat de haine, d'inimitié et de
suspicion permanente. Gardons-nous de donner à l'adversaire de l'Islam une image
d'ennemis irréductibles !
Frère ! Le politicien t'appellera
à son sentier, te démontrant par là qu'il est le meilleur. Celui qui suit un
groupement quelconque fera de même. Et ainsi de suite. Sache qu'il te faudra
fermer une à une les portes des invitations pour ne répondre qu'à une seule,
celle de notre bien-aimé, le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Ne
te laisse pas alarmé par ce que tu vois et ce que tu entends. Que personne ne
te trompe par aucune manière : il vaut que vienne le Faux-Messie. Et lorsqu'il
apparaîtra, il sera une puissance active d'égarement qui portera les gens à
croire au mensonge. Fidèle à tes convictions le Seigneur des mondes t'affermira
et te protégera des pièges du Malin ! Aie de la constance et II dirigera ton
coeur et ta voie ! Gardes ta langue et abstiens-toi de regarder et de parler
des défauts des autres. Fuis la compagnie des gens et recherche celle de ton
Seigneur ! Cherche refuge dans l'endurance et la Prière ! Ecoute et suit le
conseil des Anciens ! Et sache que tu ne pourras aller de l'avant tant que tu
n'auras pas étudié la vie des Anciens ! Fuis le querelleur, l'homme insensé
et inconscient !
Quant à l'attitude à prendre face à celui
qui conteste le chemin que tu as pris. elle est la suivante : « Prends le
meilleur[21],
et commande le connu[22],
et laisse les ignorants.
» (Coran VII 199).
Car crois-moi, cet individu fait réellement
partie des ignorants ! A bon entendeur, Salut !
Et la prière et le salut soient sur notre maître Mohammad. et sur sa famille et ses compagnons. Et loué soit Allah, Seigneur des Mondes !
[1]
ou tohid ou tawhid.
Dans les discours, l'accent est mis uniquement sur la bonne parole : "Point
de divinité (ou de dieu) sauf Allah — Mohammad messager d'Allah", son
but et ses vertus...
[2] Credo, croyance.
Les croyances des gens de la Tradition et de la communauté. L'Islam traditionnel
comprend deux Ecoles du Monothéisme, et quatre Ecoles de la Jurisprudence.
[3]
C'est-à-dire suivant d'Aboû Mansoûr Almatorîdî (qu'Allah lui fasse miséricorde
!).
[4]
C'est-à-dire suivant d'Aboûl Hasan 'Ali fils d'Ismaël Alach'ari (qu'Allah
lui fasse miséricorde !).
[5] Cf. « Al
Fatawa al Imaratiya » Mouhammad Nacirou-dine al-Albany. Homme connu
pour sa dureté et son extrémisme. Très contesté au sein de la Communauté.
Certains refusant de voir en lui un savant de l'Islam traditionnel. De même,
le titre de traditionniste (de mouhaddice) ou spécialiste dans ce domaine.
Opposant farouche des Ecoles religieuses, du Soufisme et du Tabligh. Lequel
estime enfin : car cela s'oppose à notre
manière (minhaj) pour transmettre le
Minhaj des Salafs Salihs [soit des Anciens, les Compagnons, gens
de bien]. (Fin de citation]. Comme
ceux-ci sont purs de ce qu'on leur attribue !
Conclusion : Appeler au sentier des Anciens n'est
qu'un prétexte. En fait. c'est à lui que cet homme invite. A sa propre renommée.
D'ailleurs, ses suivants et adeptes lui vouent une vénération toute particulière.
Laquelle les rend aveugles et sourds à tout entendement.
[6] Lesquels
? La Communauté compte une multitude de Savants religieux. Et aucun consensus
n'existe ou n'a été établi pour prohiber ou mettre en garde les gens contre
toutes sorties...
[7] l'intellectuel
parle de Minhaj, l'homme simple de principes, de sentier ou chemin du Prophète...
L'un appelle à la théorie, à travers une étude et des livres. L'autre, à la
pratique sur le terrain. Deux conceptions qui se côtoient en permanence, mais
sans jamais se rejoindre ! La vraie sortie est donc de compléter l'une par
l'autre. Et ainsi revivra le véritable effort du Prophète Mohammad (sur lui
Prière et Paix !).
[8] Et en note
: Secte égarée dérivée des Mou'tazila et des Jahmiya qui tire ses arguments
de la philosophie et de la raison.
Les gens du Wahhabisme comme du Salafisme, très nationalistes
dans leurs thèses ; voudraient faire condamner le Monothéisme de l'Islam traditionnel,
jugé, toujours selon eux, étranger (non arabe) et calqué trop sur la philosophie
européenne... D'où cette méfiance et cette réticense.
Jahmites ou Jahmiya. Partisan de Jahm fils de Safran Aboû
Mouhnz (m. 128/745), un héritique radical qui professait que Dieu ne possédait
pas d'attributs... Les Jahmites furent condamnés par Abou Hanifah dans son
Fiqh al-Akbar.
Quant aux Mou'tazilites (ou les Séparés) : Ecole de Wasil
fils de 'Ata' (m. 131/748), 'Amr fils de 'Oubayd (m 145/762) et plus tard,
Aboû Houdhayl (m. 236/849) et an-Nazzâm (m. 223/840), celui qui exposa le
mieux les enseignements mou'tazilites.
L'école se servit des outils philosophiques de l'antiquité grecque et appliqua
la raison à la solution des problèmes philosophiques...
Les Mou'tazilites, secte ancienne donc, se qualifiaient
eux-mêmes de "ahl al-'adl wa-l-tawhid"
(soit « les gens de la Justice et de l'Unicité »).
L'Islam traditionnel rejette ces sectes (Jahmites ou Jahmiya
et Mou'tazilites (ou les Séparés)),
non leurs Imams et Guides spirituels : Ach'ari, etc. Pour de plus amples informations
consulter les ouvrages les concernant.
Les gens des sorties sont donc ici très injustement accusés. On les accuse
d'être en effet Matouridiya
du fait que les gens des Indes suivent l'Ecole Hanafite. Laquelle compte en
elle de nombreux suivants d'Aboû Mansoûr Almatorîdî (qu'Allah lui fasse miséricorde
!). Quant aux autres Ecoles, elles comptent en elles les suivants d'Aboûl
Hasan 'Ali fils d'Ismaël Alach'ari (qu'Allah lui fasse miséricorde !). Et
eux aussi sortent !
[9] ou les attributs
Ceci est dénoué de tout fondement. On essaye de leur accoler cette étiquette
pour mieux les présenter ensuite aux yeux de la Communauté comme une secte
! Comme des gens ne faisant pas partie intégrante de l'Islam traditionnel.
Accusation grave et sans fondement. Egalement comme faisant partie des 72
sectes ! Se référant pour cela à une parole prophétique. A une question posée
: Est-ce que la Jama' des Tablighs....
et la Jama' des Frères Musulmans..., est-ce que ces deux groupes sont compris
[parmi ces 72 sectes]...? Cheikh ibn Baz de répondre : Oui,
elles font partie des 72 sectes....
Peut-on dire et affirmer avec certitude que les
gens de la Transmission font partis de la Mécréance de l'Innovation de l'Associationnisme
(chirk). de la Perversité, de
la Transgression, de la turpitude et du blâmable ? Est-on à même
d'apporter la preuve de tout cela ?
Peut-on affirmer qu'ils n'ont pas suivi le
sentier du Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Qu'ils ne sont
pas intègres ? L'avenir nous le dira.
[10] Soit :
Ali fils d'Ismaîl, fils de Bachîr, fils de Ishaq, fils d'Ismaîl, fils de Moussa,
fils de Bourdah, fils de Abî Moussa Alach'ari (que Dieu les agrées !), compagnon
du Messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !). Adepte de l'Ecole Malékite.
[11]
ancienne secte.
[12]
Le monde actuel du Salafisme sera-t-il, lui, l'opposé : « extérioriste » ?
[13] Traité
par ses partisans comme : Cheikh al-de
l'Islam. Ses adversaires, quant à eux, le nieront, le récuseront... Il apparaît,
au sein du monde soumis, et pour bon nombre de Savants religieux. Mouftis,
etc., comme :
1° un novateur, un hérétique,
2° un ennemi juré des saints de l'Islam et de leurs
suivants (selon une étude, il était lui-même, et à l'origine disciple d'une
confrérie [tariqa] soufie),
3° un ennemi juré des quatre Ecoles juridiques et de la
Jurisprudence (soit, on ne lui reconnaît pas le droit de se recommander ou
de se réclamer de l'Ecole Hanbalite. Idem pour ses suivants),
4° une personne qui finira par donner à son Seigneur une
direction (djihah).
Selon certaines sources, le fils de Taymiya aurait
tenu des propos scandaleux à Damas (Syrie). Du genre : Je me suis assis sur
le mimbar, comme Allah s'est assis sur Son trône ! ou je suis descendu du
mimbar comme le Coran est descendu des cieux... Certains de ses partisans
contesteront ces propos, d'autres les confirmeront.
Jugé, les quatre Ecoles seront unanimes pour le
condamner à mort. Sa peine sera toutefois commuée à la prison à vie. Ses adeptes
le vénéreront et verront en lui un martyr.
[14] Qui sont-ils
ces gens qui suivent le Salafisme ou s'en réclament ? On a dit, ce sont ceux
qui suivent le Minhaj des Salafs Salihs
(soit des Anciens, les Compagnons, gens de bien) ?! En fait, ce mot cache
derrière lui une autre réalité. Il sert comme une sorte de paravent à une
multitude de groupuscules. De gens divers comme Mohammad fils d'Abdel Wahhab,
le fils de Taymiya, etc. Selon une étude, il se diviserait, à notre époque
en trois groupes distincts :
1°) ceux qui sont pour la Politique, 2°) ceux qui
sont contre, 3°) ceux qui sont pour limiter leurs paroles à Allah a dit...
Son prophète a dit...
En prêchant et en proclamant, haut et fort, la "mort
des Ecoles" et leur réunification sous la houlette d'un madhab unitaire
qui n'a jamais existé que dans l'imagination de ses partisans. L'unité n'étant
pas l'uniformité, ils se sont eux-mêmes divisés en une multitude de groupuscules.
Et un lézardement est même apparu au sein même de leur mouvement.
La guerre du Golfe a fait apparaître de vives tensions
entre eux. Avec aussi les Tradilionnistes (Mohaddicines ou gens du Hadices
[paroles prophétiques]). Avec les gens de la Jurisprudence. Avec d'autres
groupuscules qui mènent parfois un combat politique dans leurs pays respectifs,
etc. (Voir notamment p. 4. le pamphlet).
Dans le monde arabe, il n'est pas rare de voir que des
affrontements verbaux entre eux ou avec d'autres personnes, finissent toujours
en combats violents, à l'arme blanche, dans les centres Universitaires comme
parfois à 1'intérieur ou l'extérieur de Mosquées...
La haine vis à vis du monde du Soufisme, a amené également,
dans certaines parties du monde ; à ce genre de situation, de chaos. Dans
certains pays où les autorités religieuses ne partageaient pas leurs opinions
on a assiste jusqu a des assassinats, des meurtres...
Les gens du Salafisme sont réputés, où qu'ils soient et où qu'ils passent,
pour leur brutalité et leur violence. Leur intransigeance et leur extrémisme.
Leur incivisme et leur impolitesse. Leur mépris envers les autres leur dureté
dans leur regard et dans leur parole. Leur entêtement et leur myopie. Leur
prétention d'avoir toujours le dernier mot, et d'avoir toujours raison ! Leur
tenue dans la Prière et leur façon de s'habiller. Leur peu de cas qu'ils font
des gens de la Religion : Savants. Mouftis. Saints, etc. Et surtout leur manque
de respect envers eux. Excepté pour leurs maîtres. Leur rôle de perturbateur
dans les rencontres, les assemblées, lors des cercles d'enseignements (ta'lim).
etc. Leurs provocations et le manque de savoir vivre. Leur incapacité totale
de comprendre le rationnel. Leur manque de maîtrise totale de la langue arabe,
de sa grammaire, du Coran, son explication, les principes de la loi... Ex.:
Mohammad fils d'Abdel Wahhab. Interrogé sur tout ce qui touche la loi, la
langue arabe, etc.. par Cheikh Mohammad d'Aberrahman 'Afâliq, notamment sur
le chapitre 100 du Coran, il ne sut répondre !!!...
[15] Selon
une étude, il aura été contacté par le service anglais lors de son séjour
à Bagdad. Lequel lui aurait demandé entre autre : de détruire les Ecoles Monothéistes
et les Ecoles juridiques. De même : Les Confréries (soit tout ce qui se rattache
au soufisme ou mysticisme de l'Islam traditionnel), etc.
Plus tard, l'agent secret anglais Philby (ayant participé
directement avec un autre agent secret anglais, Lawrence, à la chute de l'empire
ottoman) optera pour le triomphe du wahhabisme,
en terre d'Arabie, sur l'Islam traditionnel. Lawrence, lui, pour la famille
royale de Jordanie... A chacun ses goûts, dirons certains...
Ainsi, aux services secrets du monde biblique d'Angleterre,
nous devons : le Qadianisme ou l'Admadisme aux Indes, le Bahaïsme, en Iran,
le Wahhabisme, en terre d'Arabie !? On a dit que Mohammad fils d'Abdel Wahhab
prétendra à la prophétie à la fin de sa vie, sans toutefois réussir à l'annoncer
publiquement. Le Wahhabisme se répandra surtout auprès des Bédouins d'Arabie,
ignorants de leur Culte. Il répandra une haine farouche et une inimitié farouche
contre le monde turcophone (les ottomans). Accusés d'être les responsables
de tous les maux des Arabes de l'époque. Farouche adversaire du (tawwasoul).
du fait des ottomans (sounnites et hanafites), reconnu, comme nous l'avons
vu, unanimement par l'ensemble des Savants du monde soumis.
[16] Témoignage
: Ibn Saud a l'appui d'une secte arabe puritaine appelée les « Frères
» et, quelques fois, les Wahabites, du nom du fondateur de leur ordre. Wahab
ibn Saud fait régner la plus grande observance de la religion dans ses Etats
: fumer une cigarette y constitue un grand péché ! Son influence s'est étendue
jusqu'à Jauf, d'où il a chassé les Ruwalla — le vieil Emir Nori est mort —
et dans le Sirhan.
Les Wahabites sont d'un fanatisme religieux qui les pousse
à la plus atroce férocité, contre les hommes de leur race même. En 1922. un
millier de ces illuminés se dirigèrent sur Amman en partant des Oasis centrales
(1287 kilomètres). Ils surprirent un petit village près de Amman et en massacrèrent
toute la population. Ils furent attaqués le lendemain par les Faiz Béni Sakhr
et presque tous exterminés... (Robert Graves. Lawrence et les Arabes. Edit.
Voyageurs Payot.).
[17]
soit par l'épée, la force des armes.
[18] Selon
eux, tout ceci venant notamment des ottomans. Et par extension, des Turcophones.
Tout selon eux, on ne doit parler de cette période qu'en terme de colonisation
ottomane (VIIe/XIIIe siècle -1342/1924) ! Au même titre que les autres colonisations
qui suivirent : anglaise, française, italienne. Le sultanat ottoman fut aboli
en 1922 lors de la proclamation de la république turque, et le califat supprimé
en 1342/1924.
A cette époque, alors que le monde arabe était en fête les autres
peuples de la terre, dit-on, étaient en larmes et voyaient en cette tragédie,
un signe de la colère divine.
On a dit à ce sujet : Puis, il (Lawrence)
eut l'agréable mission de parcourir les rues de la cité dans sa Rolls-Royce,
avec Shukri. Toute la ville (Damas) était en liesse ; des fleurs, des tentures,
des tapis étaient jetés devant la voiture. Des derviches hurlaient et se lacéraient
frénétiquement. Quatre noms, prononcés sans répit : Fayçal, Nasir, Shukri,
Aurans, couraient de bouche en bouche. On eût dit une psalmodie. (Op.
cit.). Relisez l'Histoire !
[19] Ancien
Moufti général du royaume d'Arabie Saoudite et ancien Président de l'assemblée
des grands savants et de la direction des recherches scientifiques et de l'Ifta.
Aujourd'hui décédé.
[20] Prendre
partie pour l'un ou l'autre camp. surtout lorsqu'on est pas Homme de science,
ne risque-t-il pas de faire monter les enchères ? Les querelles qui n'en finissent
pas ? Et surtout d'oublier l'essentiel : sortir
!
[21] du caractère
des gens, leurs actions, sans aucun espionnage. Autre sens : le superflu de
ce qui reste de ... ; ou : fais
grâce !
[22]
c'est-à-dire tout de ce que reconnaît la Loi. Selon 'Ata. soit : Point de
dieu excepté Allah !
Tabligh bida? la suite 3/4
En réponse à une question posée, il fut répondu : Sortir dans le sentier
d'Allah c'est la Sortie pour la conquête, quant à ce qu 'ils nomment Khourouj[1]
et bien ceci est une innovation, qui n 'a pas d'origine chez les Salafs[2].
Concernant l'innovation (bid'ah),
Abou Mohammad Abdoul Aziz fils de Abdes Salam (qu'Allah lui fasse miséricorde
!) a dit à la fin de son livre Al-Qawa'id : « L'innovation est divisé en :
obligatoire, illicite,
recommandée, déconseillée et permise. Il a dit : le
moyen pour cela est de soumettre l'innovation aux règles de la Loi de l'Islam,
si elle entre dans le cadre du devoir, elle est alors un devoir, ou dans le
cadre de l'interdiction, elle est alors illicite, ou dans le cadre de la recommandation,
elle est alors recommandée, ou dans le cadre du déconseillé, elle est alors
déconseillée, ou dans le cadre de la permission, elle est alors permise »[3].
Al-Bayhaqiyy par sa chaîne de transmission dans
Manaqibou Chafi'iyy
a rapporté que Chafi'iyy (qu'Allah l'agrée !) a dit : ce qui signifie : «
Les nouveautés parmi les choses sont de deux sortes : l'une, c'est ce qui
est innové et qui contredit le Livre, la Tradition (sounnah), les textes des
prédécesseurs parmi les compagnons ou l'Unanimité (consensus). Celle-là est
l'innovation d'égarement. La deuxième, c'est ce qui est innové et qui fait
partie des bonnes choses, qui ne comporte pas de contradiction avec aucun
de ceux-là et cette nouveauté-ci n'est pas blâmable ».
En quoi la "sortie"[4]
(ou ('"Invitation") contredirait-elle ce que dit ici l'Imam Chafi'iyy
(qu'Allah l'agrée !) ? Serait-elle blâmable ? Ou au contraire une innovation
louable ? C'est une chose en réalité qui peut seulement se comprendre qu'après
l'avoir goûtée ! Dans le cas contraire, cela paraît bien difficile.
Quant à la parole : Sortir dans le sentier d'Allah c'est
la Sortie pour la conquête[5],
ceci est du ressort des autorités en place. Et suite à une fatwa. L'une et
l'autre non aucun rapport avec notre sujet. Secundo : tout ceci n'aurait aucun
rapport avec les Anciens. Ce qui est faux. Nos Anciens allaient au-devant
des gens et n'attendaient nullement que les gens viennent à eux. Ils faisaient
du porte à porte. Allaient sur les lieux de travail, dans les marchés, etc.
Rester assis et attendre qu'on vienne à eux, n'était pas leur devise. Il préférait
le contact direct plutôt que d'écrire seulement des livres sur ce sujet. Ou
se contenter de beaux discours dans les réunions, en assemblées, à la Mosquée.
De plus, le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !) a réuni avec lui
toutes les sortes d'invitations : 1°) Celle s'adressant à sa famille et ses
proches. 2°) Celle a son peuple, 3°) Celle enfin s'adressant aux étrangers.
Soit en dehors du territoire arabe, à l'étranger[6].
Le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !) a souffert pour
que la bonne parole arrive juqu'à nous. De même les Anciens et les Nouveaux[7].
Pourquoi ne ferions pas pareils ? Pourquoi ne pas les imiter ? Pourquoi ne
pas dépenser une partie de son temps, son propre argent, soi-même comme eux
?
Autre question : Les Anciens avaient-ils un Madh-hab (une Ecole)[8] ? Et peut-on concevoir une seule Ecole pour la Communauté, comme semble le préconiser et le vouloir certains unitariens[9].
On ne saurait proclamer, comme d'aucuns le voudraient aujourd'hui la "mort des écoles" et leur unification sous la houlette d'un madhab unitaire qui n'a jamais existé que dans l'imagination de ses partisans. L'unité n'est pas l'uniformité et ce n'est certes pas en mettant tout le monde au pas d'un "nouvel ordre" islamique que l'on obtiendra l'unisson. Des divergences ont été légitimées du vivant même de l'Envoyé d'Allah ; à fortiori se justifient-elles après la disparition de celui qui fut et demeure, dans l'esprit des soumis[10] la seule référence incontestable. Car, ainsi l'affirmait l'imam Malik devant la tombe du Prophète : Le seul a ne s'être jamais trompé repose désonnais dans ce maqâm[11]."
Autre question : Ce que vous enseignez n'a aucune source : ni coranique ni traditionnelle.
Si telle était la vérité, ô ignorant, jamais un tel mouvement aurait pris un tel essor une telle ampleur. Le Seigneur des mondes guiderait-Il des gens qui appellent à la turpitude et au blâmable, à l'égarement, à la tromperie au mal et à la perversité ? Les accusations de ce genre sont gratuites et dénuées de tout fondement[12].
Autre question : Les gens du Rappel (ou du zikr). Qui sont-ils ?
Nous savons tous que pour apprendre, il nous
faut nécessairement un maître. Et cela est le rôle des Savants. De même. pour
faire le rappel, il nous faut des maîtres. Lesquels sont les saints et leurs
successeurs. Certains ont admis cela, d'autres le réfutent violemment. Prétextant
qu'il n'y a derrière cela qu'innovations, égarement, sectarisme, etc. Et à
ces opposants de nous montrer et de mettre l'accent sans cesse sur les défauts
de ces gens, leurs écarts et prétendues erreurs de langage...
Ainsi, on a dit des gens qui sortent : « ...ils
suivent les sectes soufies[13]
comme al Qadiriya[14]
et d'autres... Ils sont en effet... Soufis dans leurs actes
d'adoration et leur comportement[15],
ils prêtent serment[16]
d'allégeance[17]
selon quatre voies Soufies[18]
noyées dans l'égarement[19],
car ces voies[20]
ont pour principe de base, la Panthéisme
(houloul), l'unité existentielle (wahdatal woujoud), l'adoration des tombeaux[21],
et bien d'autres formes d'égarements.
» Et quant à une question posée sur la prière effectuée dans une mosquée comprenant
un tombeau, il fut répondu : « Quant aux
prières effectuées dans les mosquées[22]
renfermant des tombeaux, elles ne sont pas correctes et il incombe de refaire
les prières effectuées dans celles-ci...[23]
»
La règle : Le but du rappel (zikr)
est simple : comment obtenir en nous la grandeur d'Allah.
Quant au débat concernant les saints (aouliya, waly)
et leurs représentants. De même tout ce qui touche aux tombeaux des saints,
et autres pratiques diverses... Tous ces débats, et fatwas[24]
concernant telle ou telle pratique louable ou blâmable de la Communauté, concernent
uniquement les Responsables religieux : Savants, Mouftis. etc. Nullement l'homme
du commun, le simple sortant. (à suivre)
[1]
mot arabe : sortie.
[2]
Selon Al-Fawzan. 'Abdour-Razzaq 'Afifi va lui beaucoup plus loin. Il définit
tous ceux qui sortent ainsi : La réalité
est qui sont innovateurs, ils altèrent [la vérité], et toujours
selon le même refrain : et suivent les
sectes Soufies comme al Qadiriya et d'autres.
Accuser les gens de ce qu'ils ne sont pas, est très
grave. Dire qu'ils altèrent la vérité, revient à les assimiler aux gens
de la Bible ! Qu'Allah nous préserve de telles calomnies et mensonges !
Aux yeux de ces gens, le monde de la Transmission serait
trop soufi ou trop imprégné
de sa doctrine. Pour d'autres, le monde du Soufisme, par exemple, les gens
de la Transmission serait, au contraire, trop wahhahite
! Pour Albany cette Jama 'a se rapproche
étroitement de la Jama 'a des frères musulmans (Ikhwane al Mouslimine).
Or, il est bien évident que la Transmission est au-dessus de tout cela !
[3]
cité par An-Nawawiyy (ou Nawowi).
[4]
3 jours. 40 jours, 4 mois. etc.
[5] ghazwa.
Ou envoi de troupes en expédition, non en conquête. La plupart des sorties
des troupes sont pour des guerres préventives et non offensives. En plus.
n'est-ce pas donner l'image à nos adversaires que notre religion est une
religion dominatrice, impérialiste ? qui cherche la conquête de territoires
? de biens matériels ?
[6] Albany
serait, lui, partisan que les gens restent dans leurs pays : quand
à ceux qui sortent avec eux il leur incombe rester dans leur pays... Donc
le Talib al 'ilm [étudiant en science] doit
appeler ces gens dans leur pays à apprendre le Coran et la Sounnah et à
y appeler les gens. (Cf. « Al Fatawa al Imaratiya. » p. 73 ,
p. 38).
[7]
Soit salaf et khalaf.
[8] « …Remarquez
: Lorsque la divergence est propre au dogme ('Aquida) il faut alors corriger
ceci, et ce contredit le Madh-hab des Salafs, il faut absolument le réprimander
et mettre en garde contre celui qui suit un Madh-hab autre que celui des
Salafs quant à cette question (le dogme)...»
Et en note : Cf. Les Fatawa de ibn 'Outhaymine Vol.
2 p. 939-944. conformément aux feuilles distribuées actuellement par la
Jama'a des Tablighs.
II ne peut s'agir là que d'une action individuelle non
d'une action au nom de la Jama a ou d une directive dans ce sens. Et Cheikh
Rabi' ibn Hadi al Madkhali d'ajouter : Et
il ne fait aucun doute que la divergence entre les Salafis, Ahl as-Sounnah
wat-Tawhid, et entre la Jama'a des Tablighs est une divergence poignante
et profonde tant dans le dogme que dans le Minhaj. [fin de citation].
Cette remarque est for intéressante, car malgré
toutes les démarches en vue d'aligner les gens de la Transmission (tabligh)
sur les positions de gens se déclarant et aimant se déclarer, à qui veut
bien les entendre. "Salafs
ou Ahl as-Sounnah wat-Tawhid"
; cette démarche, dirons-nous, a lamentablement échouée.
Ce même narrateur devrait expliquer également que le
monde salafite de nos jours
est loin d'être un monde modèle et uni. Selon une étude, on ne parle plus
d'une seule voix. Une multitude de cheikhs indépendants et d'Ecoles se serait
fait jour. D'ailleurs,
poser une question précise à dix des leurs, c est avoir 10 réponses différentes
sur le même sujet !
De même et selon certaines informations, au sein même
de ce mouvement des divergences notoires seraient apparues notamment lors
et après la guerre du Golfe.
L'immense armada de gens armés
venus du monde biblique sur la terre d'Arabie et près des Lieux saints,
auraient fait naître de profondes divergences sur ce sujet. Ceux qui n'auraient
pas voulu prêter allégeance, et selon certaines sources, auraient été traites
de vulgaires sortants (khawaridj)...
[9] Mouwahhidin.
Nom que les Wahhabites préfèrent pour se désigner, de même les Druzes du
Liban, Syrie et Palestine. C'est avant tout le nom arabe du mouvement almohade
(524/667 - 1130-1269).
[10]
francisé : musulmans.
[11]
Lieu, endroit.
[12] A une
question posée : Par leur intermédiaire
beaucoup de gens sont revenus à Allah et même certains se sont convertis,
cela ne suffit-il pas à accréditer le fait de sortir et de prêcher avec
eux ? La réponse : Ces paroles-là nous les connaissons, et les entendons souvent, nous les
connaissons des Soufis, à titre d'exempte un cheikh peut avoir une 'Aquida
corrompue, ne rien comprendre de la Sounnah, manger à tort l'argent des
gens et paradoxalement être la cause pour beaucoup de pervers, de revenir
à Allah !!...
Effectivement
toute Jama'a qui appelle vers un bien a forcément des partisans, mais nous,
nous regardons de manière générale à quoi ils appellent ?!...
Appellent-ils
à suivre le Livre d'Allah, les Hadiths de Son Messager et la 'Aquida des
Salafs Salihs, et à ne pas suivre les Madh-hab aveuglément ?
Appellent-ils à suivre la Sounnah où qu'elle puisse se
trouver et de quiconque elle puisse provenir...?!...
Par conséquent, la Jama'a des Tablighs n'a pas un Minhaj
basé sur la science, mais leur Minhaj dépend du lieu où ils se trouvent,
ils prennent une couleur différente. » (Albany). [Voir al-baida.com,
rubrique fatawa]
A priori, l'auteur de ces propos prend les gens de la Transmission
comme une sorte de caméléon ?! Secundo : Sa prétention est de nous faire
croire, dans ces propos belliqueux, que c'est la créature qui guide la créature,
non leur Créateur ? Troisièmement : A l'entendre, la Tradition (sounnah)
est sa propriété privée et personne est à même de la comprendre et de l'interpréter,
à par lui ?! D'où son insistance repétée dans ses propos. Même chose pour
le Coran et les paroles prophétiques... Quatrièmement : En tant qu'idéologue,
il pense qu'une personne perverse peu guider son semblable ! Le mal appelle
au mal et non l'inverse. Rare sont ceux qui donnent, dans ces cas là, de
bons conseils. Et rare sont ceux ensuite qui les suivent. Seuls ceux à qui
leur Seigneur a fait miséricorde ! Exemple : Qu'on voit ce qui se passe
actuellement dans les cités d'aujourd'hui et le problème du quotidien. Cinquièmement
: On sent à travers ses propos la haine profonde que cet homme cherche à
véhiculer contre les saints et leurs représentants. Il prend un malin plaisir
à parler toujours de leurs défauts. Et pourquoi citer qu'eux dans ses exemples
? Pourquoi s'acharner sur eux ? Veulent-ils donc que les sortants deviennent
comme lui ? Nullement.
[13] Les
opposants et ennemis héréditaires au Soufisme (ou Mysticisme de l'Islam
traditionnel) n'essayent-ils pas de faire passer, dans ce domaine, le même
message que les gens de la Bible ? A savoir, ce sont des sectes, des gens
sectaires. Qu'on étudie les paroles des gens de la Bible dans ce domaine.
Qu'il existe une certaine dérive chez certaines gens de ces
milieux, nulle personne ne peut le nier. Quant à généraliser, il y a là
un pas qu'on se garderait bien de franchir ! Car en critiquant sans cesse
ces personnes que veut-on ? N'est-ce pas, à travers eux, assassiner la mémoire
de ces saints ? Empêcher coûte que coûte que les gens les rejoignent, les
écoutent et suivent leurs enseignements et leurs traces ?
[14] Célèbre
ordre soufi fondé à Bagdad par 'Abd al-Qâdir al-Djilâni
(m. 561/1166) (Qu'Allah lui fasse miséricorde !). Homme
d'une très grande valeur et très respecté au sein de l'Islam traditionnel.
Durant sa vie. Il n'a jamais ordonné qu'on adore sa tombe ou on fasse des
tours autour d'elle (des tawâf).
Selon une étude, le fils de Taymiya (grand adversaire des saints de l'Islam),
lui-même en était affilié. On remarquera, à ce sujet, qu'il passera la plupart
de son temps à critiquer tous les saints de l'Islam, excepté son ancien
maître, le grand saint 'Abd al-Qâdir al-Djilâni (qu'Allah lui fasse miséricorde
!). Pourquoi ? Sans doute craignait-il les foudres du ciel ! La Qâdiriyyah
est répandue aux Indes, en Asie centrale, au Châm (Syrie. Liban. Palestine)
et au Maroc...
[15] La plupart
des gens qui sortent ignorent tout du Soufisme. Nouveaux, ils découvrent.
On voit mal comment ces derniers pourraient les imiter et se réclamer d'eux
! ? Là encore, ce sont les gens des Indes qui sont visés à travers ces propos
belliqueux et sans fondement...
[16] Après
étude, for est de constater que l'arabe de notre temps est très réticent
à ce genre de chose. Il veut être lié à personne. Il veut être indépendant.
Il n'a rien de comparable aux Anciens, les Compagnons (qu'Allah les agrées
!). Et dans leur façon de voir les choses, certains aimeraient bien. par
contre, qu'on les suive et qu'on pense comme eux ! Mais tel n'est pas le
cas, notamment d'une grande partie du monde étranger (non arabe).
[17] le serment
d'allégeance fut prêté au Prophète (sur lui Prière et Paix !). Selon certaines
sources, il est pratiqué dans de nombreux partis ou organisations politiques
: Frères Musulmans, etc.
Qu'on étudie à ce sujet les Anciens ! Qu'on étudie l'Histoire
! Ce qui exaspèrent les opposants à ces serments,
c'est surtout de voir le respect et l'obéissance des adeptes envers leurs
Maîtres et successeurs des saints (qu'Allah leur fasse miséricorde !). Une
telle discipline, un tel comportement n'existant nullement chez eux. Au
contraire, il semble qu'ils soient de nature indisciplinée et rebelle. Selon
une parole connue : Toute personne qui n'a pas un maître (spirituel)
son maître, c'est le Démon !
[18]
Nullement. Chaque personne qui sort n'est nullement contrainte à une telle
obligation.
[19] Si ces
personnes mentionnées sont soi-disant « noyées » dans l'égarement, leurs
opposants et ennemis de toujours ne sont-ils pas « noyés », eux, dans une
myopie aiguë ? Souhaiteraient-ils voir ces gens au Paradis ou dans le Feu
infernal ? A les entendre, à eux le Paradis, à leurs adversaires, à ces
égarés de toujours l'Enfer ?
[20] Aucun
homme saint n'a enseigné à ses suivants le Panthéisme, l'adoration des tombeaux,
etc. Diffuser de tels propos entre les croyants soumis, n'est-ce pas insulter
leur mémoire ? Les banaliser ? Les vouer à la damnation ? Inciter à la haine
?
Encore une fois, faisons la différence entre cas isolé, groupe
isolé, et le reste. La négligence, l'insouciance, le laxisme n'existent
pas uniquement que dans la voie de ceux qui fréquentent les saints et leurs
représentants.
Cela existe bien aussi dans d'autres disciplines.
Et de nombreux Savants ont dénoncé tout cela, et ont écrit de nombreux ouvrages
à cet effet. Qu'on s'y réfère.
[21] Selon
une étude : Quand le Wahhabisme s'installa en Arabie, après la chute et
le démantèlement de l'empire ottoman, les cimetières dont les tombes et
les tombeaux étaient jugés non conforme à ce qu'ils devraient être, ils
furent détruits et supprimés et réduits à l'état de terrains vagues. On
alla jusqu'à estimer que la tombe du Prophète (sur lui Prière et Paix !)
était hors norme ! Il aura fallu les protestations du monde soumis de l'époque
pour le sauvegarder tel qu'il est encore de nos jours ! A notre époque,
des voix ne se sont-elles pas élevées contre la présence de son tombeau
au sein même de la Mosquée de Médine ? Pour interdire toute prière dans
cette Mosquée ? Pour demander que son corps et celui de ses compagnons soient
transférés dans le cimetière communal de la ville sainte ? Selon une information,
des étudiants de l'Université théologique de Médine refusent mêmes d'y prier.
Prétextant toujours que la présence de la tombe du Prophète et de ses compagnons
à l'intérieur même de cette enceinte religieuse, leur interdisait formellement
d'y prier !
[22] Toute
personne se réclamant du monde salafite
refusera donc de prier dans une Mosquée où se trouve ou se trouvera une
tombe. Aussi, on notera que pour la plupart des arabes de l'Arabie (Pays
arabes riches du Golfe), refusent absolument de prier dans la grande Mosquée
des Ommeyades à Damas (Syrie). Prétexte invoqué ici : la tombe du prophète
Yahya (Jean) (sur lui la Paix !) ! Quant aux gens de Châm (Liban. Palestine,
Jordanie et Syrie), leurs Savants religieux, ils sont la bête noire du monde
salafite. Même chose pour
de nombreux Savants d'autres pays.
A une époque, des mauvaises langues n'ont-elles propagé
également, dans la Communauté, que les gens partaient en Inde pour y adorer
les maîtres de cette Transmission, et tourner autour de leurs tombes ? Une
enquête minutieuse menée par un groupe de Savants d'Arabie a permis d'arrêter
ce genre de ragots et d'y mettre fin !
Quant au lieu de Nizamouddin, il doit son nom à un grand
saint. Après sa mort, nombreux sont ceux qui viendront sur sa tombe. De
nombreux affamés et gens pauvres de l'Inde. Naguère. Nizamouddin était aussi
un grand cimetière et un lieu boisé.
La tombe de ce saint se trouvant pas très loin du lieu
où sont enterrés les maîtres de la Transmission, certaines mauvaises langues
ont donc voulu entretenir la confusion et la médisance. Et les simples d'esprit
sont accourus pour confirmer.
Par ce (ou à cause de ce) travail, les gens de la Transmission
n'ont pas changé le Lieu de direction pour leur Prière, ni même le lieu
du Pèlerinage. Affirmer le contraire, n'est-ce pas les faire mentir ?
[23] Et de
citer à l'appui certaines paroles prophétiques. Ce qu'on oublie de signifier
ici, c'est : 1°) le pourquoi de cette tombe ou de ces tombes à l'intérieur
de certaines mosquées dans le monde ; 2°) est-ce vrai que dans toutes ces
mosquées de par le monde, les gens en viennent à vouer un culte permanent
à leurs morts ? A adorer les créatures au lieu du Créateur ? Est-ce un problème
limité ou généralisé ou qui tente à se généraliser comme aime le dire et
le diffuser en permanence certaines personnes de notre communauté ?
Apparemment, les personnes qui disent avoir 'accompagnés
' (car elles ne peuvent prétendre en aucun cas qu'elles mêmes sortaient)
ceux qui sortaient dans des pays comme l'Inde, et qui rapportent ces propos
; à elles donc d'employer la majeure partie de leur temps, lors de leur
voyage ; à regarder les défauts ou les carences des peuples visités. Et
non à regarder la piété du peuple visité ! Quel gâchis !
[24] Selon
Albany : « De plus... ces correspondances
prouvent qu'ils (les Tahlighs) revendiquent le Tawassoul, le fait de demander
secours, et d'autres choses du même genre...».
Le Tawassoul est le cheval de bataille par excellence du Wahhabisme,
du Salafisme en général. Et à eux de nous répéter sans cesse, en guise d'arguments
et de polémiques, l'état des Arabes de l'Arabie au temps de l'empire ottoman
! Et ils profitent de l'Ignorance souvent des gens dans ce domaine, pour
les influencer ou jeter le doute dans leur coeur, leur foi. Leur discours
est for simple au départ. Sous prétexte qu'ils vous veulent que du bien
pour votre et foi et votre religion, ils vous mettent en garde contre un
ennemi virtuel : ces macheikhs (ces Savants religieux) qui égarent les gens
plus que les guider et ne connaissent rien de leur Religion ! ? Très vite,
on comprend en fait qu'ils veulent vous appeler à leurs croyances, lesquelles
consistent à nier le Tawassoul et à jeter la malédiction sur tous ceux et
toutes celles qui y croient fermement !
Quel est celui, parmi nous, qui n'a pas été victime
de leur agression répétée ?. A la maison, à la Mosquée, dans la rue, lors
de conférences, réunions, etc. Y croyez-vous, alors toute suite votre interlocuteur
votre traite de tous les noms : kafir
(mécréant), bid'ati (innovateur)
et surtout de mouchrik (associateur)...
En clair, en quelques minutes, vous êtes passé de l'état de croyant que
vous étiez à l'état de l'arabe (associateur) avant
l'Islam ! Pour d'autres, au contraire, vous êtes plutôt comme les gens de
la Bible, avec leur culte rendu à leurs saints ! Ce qui est faux dans un
cas comme dans l'autre.
Le consensus des Savants pour le Tawassoul est unanime.
Le problème ici porte plus sur la dérive de gens simples. Leur tenue devant
un tombeau. Leur façon de sacrifier leurs animaux. Leur façon de se tenir
devant le tombeau du Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !), etc.
Mais comment jeter l'anathème sur des gens qui ignorent tout parfois sur
leur Religion ?
N'oubliez jamais, l'interlocuteur malicieux vous entraînera
dans ce débat à l'aspect croustillant, dans un but simple en fait : comme
moi appelle à l'anathème des Savants religieux, des Saints et de leurs suivants...
Or. celui qui s'exerce toujours de parler en mal des
Savants religieux, des Saints, de leurs défauts ou égards de langage, etc..
ne gagnera jamais ni dans ce monde ni dans l'autre ! Relisez l'Histoire
! Relisez les Anciens !
Enfin, comme les gens de la Transmission sont
au-dessus de tout cela ! Dire le contraire, c'est mal les connaître. Car
les gens de la Transmission n'ont pas, dans leur habitude, d'aborder des
problèmes qui fâchent !
Tabligh bida? la suite 2/4
Question : Qui doit sortir ? [Suite de la page 1]
Selon l'avis de certaines personnes[1] : uniquement l'étudiant en science religieuse et le savant[2]. Soit, on étudie d'abord puis on sort !
La science appelle vers ce qui est
haut, ce qui est élevé. Elle peut embellir l'homme et lui être utile dans
ce monde et dans l'autre, ou l'enorgueillir et le perdre dans ce monde comme
dans l'autre. Le fait d inviter au sentier d'Allah (exalté soit-Il !) les
gens n'a jamais été limité aux élèves ou gens de la Science religieuse[3]
Qu'on étudie et relise bien les paroles des Anciens !
Elle incombe, au contraire, à chaque individu de la Communauté : hommes et
femmes, jeunes, adultes, personnes âgées. Enseigner le contraire, n'est-ce
pas en fait refuser de faire revivre l'effort du Prophète Mohammad (sur lui
Prière et Paix !) ? N'est-ce pas refuser au désobéissant de revenir à l'obéissance
divine ? N'est-ce pas refuser au pécheur, à l'égarer de revenir vers Allah
(exalté soit-Il !) ? N'est-ce pas les empêcher de demander le pardon de leurs
fautes à leur Seigneur ? N'est-ce pas parler enfin dans le vide ? N'est-ce
pas ravir nos adversaires ?
Secundo : La sortie par elle-même pour bien fonctionner a besoin
de règles et de principes. Elle doit tendre vers un but bien précis. Certains
opposants ne cachent pas leur hostilité franche à ce système. Allant jusqu'à
discréditer par écrit ou publiquement le revivificateur de ce travail prophétique
et des Anciens[4].
Selon leurs prétentions et accusations gratuites, les
gens de la Transmission (tabligh)
"n'appellent ni au Coran et à la Tradition[5]
(sounnah) mais ils appellent à Ilyas. leur
cheikh au Bangladesh[6].
De plus les sorties qu'ils effectuent ne
sont pas dans le sentier d'Allah, mais plutôt dans le sentier d'Ilyas[7].
Et ce sont eux les innovateurs où qu 'ils
soient... et tous sont accrochés à leur cheich Ilyas[8]."
Le revivificateur de ce travail prophétique n'a jamais
appelé les gens à lui. Et aucune personne qui sort appelle les gens à son
sentier. Ni à s'accrocher à lui"[9].
Accusations gratuites et mensongères.
Homme simple, pieux, connaisseur de sa religion, il n'a
jamais cherché toute sa vie que l'agrément de son Seigneur et faire revivre
l'effort du Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Qu'on étudie sa
vie et le témoignage de gens digne de foi !
Troisièmement : Quant
à la parole des détracteurs de la Transmission : « Quant
au fait de sortir dans le but de faire la Da'wa à Allah ceci revient à sortir
dans le sentier d'Allah contrairement aux sorties faites par la Jama 'a des
Tablighs. », elle n'est faite et dite que dans un but de polémiquer
sur des mots et sur leurs sens.
L'Invitation (ou da'wah) a pour but principal, rappelons-le une fois encore,
de faire revivre l'effort du Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !).
Quant à la Sortie (khouroudj)
par elle-même, son but : réformer son âme, soi-même. En dépensant pour cela
une partie de son temps, de son argent personnel, de soi-même...
Inviter est une chose permanente[10].
En groupe, et selon des règles et des principes bien définis, en est une autre.
Car cela suppose une certaine contrainte et une certaine discipline à suivre
et à se conformer. Le peut-on ? C'est dur pour toute personne concernée. Pour
toute personne qui ne sait pas forcément vivre en groupe et de caractère indiscipliné
et rebelle. C'est dur pour l'homme du commun. C'est dur pour celui qui est
habitué chaque jour à donner des ordres aux autres. Maintenant il lui faut
en recevoir. C'est dur pour celui qui à l'habitude d'enseigner, car il lui
faut maintenant entendre d'autres personnes...
(à
suivre)
[1]
d'après le pamphlet.
[2] Ou
: « Par contre s'il v a un groupe
qui prêche, autre que ces derniers, formée
de gens ayant la connaissance et la science, alors que l'individu
sorte avec eux pour la Da'wa à Allah. Ou bien si l'individu possède des
connaissances et la science, qu'il sorte avec eux pour les éclairer, les
réprimander, les exhorter vers le bien, les instruire afin qu 'ils délaissent
leur Mihaj faux et qu'ils reviennent à la voie de Ahl-Sounnah wal
Jama'a » (« La Fatwa de cheikh
'Abdoul 'Aziz ibn Baz au sujet des Tahlighs. »)
Souvent si ce genre d'individus rencontrent, pour une
raison ou pour une autre, des gens de la Transmission, c'est non pour les
exhorter, pour écouter les conseils du Cheikh, mais uniquement pour les
encourager a ne plus sortir, à abandonner définitivement ce travail ! Faisant
ainsi le jeu sordide des adversaires de 1'Islam.
Ces détracteurs, eux-mêmes issus du milieu intellectuel,
estudiantin ou affilié à des groupuscules divers, vont porter tous leurs
efforts auprès de jeunes, ignorants, et fraîchement retournés à leur religion,
voire d'adultes.
Leur but : Au nom de l'instruction, semer le doute dans
leur coeur. Puis quand celui-ci commence à germer, leur démontrer que leur
action n'est que pure folie, perte de temps et égarement ! Ils sèmeront
le doute concernant également l'Ecole à suivre, le hadice à lire. etc. Or,
celui qui vit dans le doute devient très vite, pour eux. une proie facile...
[3] Pour Al-Fawzan,
tout cela est limité. Qu'on juge : De
même, parmi les critères que le prêcheur devra remplir, il y a la science...
C'est-à-dire avec science, car le prêcheur doit connaître ce à quoi il appelle,
s'il s'agit de l'obligation, de la recommandation, de l'illicite, du détestable,
et il doit savoir ce qu'est le polithéisme (Chirk), le péché, la mécréance,
la perversité, la désobéissance, et il doit connaître les étapes de la réprobation
et de la manière de le faire.
Donc le Khourouj qui détourne de la quête de
la science est nulle car la quête de la science est une obligation et ceci
ne peut se réaliser que par l'apprentissage et non par l'illumination, ceci
étant purement superstition de la part des soufis égarés.
En effet, oeuvrer sans science est égarement,
et espérer obtenir la science sans l'apprendre est une fausse illusion.
(Extrait du livre « 3 conférences autour
de la science et de la Da'wa »). [fin de citation].
Si cet homme avait connu réellement qui sont ces gens
qui sortent, il se garderait de parler ainsi. De plus, ce genre de critères
avancé doit concerné surtout, et en premier lieu : le prêcheur pour le licite
et l'illicite. Car il a nécessairement besoin de l'ensemble de ses critères.
Mais sortir pour ces gens ne signifie nullement qu'ils se détournent ou
détournent les gens en quête de la science ! Dire le contraire, c'est chercher
la polémique.
[4] Une question
posée (voir le pamphlet) à Cheikh Salih ibn Fawzan Al-Fawzan : ...Ne
pensez-vous donc pas, cheikh, que celui qui sort dans le Sentier d'Allah
se doit d'être armé pour affronter les gens et d'autant qu'en Asie de l'Est
[soit les gens des Indes = Inde, Pakistan. Bangladesh. Afghanistan), ils
combattent le revivificateur de la Da 'wa le cheikh Mouhammad ibn
'AbdilWahhab.
Les gens de la Transmission n'ont pas l'habitude
de prendre position dans ce genre de débat. En effet, dans d'autres pays,
exemple l'Egypte, ce titre est déclamer par les suivants de Hassen al-Banna
qui s'opposait à la tendance des régimes politiques soumis à se séculariser.
Il fut assassiné en 1949. Il fondera en 1929, l'organisation politique :
les Frères musulmans. D'autres personnes peuvent revendiquer ce titre. Pourquoi
vouloir chercher coûte que coûte l'affrontement ? Encore une fois essayons
de comprendre que le Da'wa est une chose, la Politique, une autre chose.
Sinon on risque de tomber dans un problème de tendance et de politique...
[5] Il s'agit
pas d'inviter seulement les gens, au cours de débats ou de conférences (comme
c'est trop souvent le cas), à la Tradition (sounnah) ; il faut surtout la
pratiquer soi-même. Et dans ce domaine, les gens de la Transmission, à notre
époque, semble bien être les premiers, voire être des pionniers dans ce
domaine. Ce qui exaspère d'ailleurs plus d'un, notamment dans notre pays
!
Quant au but à poursuivre, il n'est pas de savoir s'il
faut ou non manger à notre époque avec une fourchette ou une cuillère comme
font les gens du monde biblique ou avec des baguettes comme font le monde
asiatique bouddhiste. Le but est de savoir comment, à travers la Tradition,
passer d'un esprit individualiste, pro-nationaliste, de clan, à un esprit
de Communauté (oummah). Seul moyen réel de nous unir entre nous (le
blanc comme l'homme de couleur, le berbère comme le français, l'africain
comme l'arabe, etc.). D'où la recherche permanente de calquer ainsi notre
vie, notre mode de vie et notre culture de tous les jours ; sur le mode
de pensée et le modèle de vie enseigné par le Sceau de la Prophétie, le
Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix!).
Or, le chemin à faire dans ce domaine est encore long.
Car il faut pour cela expliquer, dissuader, convaincre des gens souvent
fascinés par la culture et l'évolution de la mode, des moeurs de l'Europe
et du milieu dans lequel ils vivent. Du milieu souvent hostile à la Religion,
et notamment à tout ce qui s'appelle Tradition (sounnah).
[6] On peut
se demander d'où cette personne tient pareille information. Cette personne
était originaire de l'Inde non du Bangladesh. On retrouve cette anomalie
dans ce pamphlet concernant un certain Sa'd al Houçayyne, président
prétendu de la Jama 'a des Tablighs en
Inde ou au Pakistan ? Il n'y a pas, au sein de ce mouvement de
Président. Ceci est l'apanage des associations. Et, ce mouvement n'a rien
a voir avec le domaine associatif. Il est et fait partie intégrante de l'Islam
traditionnel. De même, cette sollicitation
d'aide à sa majesté le roi de la part
de gens comme Mouhammad 'AbdelHamid el Qadiri. Chah Ahmad Nourani, 'Abdous-Salam
al Qadiri et Saad Ahmed Dahlawi dans
le projet de leur association qu 'ils ont appelé « La faculté islamique
de la Da'wa et du Tabligh, et de même les trois petits livres accompagnant
leur lettre... ? (Date : 1382, soit datant de 40 ans !). Il n'est
pas dans les principes de ce travail de demander de l'argent à quiconque.
Et encore moins à de telles personnalités. De plus. ces demandeurs veulent
créer « La faculté islamique de la Da'wa et du Tahligh » ! Or. de tels organismes,
bien que portant ces noms, n'ont rien à voir de près ou de loin. avec les
gens de la Transmission. Là encore on semble leur coller une étiquette,
volontairement ou involontairement, qui n'est pas la leur ! Il est vrai
que depuis l'apparition de la Transmission (Tahligh}.
on a vu ça et là apparaître une multitude d'associations à travers le monde,
ou d'organismes, ou de "librairies, maisons d'éditions, ou de Mosquées.
d'Ecoles, etc.. porter ou revendiquer ces noms ; Da'wa. Tahligh.
etc. Certains gouvernements, ce qui est leur droit, ont même une section,
un ministère portant ces noms.
Enfin, et contrairement à d'autres organismes, regroupements,
etc., la Transmission (Tabligh) n'a pas et n'édite pas de livres sur la Transmission.
Les seuls ouvrages lus dans les cercles d'enseignement (ta'lim)
sont : La Vie des Compagnons (hayat
sahahah, de Cheikh Youssouf,
fils de Cheikh Iliyas) et Les Jardins de la Piété (riyad
salihin) de l'Imam Nowavvî.
A cela, il faut ajouter (parmi les étrangers (non-arabes)), les ouvrages
du Cheikh du Hadice. Cheikh Zakariya (qu'Allah leur fasse miséricorde !).
La vente de cassettes, d'ouvrages portant l'étiquette
gens de la Transmission ou se rattachant aux discours tenus dans telles
ou telles assemblées ou à telle occasion, tout cela se relève d'une oeuvre
individuelle de gens qui voient à travers cela, un bon moyen pour faire
prospérer leur commerce ou de voir étendre leur renommée...
Les critiques des adversaires de la Transmission ont
toujours été autour de ce sujet. Pourquoi n'éditez-vous pas des ouvrages
pour mieux faire comprendre votre travail aux gens ? La réponse : Nos Anciens
avaient le Coran et les paroles de leur maître bien aimé, le prophète Mohammad
(sur lui Prière et Paix !) dans leurs coeurs, non dans des maisons d'éditions
ou dans des cassettes, etc., comme tel est trop souvent le cas à notre époque
! C'était la leur force. Secundo : Contrairement à d'autres organismes,
les gens de la Transmission n'ont pas d'ouvrages particulier à recommander.
Le soin est laissé à chacun pour contacter les Savants de leur choix dans
ce domaine.
Nous savons tous, par contre, que certains groupements
ont une autre ligne de conduite qui recommande à leurs disciples, comme
tafsîr — ibn Kathîr —, comme cheikh, un tel et un tel, comme ouvrages à
lire, tel ou tel ouvrage écrit de la main d'un des leurs, etc. Tel
n'est pas le cas et la voie des gens de la Transmission !
[7] Voir en
langue arabe : « Fatawa wa rassa-il
», d"Adour-Razzaq 'Afifi. Vol. 1 p. 174. Homme farouchement opposé
aux gens de la Transmission (tabligh).
[8]
L'auteur de ces propos parle avec ironie. Pour lui, cet homme est leur cheikh,
et non le sien !
[9]
II les a tous appelés à s'accrocher à leur divin Créateur non à Sa créature.
[10] On a
dit : En effet, pour faire la Da 'wa à Allah, c 'est le savant qui doit sortir...
(AlBany). C'est nullement
une condition. La condition, appelons-le, est uniquement exigée pour ce
qui concerne le licite et l'illicite. Le Bien et le Mal. Car tout cela peut
toucher des questions relevant du Droit et de la Jurisprudence. Et d'ajouter
: quant à ceux qui sortent avec eux il
leur incombe de rester dans leur pays et d'apprendre la science dans leurs
mosquées jusqu'à que parmi eux se forment des savants qui prendront leur
rôle dans la Da'wa à Allah.
Cet individu semble peu connaître l'état des mosquées
à travers le monde. Si certaines possèdent ce genre de cours, pour d'autres,
il n'en est rien. Secundo : Pour former un homme de science, il faut un
minimum de 10 ans. Et après cela, nous n'avons aucune preuve formelle qu'il
mettra en pratique ce qu'il a appris. Sa situation peut faire qu'il se tourne,
pour lui, vers d'autres débouchés plus lucratifs comme : le commerce, travailler
en usine, etc. Ce genre de problème s'est plus d'une fois présenté, en cours
d'études comme en fin d'études...
Conclusion : tout cela peut rester en fait qu'un voeu
pieux. Et le résultat peu convaincant d'autant qu'actuellement les faiseurs
de leçons se refusent de sortir tant que leur minhaj
à eux ne sera pas pris en considération ?!
En quoi consiste-t-il exactement ? Vous devez affirmer clairement
que vous suivrez notre Ecole de Tawhid et notre Ecole juridique. Soit que
vous serez « ghuyr
mouqallidin ». « non-adhérents
» et que vous vous considérerez de ce fait comme non membre de quelque Ecole
que ce soit. Secundo : même chose touchant le soufisme... Enfin votre allégeance
à notre Cheikh (ou nos Cheikhs) ne doit faire aucun doute...
Ce genre d'invitation peut perdurer éternellement. Chacun
campant sur ces positions. Et en attendant, qu'elle sera l'état de la Communauté
dans le monde ? Survivra-t-elle à ce tremblement de terre ?
Et enfin : et ce, car leur
Da'wa a pour principe de tout ramasser puis d'instruire, seulement ces gens
n 'ont aucune connaissance, il s'est écoulé plus d'un demi-siècle, sans
qu 'aucun savant ne naisse en leur sein. Alors que nous, nous disons : «
Instruis, puis réunis », afin que le regroupement soit fondés sur des hases
ne comportant aucun désaccord ! [fin de citation].
Désaccord, il risque d'y en avoir. Car ces beaux parleurs
sont des théoriciens de bans d'école, nullement des hommes de terrain. D'hommes
sur le tas. Secundo : En compagnie de gens instruits, on peut apprendre.
Mais le principe de l'Invitation n'est nullement de réunir un maximum de
gens, puis d'instruire : Mais de responsabiliser les gens. Et de leur
faire comprendre que pas de succès ou de salut pour eux, dans ce monde comme
dans l'autre, excepté dans le sentier du Prophète Mohammad (sur lui Prière
et Paix !). Toute invitation est fausse, excepté celle dans son sentier.
Troisièmement : Plus d'un demi-siècle s'est passé, et le nombre des Savants
et étudiants n'a cessé d'augmenter. S'il n'a pas augmenté au sein même du
monde arabe, tel n'est pas le cas des étrangers. D'autant que le but n'est
pas de faire des « Savants » du Tabligh. mais des « Savants » tout court.
Car si tel n'est pas le cas, demain le monde de la science risque d'avoir
de sérieux problèmes. Car comment réunir un monde fait de « Savants » se
réclamant de tel groupe, d'autres, de tel groupe, etc. ? En Egypte, on est,
à notre époque, pour ce genre de chose. Un peu comme en justice, on l'on
trouve des spécialistes en droit romain, d'autres en droit civil, etc. Certains
aimeraient bien faire pareil avec les Savants religieux.
Résultat, en posant une question simple à un Savant
religieux de ce type d'enseignement, on risque de s'apercevoir très vite
de son incapacité à vous répondre ! La Science religieuse est un tout. Elle
embrasse de nombreuses disciplines. Et le rôle du Savant est d'être toujours
et en permanence au-dessus de ces querelles intestinales. Loin de la Politique
et de la compagnie des gens...
Tabligh bida? 1/4
La Controverse
Au Nom d'Allah, Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !
Louange à Allah ! C'est à Lui qu'appartient et que revient la louange !
Frère ! Tu trouveras ici les réponses à tes questions concernant un pamphlet (arabe-français) intitulé : « Les égarements des Tablighs »[1].
Aussi : De plus en plus, on note un regain, en France, et chez certaines personnes du monde estudiantin et intellectuel, pour diffuser : tracts, fatwas, cassettes-vidéo, ouvrages en tout genre, etc., contre la Transmission (ou le Tabligh)[2].
Nous savons tous que ce mouvement, né, il y a plus de 70 ans maintenant, est apparu en Inde, à Delhi[3]. D'abord local, très vite, il prendra une ampleur nationale, puis internationale.
Les dires et la lecture d'ouvrages d'adversaires et opposants à l'"Invitation" (dawah) et à la "Sortie" (khouroudj). L'impact général.
Tout cela à un rapport négatif avec la foi et avec les questions religieuses. Il représente un double risque.
a) Premier risque. L'étudiant de ces ouvrages (ou causeries en cassettes vidéo, etc.) est frappé par cette exacte, par la force convaincante de ses preuves. Il étend alors cette opinion à l'ensemble des disciplines de la Religion et généralise, à leur avantage, la clarté et la solidité des preuves avancées. Aussi, lorsqu'il entend reprocher aux adversaires des "Sorties" d'être récidivistes, négateurs, dédaigneux de la "Sortie", il rejette les vérités admises jusque-là par pur conformisme.
"Si la foi en cette sortie était vrai, se dira-t-il, comment ces gens savants opposés à toute sortie ne l'auraient pas reconnue ? Or on prétend qu'ils sont négationnistes et dédaigneux de toute Sortie. La vérité consiste donc a rejeter et à nier les croyances de ses sorties". Que de gens ont perdu la vraie foi pour ce simple raisonnement.
On leur objectera la spécialisation du technicien. Le cultivateur, le lettré n'est pas nécessairement un bon médecin, et l'ignorant en mécanique ne l'est pas forcément en grammaire. Toute technique a ses experts sans rivaux, ignorants et stupides dans d'autres domaines. Les dires des Opposants à toute sortie sont fondés sur la "prétendue preuve irréfutable" ; leur Voie (minhadj), sur la conjecture. Mais on ne peut le savoir que par l'expérience.
Malheureusement ces considérations échappent à ceux qui ne tiennent leur foi que du conformisme. Au contraire, ils persistent dans leur bonne opinion de toutes les disciplines venant des Opposants à toute sortie, poussés qu'ils sont par la passion, l'ironie négatrice et le désir déjouer aux beaux esprits.
Le risque est considérable. En conséquence, il convient de blâmer les adversaires et les personnes qui s'opposent aux "Sorties". Quoique que disent les adversaires des "Sorties" : sans rapport avec la religion, ou avec la pratique des Anciens, la "Sortie" et l'"Invitation" au divin Créateur sont : 1°) la base de la revivification de l'effort du Sceau de la Prophétie, 2°) la base de la réforme de l'âme. Celui qui passe son temps à étudier les dires et ouvrages des adversaires, risque donc la contagion de leurs prétentions, de leurs égarements et de leur faux-pas. Peu s'en occupent sans échapper au danger de perdre la foi.
b) Deuxième risque. C'est celui qui provient du Soumis ignorant. Pensant qu'il faut défendre l'Imitation au sentier du divin Créateur en rejetant toute "Sortie", il refuse toutes argumentations, allant jusqu'à nier leurs explications, qu'il prétend contraires à la Révélation, aux Anciens ! Ces propos, revenant aux oreilles d'un homme instruit par la preuve apodictique, ne le font pas douter de celle-ci, mais des bases de l'Islam, qu'il croît alors fondé sur l'ignorance et la méconnaissance des preuves apodictiques[4]. Cela ne peut que l'ancrer dans son amour pour le Négationnisme et la haine de l'Islam.
Ceux qui croient défendre leur Religion en rejetant les "Sorties", lui causent, en réalité, le plus grand tort. La Révélation est affirmative dans ce domaine, et ces "Sorties" ne s'opposent nullement à la Religion. Mieux, elles font revivre et restaurent Celle-ci dans sa totalité.
En quoi les paroles coraniques ou les paroles prophétiques ou celles des vicaires[5], et enfin le consensus (idjma') des Savants religieux entraîneraient-elles le rejet de l'"invitation", d'une part, et de la "Sortie" d'autre part ? Rien de cela qui doive être rejeté.
Reproches.
Parmi les reproches qu'on fait à ce mouvement dans ce pamphlet et en général, il y a :
La Politique. Adversaires et sympathisants reprochent l'apolitisme de ce mouvement. Motifs invoqués le plus souvent, l'indifférence totale du mouvement fasse aux crises et problèmes nationaux et mondiaux de la Communauté, etc.
La règle : refus absolu de croire qu'un changement de société passe nécessairement par la Politique[6]. Si cela était vrai, jamais Pharaon n'aurait perdu son pouvoir et son royaume... Relisez l'Histoire !
De plus, la Politique ne réunit jamais les coeurs des gens. Au contraire, elle les divise. S'abstenir absolument d'en parler en est donc la devise essentielle et un bien nécessaire pour tous !
La Science [religieuse] :
Elle comprend deux parties.
La règle : Etudier la science que nous avons tous besoin à chaque instant de notre vie ( 'ilm al-hâl).
Première partie : Certaines mauvaises langues s'emploient à faire diffuser, parmi la Communauté, le message suivant : les gens du Tabligh (de la Transmission) sont des ignorants. Ils ne connaissent rien de la science...
Cela est faux. A chaque individu qui "sort", il lui est demandé parallèlement à sa "sortie", de faire et de veiller à sa propre éducation religieuse[7]. S'il ne le fait pas, il est considéré comme seul responsable de ses actes[8] !
Maintenant si on note une carence de ce côté, cela ne peut venir : 1° Des responsables (ou gens se déclarant responsables) de ce mouvement et qui n'assument pas leurs propres responsabilités concernant les directives à prendre dans ce sens, et surtout ne participent pas, eux-mêmes, à des cours donnés par les gens de la Science religieuse (Savants, Mouftis). 2° Des sympathisants et adeptes de ce mouvement qui négligent absolument ce point important du Tabligh.
Deuxième partie : Certains critiquent tout ce qui touche une Ecole juridique, de près ou de loin.
Seconde règle : s'abstenir de critiquer ou de prendre part à tout débat concernant les Ecoles religieuses de la Communauté (mazhab ou mazha'îb). Tout débat sur ce sujet, notamment lorsqu'on ignore tout les concernant, n'est que pure perte de temps, folie, et animateur de jalousies, prétentions et rancoeurs. Donc à éviter absolument !
Maxime : II faut joindre l'utile : sortir, à l'agréable : étudier !
Remarques : Les Ecoles du Droit, de la Jurisprudence[9]. Ce qu'il faut savoir.
Elles sont au nombre de quatre : Hanafites, Malékites, Chaféites et Hanbalites. Chaque Ecole constitue un système juridique issu des fondations de la Loi sacrée (usoul al-fiqh)[10]. Les fondateurs de ces Ecoles sont : Malik fils de Anas (m 179/795) ; Aboû Hanifah (m. 150/767) ; Mohammad fils de Idrîs Chafeï (m 205/820) et Ahmad fils de Hanbal (m. 241/858). Dans l'Islam traditionnel, chaque Ecole considère les autres comme orthodoxes {sounnites), et que tout croyant soumis se doit nécessairement (wadjib d'adhérer à l'une d'elle. Le fait de mélanger des précédents et des applications entre Ecoles est inacceptable et refusé d'emblée[11].
Question : Qui doit sortir ? [Suite de la page 1]
Selon l'avis de certaines personnes[1] : uniquement l'étudiant en science religieuse et le savant[2]. Soit, on étudie d'abord puis on sort !
La science appelle vers ce qui est
haut, ce qui est élevé. Elle peut embellir l'homme et lui être utile dans
ce monde et dans l'autre, ou l'enorgueillir et le perdre dans ce monde comme
dans l'autre. Le fait d inviter au sentier d'Allah (exalté soit-Il !) les
gens n'a jamais été limité aux élèves ou gens de la Science religieuse[3]
Qu'on étudie et relise bien les paroles des Anciens !
Elle incombe, au contraire, à chaque individu de la Communauté : hommes et
femmes, jeunes, adultes, personnes âgées. Enseigner le contraire, n'est-ce
pas en fait refuser de faire revivre l'effort du Prophète Mohammad (sur lui
Prière et Paix !) ? N'est-ce pas refuser au désobéissant de revenir à l'obéissance
divine ? N'est-ce pas refuser au pécheur, à l'égarer de revenir vers Allah
(exalté soit-Il !) ? N'est-ce pas les empêcher de demander le pardon de leurs
fautes à leur Seigneur ? N'est-ce pas parler enfin dans le vide ? N'est-ce
pas ravir nos adversaires ?
Secundo : La sortie par elle-même pour bien fonctionner a besoin
de règles et de principes. Elle doit tendre vers un but bien précis. Certains
opposants ne cachent pas leur hostilité franche à ce système. Allant jusqu'à
discréditer par écrit ou publiquement le revivificateur de ce travail prophétique
et des Anciens[4].
Selon leurs prétentions et accusations gratuites, les
gens de la Transmission (tabligh)
"n'appellent ni au Coran et à la Tradition[5]
(sounnah) mais ils appellent à Ilyas. leur
cheikh au Bangladesh[6].
De plus les sorties qu'ils effectuent ne
sont pas dans le sentier d'Allah, mais plutôt dans le sentier d'Ilyas[7].
Et ce sont eux les innovateurs où qu 'ils
soient... et tous sont accrochés à leur cheich Ilyas[8]."
Le revivificateur de ce travail prophétique n'a jamais
appelé les gens à lui. Et aucune personne qui sort appelle les gens à son
sentier. Ni à s'accrocher à lui"[9].
Accusations gratuites et mensongères.
Homme simple, pieux, connaisseur de sa religion, il n'a
jamais cherché toute sa vie que l'agrément de son Seigneur et faire revivre
l'effort du Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Qu'on étudie sa
vie et le témoignage de gens digne de foi !
Troisièmement : Quant
à la parole des détracteurs de la Transmission : « Quant
au fait de sortir dans le but de faire la Da'wa à Allah ceci revient à sortir
dans le sentier d'Allah contrairement aux sorties faites par la Jama 'a des
Tablighs. », elle n'est faite et dite que dans un but de polémiquer
sur des mots et sur leurs sens.
L'Invitation (ou da'wah) a pour but principal, rappelons-le une fois encore,
de faire revivre l'effort du Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !).
Quant à la Sortie (khouroudj)
par elle-même, son but : réformer son âme, soi-même. En dépensant pour cela
une partie de son temps, de son argent personnel, de soi-même...
Inviter est une chose permanente[10].
En groupe, et selon des règles et des principes bien définis, en est une autre.
Car cela suppose une certaine contrainte et une certaine discipline à suivre
et à se conformer. Le peut-on ? C'est dur pour toute personne concernée. Pour
toute personne qui ne sait pas forcément vivre en groupe et de caractère indiscipliné
et rebelle. C'est dur pour l'homme du commun. C'est dur pour celui qui est
habitué chaque jour à donner des ordres aux autres. Maintenant il lui faut
en recevoir. C'est dur pour celui qui à l'habitude d'enseigner, car il lui
faut maintenant entendre d'autres personnes...
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[1] Compilés par cheikh Rabi' ibn al-Madkhali. Pour toute information complémentaire voir : al-baida.com : rubrique : fatawa.
[2] ce mot est équivoque. Car il pourrait être interprété comme un groupe à part de la Communauté. Alors qu'il fait partie intégrante de Celle-ci et de l'Islam traditionnel. Leurs adversaires, de tout temps, à toute époque, ont voulu coller absolument une étiquette à ces gens de la Transmission, qui n'a jamais existé en réalité que dans l'imagination de ces derniers...
[3] « Tout individu qui appelle à Allah est « Mouballigh » [transmetteur], « Transmettez de moi ne serai-ce qu'un verset» mais la Jama'a des Tabligh qui est connue, d'origine indienne est pleine de fables, d'innovations et déformes de polythéisme, alors il n 'est pas permis de sortir avec eux, sauf pour une personne qui aurait de la science et qui sortirait avec eux dans le but de les réprimander et de les instruire. Mais si l'individu sort dans l'unique but de les suivre, alors non ! Car ils regorgent de légendes et d'erreurs, et un manque de science... »
Et en note : [Tirée d'une K7 ayant pour titre : « La Fahva de cheikh -Abdoul -Aziz ihn Baz au sujet des Tablighs » et cette Fatvva fut donnée à Ta-if, deux ans environ avant la mort du cheikh. Et celle-ci rend caduque les ruses de la Jama'a des Tablighs qui utilisent des paroles anciennes du cheikh, en effet ces paroles furent prononcées avant que le cheikh ne connaisse leur vrai apparence et leur Minhaj]. [fin de citation).
On peut comprendre aussi que cette fatwa a été donnée sous la pression. Les Salafites voulant coûte que coûte que cette autorité religieuse se range absolument sur leur position. A partir de là. on peut raconter et faire dire n'importe quoi à [et sur] ce Cheikh. Quant à dire qu'il ne connaissait pas leur vrai apparence et leur Minhaj, c'est grotesque. En tant que haute personnalité religieuse du royaume, il était nécessairement au courant de tout ce qui s'y passait. Et surtout qui était au juste ces gens de l'Inde ou d'ailleurs.
Sans doute, faudrait-il mentionner au passage, les autorités du royaume, lors des événements tragiques du Haram. à la Mecque, et ayant trouvé certains sortants avec les perturbateurs ; les accuseront d'être et d'avoir été de connivence avec ces derniers, et les jetteront sans plus attendre en prison, sans aucun motif valable voire voudront condamnés certains à mort dont le frère indien, le Cheikh Saïd Khan (qu'Allah lui fasse miséricorde !), maintenant décédé.
Contrairement aux investigations de l'époque, les sortants n'avaient rien à voir avec ces événements à la Mecque, de près ou de loin. Ils furent accusés à tort. et victimes des plus odieuses calomnies, délations et médisances qui soit... On n'a cherché en fait, à travers ces frères retenus malgré eux, qu'un prétexte pour salir l'image de la Transmission (tabligh) à la Mecque comme à l'étranger. Ne fait-on pas passer comme message parmi le monde arabe que ce travail de transmission d'origine indienne est pleine de fables, d'innovations et de formes de polythéisme (chirk) ? En fait. les gens veulent éteindre de leurs bouches la lumière d'Allah, alors qu'Allah ne veut que parachever Sa lumière, quelque répulsion qu'en aient les mécréants (Coran IX 32).
Conclusion : II semble aussi que ça dérange, ça répuise bon nombre de personnes (notamment arabes) de voir que la Transmission parte de l'Inde plutôt que l'Arabie. D'où ce procès d'intention perpétuel !
[4] à l'instar de ce qui se passent, à notre époque, avec bon nombre de gens Soumis d'Afrique du Nord ou d'ailleurs venus s'installer en Europe.
[5] les 4 Califes réguliers : Abou Bakr, 'Omar, Othman et Ali (qu'Allah les agrées !).
[6] La Politique, branche de la Philosophie, à sa Demeure. Ceux qui pensent en être amoureux, ont tout loisir d'y demeurer. De même, ceux qui pensent en avoir fait leur passion, leur métier. Toutefois dans un Etat, il ne peut y avoir que des politiciens. A chacun ses goûts...
[7] Car aucun enseignement touchant les questions religieuses, du Droit, sur le Monothéisme (tohid), etc., n'est dispensé avant, pendant et après les "sorties". Ceci relève uniquement du devoir des Savants religieux. D'où le devoir de chaque sortant d'aller à leur rencontre, d'aller les voir pour apprendre et les consulter...
Maxime : La science ne peut venir à vous, c'est à vous d'aller à elle ! vers elle !
Quant à la seule science dispensée aux "sortants", c'est uniquement celle des vertus de la pratique (fada 'ïl al-'amal). Laquelle ne nécessite nullement ce que nécessite celle dispensée par les Maîtres et Savants religieux.
Quant à la personne portant un turban ('imamah) blanc (ou autre couleur) sur la tête. un habit religieux, une longue barbe (à l'image de bon nombre de sortants), cela n'indique ni ne signifie nullement pour celle-ci, qu'elle est pour autant une personne savante, un professeur en Religion ! Qu'elle a étudié elle-même sa Religion !
Quant au terme arabe « cheikh » (courant dans notre pays), celui-ci appartient exclusivement qu'au Maître ou au Professeur ou au Savant en Religion. Un sortant ou tout responsable (du choura ou autre) : ouvrier peintre, d'usine, docteur en économie ou finance, etc., ne peut prétendre et se faire appeler comme tel par les autres sortants ! Surtout si ce dernier n'a jamais étudié sérieusement auprès de Maîtres et Savants d'autorité.
Le but de l'Invitation (du dawah) n'est nullement de former des « cheikhs » en Invitation (dawah), ou des êtres aimant se faire traiter ou appeler comme tel ! Qu'on relise et étudie les Anciens !
Enfin, le centre de l'Invitation (merqez al-tabligh), où qu'il soit. ne peut en aucun cas : être ou devenir la Maison des Sentences (dar al-fatwah, al-iftah) des sortants ou toute autre personne de l'Islam !
Il est donc du ressort de tout responsable ou membre se réclamant de la Consultation [chourah) de l'Invitation {dawah) de respecter pour lui cette règle et de la faire respecter !
Une Consultation (chourah) ne peut en aucun cas trancher sur des questions relevant exclusivement du Droit (fiqh) ni se substituer aux personnes capables d'assumer cette haute responsabilité !
De nombreuses personnes ont pu faire mention, pu noter, voire s'étonner qu'il existe un dysfonctionnement dans ce domaine, dans notre pays, au Centre même de l'Invitation (dawah). et parmi ses responsables ou personnes s'en réclamant ! A eux d'être ordonné, de s'en corriger et d'y prêter la plus grande attention !
[8] Remarque : La vrai science religieuse ne peut s'apprendre : 1°) seul. 2°) à travers des ouvrages achetés en librairies. 3°) des moyens audiovisuels (cassettes vidéo, etc.). 4°) des cours par correspondance.
Selon la parole des Savants religieux, la vraie science religieuse ne s'apprend nullement à travers les livres, mais uniquement de la bouche des Savants religieux. En les fréquentant et en s'asseyant nécessairement à leurs cours. Celui qui ne respectera pas cette règle, ira droit à sa perte et s'égarera...
Le livre est un moyen, la cassette un moyen, etc., mais nullement un but en soi. Un livre ne peut s'expliquer par lui-même. Comment apprendre à lire correctement le Coran et à respecter ses règles, sinon qu'auprès d'un Maître patenté, en s'asseyant avec lui. Le Maître à l'Ecole est jugé indispensable. Comment ne le saurait-il pas pour toutes les questions et disciplines touchant la Religion ?
Etudiant de la science n'imite pas la voie de ceux qui ne savent pas et ne veulent qu'en faire à leur tête ! Qui cherchent à te perturber dans ta foi et la voie que tu as prise ! Ecoute la parole des Anciens ! Et garde-toi de ceux qui ne savent que parler en mal des Maîtres et des Savants religieux !
[9] Ou fiqh. une personne versée dans le fiqh est appelée en arabe faqih (légiste, jurisconsulte, homme ou docteur de la loi divine). Connaître quelques versets du Coran par coeur, quelques paroles prophétiques, etc., ne suffit pas pour se faire appeler ou reconnaître comme tel (faqih).
[10] Dans l'Islam traditionnel, elle comprend : Le Coran, la Tradition (la sounnah). le consensus des savants (l'idjma'). le principe d'analogie (le qiyâs). Le Wahhabisme limite le principe d'analogie a la génération du Prophète, en fait à la génération de celui-ci et à leurs successeurs immédiats (les tâbi'oûn). Il écarte également le principe de « consensus » (idjma') parmi les bases de la loi islamique.
[11] En clair, il faut s'abstenir de prendre un peu de chaque Ecole. Ou de prendre que ce qui nous plaît de chaque Ecole. Ou de fonder sa propre Ecole...
05 mai 2008
Le Tablîgh est-il une innovation (bid'a) ?
Le Tablîgh est-il une innovation (bid'a) ?
Question :
Je voudrais savoir ce que vous pensez du Tablîgh (khurûj) mis en place par Muhammad Ilyas : est-ce une innovation (bid'a) ?
Réponse :
Le
Tablîgh est un mouvement fondé par Cheikh Muhammad Ilyâs dans les
années 20 en Inde, mouvement qui constitue une sorte de medersa
ambulante (car il enseigne les règles de base de l'islam), mouvement
qui désire extraire pour quelque temps le musulman de son environnement
de tous les jours pour le faire se rendre dans des mosquées ou dans des
maisons de particuliers : là, ce musulman s'assoira en compagnie de ses
frères, tous parleront de l'Unicité de Dieu, se rappelleront qu'il ne
faut diviniser que Lui, apprendront quelques Hadîths du Prophète, se
lèveront la nuit pour prier, etc. Ces frères épargneront également
quelque peu de leur temps pour aller rendre visite à d'autres frères et
leur rappeler la réalité et le sens de la vie. Chacun de ces frères
paie lui-même ses frais.
Quel est l'objectif de ce mouvement, voici sur le sujet les propos de Cheikh Ilyâs : "Notre mouvement a pour objectif principal d'enseigner aux musulmans tout ce qui est prouvé du Prophète (sur lui la paix). Cela, c'est l'objectif principal. Quant au fait de sortir et d'aller rencontrer les frères [jawla], ce n'est que le moyen de départ devant mener à cet objectif. Et quant à l'enseignement et au rappel de la formule de foi islamique et de la prière (salât), ils représentent pour ainsi dire l'enseignement de l'alphabet par rapport à tout le cursus à apprendre..." (Malfûzât Mawlânâ Muhammad Ilyâs, – Propos de Cheikh Ilyâs, rapportés par Cheikh Manzûr an-Nu'manî, partie du propos n° 24).
Les sorties dans les mosquées ne sont donc que des modalités devant permettre de faciliter les choses. Abu-l-Hassan Alî an-Nadwî, qui a eu l'occasion de rester en la compagnie de Cheikh Ilyâs et qui a consacré un de ses ouvrages au mouvement du Tablîgh et à la vie de son fondateur, écrit : "Cheikh Ilyâs avait, par sa longue expérience, compris qu'il est difficile, en restant dans les choses de la vie de tous les jours, d'apprendre et de se réformer. Lorsque son esprit reste occupé dans les choses quotidiennes, comment faire naître un changement dans sa vie ?" (Mawlânâ Muhammad Ilyâs aûr unkî dînî da'wat, p. 93). C'est pourquoi Cheikh Ilyas pensa qu'il était bon d'amener des musulmans à se retrouver ensemble dans un autre milieu, afin qu'ils puissent se consacrer à l'objectif voulu avec sérénité avant de revenir chez eux. Cheikh Ilyâs disait : "…Le bienfait qui est attaché au [fait de sortir de chez soi] est que l'homme peut alors sortir du milieu figé de tous les jours et se rendre dans un autre milieu, où il trouve piété et mouvement, et il trouve dans cet autre milieu de quoi développer en lui les qualités du musulman…" (Malfûzât Mawlânâ Muhammad Ilyâs, partie du propos n° 92).
Quant aux durées de 40 jours, etc., elles ne sont que des durées d'organisation. A l'Université Islamique de Médine, on fait bien un nombre x d'années d'études. Pourtant, cela ne figure dans aucun Hadîth du Prophète, qui a demandé d'acquérir la connaissance sans préciser la durée ni la modalités des études ! Il est d'ailleurs à noter que certains frères ne sortent que 10 jours, d'autres 20 jours, etc.
Cheikh Ilyâs disait également que le but de ce mouvement et de ces sorties est de réveiller, chez tous ceux qui sont musulmans, l'étincelle de foi qui existe dans leur cœur. Cheikh Ilyâs voulait qu'une fois cette étincelle éveillée, ils se dirigent ensuite vers les ulémas pour apprendre les règlements de l'islam, et qu'ils vivent ces règlements avec le ihsân et la tazkiya authentiques. Cheikh Ilyâs disait ainsi : "… Il est également évident que nos groupes de sorties ne pourront pas tout faire. Ils ne pourront, par les efforts qu'ils feront en se rendant dans différents lieux, que faire naître un réveil et un mouvement. Ayant réveillé, en un lieu donné, les gens qui étaient insouciants, ils ne pourront que rétablir le lien entre ces gens et les gens se trouvant dans le même lieu et qui pratiquaient déjà l'islam. Ils ne pourront que rétablir le lien entre ce public musulman et les gens qui se trouvent en ce lieu et qui se font du souci pour le public musulman, c'est-à-dire les ulémas, les pieux…" (Malfûzât Mawlânâ Muhammad Ilyâs, partie du propos n° 24). "Dites aux ulémas que par ces sorties des groupes du Tablîgh et par leurs efforts, on ne peut que faire naître dans le public musulman la valeur et la soif des enseignements de l'islam. On ne peut que les pousser à apprendre ces enseignements. Ensuite, pour ce qui est de les leur faire apprendre (ta'lîm) et de les former (tarbiya) en conséquence, cela ne peut se faire que par la prévenance des ulémas et des pieux…" (Malfûzât Mawlânâ Muhammad Ilyâs, partie du propos n° 212).
Le Tablîgh ne vise qu'à réformer les musulmans en les rapprochant des sources authentiques du Coran et des Hadîths. C'est bien pourquoi on entend toujours les frères du Tablîgh répéter : "La réussite, dans ce monde et dans l'autre, réside uniquement dans les ordres de Dieu, vécus selon la voie du Messager de Dieu" (sur lui la paix). Pour qui prend la peine de réfléchir deux secondes, cela ne veut pas dire autre chose que suivre... le Coran et la Sunna ! D'ailleurs Cheikh Ilyâs disait : "On ne doit pas me considérer comme quelqu'un de supérieur à un simple croyant. Agir selon ce que je dis simplement parce que je le dis, c'est quelque chose qui est contraire à l'islam. Ce que je dis, mesurez-le à l'aune du Coran et de la Sunna…" (Malfûzât Mawlânâ Muhammad Ilyâs, propos n° 210). Cheikh Ilyâs avait écrit en substance dans une de ses épîtres qu'il voulait que soient développés "le fait de s'attacher au Coran et aux Hadîths ["al-i'tisâm bil-kitab was-sunna" est le mot exact qu'il a employé], la connaissance des paroles des Compagnons, et la connaissance de la langue arabe…" (Mawlânâ Muhammad Ilyâs aûr unkî dînî da'wat, p. 325). Que dire de plus ?
Le Tablîgh n'est donc pas en soi une innovation (bid'a).
Il
est vrai que certains ulémas contemporains ont émis l'avis que le
mouvement du Tablîgh était une innovation (bid'a) car ne se référant
pas à l'authenticité des sources (Coran et Hadîths) et aux dires des
pieux prédécesseurs (as-salaf as-sâlih). Mais j'estime que si ces
ulémas avaient eu accès aux dires du fondateur du mouvement (qui n'ont
pas, à ma connaissance, été traduits en arabe), ils auraient modifié
cet avis inshâ Allâh. J'estime qu'ils n'ont dû se référer qu'à ce qu'ils ont vu et entendu de certains
(j'ai bien dit "certains") frères et sœurs participant au mouvement et
qu'ils ont pensé qu'il s'agissait de ce que le mouvement lui-même
disait.
Car dans les faits, il est vrai qu'on entend parfois des
choses étranges. Mais ces choses étranges sont liées à une
compréhension partielle de certains frères et ne reflètent pas les
dires du fondateur du Tablîgh. Voyez plutôt…
A mes frères et sœurs participant au mouvement :
A mes frères et sœurs participant au mouvement, je désire très humblement rappeler ici les 4 points suivants :
1) Le Tablîgh est un mouvement, ce n'est pas tout l'islam, comme le croient certains. Cheikh Ilyâs a employé lui-même le terme "mouvement" (en langue urdu : "tahrîk") à propos de ce qu'il a mis en place (voir Malfûzât Mawlânâ Muhammad Ilyâs, propos n° 24, 163, 164, 179, etc.).
Ne confondez donc pas le cadre mis en place par Cheikh Ilyâs pour le bon fonctionnement du mouvement, et le cadre de l'islam. Certes, de nombreux principes sont ceux de l'islam (comme par exemple l'interdiction de gaspiller, etc.), mais il en est d'autres qui ont été mis en place uniquement pour le cadre du Tablîgh, et seulement pour que le mouvement arrive à faire participer des frères aux mentalités fort diverses. Ainsi en est-il du principe, souvent répété lors des sorties, qui dit qu'il ne faut pas aborder les divergences d'opinions juridiques existant entre différents savants musulmans.
Tant que vous êtes en sortie, tenez vous-en à cette règle, mise en place comme tant d'autres pour la bonne marche du groupe : cela évitera aux compagnons de sortie de se quereller (vu l'état d'ignorance dans lequel se trouvent les communautés musulmanes aujourd'hui). Mais sachez que débattre de divergences d'opinions juridiques n'est ni une interdiction ni une perte de temps en islam, bien au contraire. Alors quand vous verrez, hors du mouvement, des savants débattre d'avis juridiques arguments à l'appui, ne les critiquez pas en citant ce principe du Tablîgh.
Vous pouvez facilement, en réfléchissant quelque peu, trouver d'autres principes n'ayant été eux aussi mis en place que pour le bon fonctionnement du Tablîgh.
2) En sortant dans le mouvement, vous n'allez pas apprendre la somme de l'islam et de sa mise en pratique mais... vous allez apprendre à revivifier votre foi (yaqîn) et vous allez apprendre que "la réussite réside dans le fait d'obéir à ce que Dieu agrée en suivant la Sunna du Messager de Dieu", donc dans le fait de pratiquer le Coran et la Sunna. Mais vous n'allez pas apprendre la totalité des modalités d'application du Coran et de la Sunna. Car le mouvement ne dit rien de ces modalités, qui, elles, relèvent du droit musulman (al-fiqh). Quelles sont les dispositions du droit musulman (fiqh), les responsable du Tablîgh se contenteront de rappeler les grandes lignes. Pour ce qui est des ramifications, il vous faut, comme l'avait voulu Cheikh Ilyâs, l'apprendre auprès des ulémas et muftis de votre pays, car certaines règles peuvent changer en fonction du contexte. Il arrivera donc qu'il y ait certains points juridiques (mas'alah) où vous serez amenés à suivre des avis juridiques différents de ceux qu'ont les responsables du Tablîgh vivant en Inde ou au Pakistan (soit pour cause d'authenticité, soit pour cause de différence de contextes).
3) De même, vous allez apprendre que "la réussite réside dans le fait de pratiquer la Sunna". Sachez cependant qu'il y a, dans la Sunna, des sunna ta'abbudiyya et des sunna 'âdiyya. Ne pensez donc pas que tout ce que le Prophète a fait est du même niveau et que "soit on pratique toute la Sunna et on aime alors le Prophète, soit on mange sur une table et alors on n'aime pas le Prophète". Aucun reproche ne peut être fait à celui qui n'applique pas les sunna 'âdiyya, tout comme une récompense est promise inshâ Allâh auprès de Dieu pour celui qui pousse l'imitation du modèle du Messager de Dieu jusqu'à suivre ses sunna 'âdiyya. En fait il vous faut savoir que Cheikh Muhammad Ilyâs aimait, pour lui-même et pour ceux qui lui étaient proches, que l'on imite même les sunna 'âdiyya du Prophète. An-Nadwî raconte un épisode de sa vie : "Certains de ceux qui restaient à son service n'étaient à ce moment là pas présents. Il leur envoya, par l'intermédiaire de Hâdjî Abdur-Rahmân, ses recommandations écrites ; le point sur lequel il y insistait le plus était le fait de suivre la Sunna ; (il y disait) que les terminologies ("istilâh") et la classification ("taqsîm") établies par les juristes musulmans [à propos de l'ensemble de ce qui est rapporté que le Prophète l'a fait] étaient vraies et correctes, mais qu'il fallait, sur le plan de la pratique, nécessairement pratiquer ce qui était lié au Prophète (sur lui la paix)." An-Nadwî poursuit par cette observation : "L'amour pour le Prophète et la volonté de suivre son modèle étaient à un tel point chez lui ("ghalaba") que cela touchait non seulement les "'ibâdât" mais aussi les "'âdât" : son coeur voulait qu'il imite le Prophète (sur lui la paix) même dans les "'âdât" (Mawlânâ Muhammad Ilyâs aûr un kî dînî da'wat, Aboul-Hassan Alî an-Nadwî, pp. 242-243). Voilà qui permet de comprendre pourquoi le mouvement du Tablîgh est autant attaché aux sunna 'âdiyya. Cependant, on ne peut pas considérer ce qui n'est pas obligatoire comme si cela l'était. Lisez également mon article sur la tenue du musulman.
4) Ne dites pas des autres mouvements qui œuvrent eux aussi pour la réforme des musulmans et qui agissent dans le cadre du Coran et des Hadîths qu'ils sont "inutiles et que seul le Tablîgh fait le travail et l'effort de la religion". Ce n'est pas ce que Cheikh Ilyâs a enseigné. Je vous invite d'ailleurs à lire Pour une meilleure compréhension entre les frères et sœurs du "Tablîgh" et les frères et sœurs de la tendance "Jeunes Musulmans".
Synthèse de la réponse :
Le Tabligh n'est pas en soi une innovation religieuse (bid'a). C'est un mouvement dont l'objectif est de former les musulmans et de les amener à s'attacher au Coran et à la Sunna.
Les frères et sœurs qui participent au mouvement ont cependant une grande responsabilité dans le fait de pouvoir eux-mêmes comprendre complètement la finalité du mouvement et ensuite le faire connaître aux autres. Pour cela ils devraient revenir à l'objectif primordial du mouvement, tel que Cheikh Ilyâs l'a défini : revivifier la foi en Dieu l'Unique, et diffuser l'idée que la réussite réside dans le fait de se référer sincèrement au Coran et à la Sunna. Mais quelles sont les modalités pratiques et détaillées pour vivre le Coran et la Sunna dans un pays donné dans une circonstance donnée, les frères et sœurs participant au mouvement devraient se référer à ce sujet aux juristes musulmans de leur pays plutôt qu'aux responsables du mouvement en Inde ou au Pakistan. Quand une majorité de personnes participant au mouvement auront réalisé cela, les choses changeront avec la permission de Dieu.
Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).
Un homme a questionné le mufti
حكم العمل مع جماعة التبليغعنوان الفتوى
عبد الله الفقيه اســـــم المـفـــتــى
22817 رقــــــم الـفــتـوى
04/04/2005تاريخ الفتوى على الموقع
نص السؤال
هناك جماعة تسمى جماعة
الدعوة والتبليغ قد خرجت معه وبهذا الخروج تم تصحيح مسار حياتى من النار
إلى الجنه وبدأت أحفظ القرآن وبدأت أتعلم أمور دينى وأصلى الفجر، وبدأت مع
الله فى الدعوة وبفضل الله أصحابى بدأ كلهم يصلون وبدأ أهل القريه عندنا
يعلمون أولادهم القرآن وبدأت تنتهى الأفراح الغير إسلامية وتظهر الأفراح
الإسلاميه والنقاب ولكن بعد فترة ظهر رجل معه فتوى بأن هذة الجماعة من الـ
72 فرقه الهالكة وهى فتوى سحاب السلفيه وواضح أننا بعد القيام بمجهود كبير
فى دخول ناس كثير إلى المسجد بظهور هذة الفتوى بدأ الناس لا تخرج فى سبيل
الله وبدوا يتهاونوا فى الدين ورجعت الأمور إلى الوضع السيء، لذا أرجو
منكم توضيح هل إننى عندما أخرج قى سبيل الله أتعلم القرآن وأصلى الفجر
حاضر وأتعلم الصبر على الطاعة وتحويل العادات إلى عبادات هل هذا حرام
أرجوكم أفيدونا حتى لا تجعلوا من يفتوا بذلك يصدوا عن الدين ويقولوا إن ما
نفعله فى المسجد يهوى بنا إلى النار؟
نص الفتوى
الحمد لله والصلاة والسلام على رسول الله وعلى آله وصحبه أما بعد:
فجماعة التبليغ: جماعة دعوية لها أثرها الواضح والمشهود في مجال
الدعوة، وقد اختلفت حولها كلمة العلماء والدعاة والنقاد بين مؤيد ومعارض،
ومادح وقادح، فمنهم من ذمها وعارضها بإطلاق، ومنهم من مدحها وأيدها
بإطلاق، والمحققون من أهل العلم سلكو معها سبيل الإنصاف، فقبلوا منها ما
وافق الدليل، وردوا عليها ما لم يكن كذلك، وهذا هو الذي ينبغي فعله مع
هذه الجماعة وغيرها من الجماعات التي تعمل للإسلام. وأما بخصوص الخروج
للدعوة فهو جائز إجمالاً، لكن تحديده بأربعين يوماً، أو بثلاثة أيام… إلخ
لم يرد عليه دليل معتبر شرعاً -فيما نعلم- والله أعلم.
تكلمة:-
نقول للأخ الكريم صاحب الفتوى أمض على بركة الله ولا
تعبأ بكلام هذا الشخص ولا بفتواه هذه، ولكن عليك أن تتحرى السنة في كل
أفعالك فلا تحيد عنها وكل أمر لا تعرف فيه شيء في دينك لا مانع من أن تسأل
عنه حتى تكون على بينة من أمرك.
ونقول لهذا الشخص الصادر عن سبيل الله بفتواه أن هذه
الجماعة من ال 72 فرقة أقول له اتقي الله ولا تحكم على الناس جزافًا دون
بينة أو دليل وكفانا شقاق وكفانا تناحر ودعونا من هذه الفتاوى الهدامة،
التي ليس من ورائها فائدة إلا تقطيع أواصر المسلمين؛ وأقول له أليس الدين
كله دعوة إلى الله تعالى؛ ثم إن الدعوة إلى الله ليس لها طريقة معينة بل
كل ما يوصل الناس إلى الله يعتبر من أساليب الدعوة إلى الله تعالى.
والله يهدينا إلى الصواب
pour la traduction en gros c'est ca:
Un homme a questionné le mufty à propos de tabligh,cet homme il etait loin du chemin droit,et ils ont pu grace à Allah le faire revenir à sa raison,aprés cet homme est devenu un des membres de la jama3a
et il a influencé tout son village macha Allah,les femmes ont commencés à portés le voile et les hommes à appliquer la sunnah
il a discuté avec un "salafi" et il lui a dit que ce groupe fait parti des 72 egarés!
il a demandé aux mufti qu'est ce qu'il pense!
Le mufty a dit que c'est un groupe qui a beaucoup de qualités et quelque defauts et que tu peu continuer à travailler avec eux et faire la darwa mais tout en respecatnt la sunnah du prophéte saw!
il a dit que les voyages pour les mosquées et autorisés,mais par contre il est contre la période de 40 jours ou 3 jours ou je sais pas quoi!
aprés ce mufty s'est adressé à ce "salafi" il lui a dit ait peur d'Allah et arret de dire que un tel groupe est egaré sans avoir de preuve solide! et assez de divergence dans la oummah
Wa astaghfirullah
Que Allah me pardonne si j'ai fais une erreur de traduction
Question :
Je voudrais savoir ce que vous pensez du Tablîgh (khouroûj) mis en place par Muhammad Ilyas : est-ce une innovation (bid'a) ?
Réponse :
Le Tablîgh est un mouvement fondé par Cheikh Muhammad Ilyâs dans les années 20 en Inde, mouvement qui constitue une sorte de medersa ambulante (car il enseigne les règles de base de l'islam), mouvement qui désire extraire pour quelque temps le musulman de son environnement de tous les jours pour le faire se rendre dans des mosquées ou dans des maisons de particuliers : là, ce musulman s'assoira en compagnie de ses frères, tous parleront de l'Unicité de Dieu, se rappelleront qu'il ne faut diviniser que Lui, apprendront quelques Hadîths du Prophète, se lèveront la nuit pour prier, etc. Ces frères épargneront également quelque peu de leur temps pour aller rendre visite à d'autres frères et leur rappeler la réalité et le sens de la vie. Chacun de ces frères paie lui-même ses frais.
Quel est l'objectif de ce mouvement, voici sur le sujet les propos de Cheikh Ilyâs : "Notre
mouvement a pour objectif principal d'enseigner aux musulmans tout ce
qui est prouvé du Prophète (sur lui la paix). Cela, c'est l'objectif
principal. Quant au fait de sortir et d'aller rencontrer les frères
[jawla], ce n'est que le moyen de départ devant mener à cet objectif.
Et quant à l'enseignement et au rappel de la formule de foi islamique
et de la prière (salât), ils représentent pour ainsi dire
l'enseignement de l'alphabet par rapport à tout le cursus à
apprendre..." (Malfûzât Mawlânâ Muhammad Ilyâs, – Propos de Cheikh Ilyâs, rapportés par An-Nu'manî, partie du propos n° 24).
Les sorties dans les mosquées ne sont donc que des modalités devant permettre de faciliter les choses. Aboul-Hassan Alî An-Nadwî, qui a eu l'occasion de rester en la compagnie de Cheikh Ilyâs et qui a consacré un de ses ouvrages au mouvement du Tablîgh et à la vie de son fondateur, écrit : "Cheikh Ilyâs avait, par sa longue expérience, compris qu'il est difficile, en restant dans les choses de la vie de tous les jours, d'apprendre et de se réformer. Lorsque son esprit reste occupé dans les choses quotidiennes, comment faire naître un changement dans sa vie ?" (Mawlânâ Muhammad Ilyâs aûr unkî dînî da'wat, p. 93) C'est pourquoi Cheikh Ilyas pensa qu'il était bon d'amener des musulmans à se retrouver ensemble dans un autre milieu, afin qu'ils puissent se consacrer à l'objectif voulu avec sérénité avant de revenir chez eux. Cheikh Ilyâs disait : "…Le bienfait qui est attaché au [fait de sortir de chez soi] est que l'homme peut alors sortir du milieu figé de tous les jours et se rendre dans un autre milieu, où il trouve piété et mouvement, et il trouve dans cet autre milieu de quoi développer en lui les qualités du musulman…" (Malfûzât Mawlânâ Muhammad Ilyâs, partie du propos n° 92)
Quant aux durées de 40 jours, etc., elles ne sont que des durées d'organisation. A l'Université Islamique de Médine, on fait bien un nombre x d'années d'études. Pourtant, cela ne figure dans aucun Hadîth du Prophète, qui a demandé d'acquérir la connaissance sans préciser la durée ni la modalités des études ! Il est d'ailleurs à noter que certains frères ne sortent que 10 jours, d'autres 20 jours, etc.
Cheikh Ilyâs disait également que le but de ce mouvement et de ces sorties est de réveiller, chez tous ceux qui sont musulmans, l'étincelle de foi qui existe dans leur cœur. Cheikh Ilyâs voulait qu'une fois cette étincelle éveillée, ils se dirigent ensuite vers les ulémas pour apprendre les règlements de l'islam, et qu'ils vivent ces règlements avec le ihsân et la tazkiyah authentiques."… Il est également évident que nos groupes de sorties ne pourront pas tout faire. Ils ne pourront, par les efforts qu'ils feront en se rendant dans différents lieux, que faire naître un réveil et un mouvement. Ayant réveillé, en un lieu donné, les gens qui étaient insouciants, ils ne pourront que rétablir le lien entre ces gens et les gens se trouvant dans le même lieu et qui pratiquaient déjà l'islam. Ils ne pourront que rétablir le lien entre ce public musulman et les gens qui se trouvent en ce lieu et qui se font du souci pour le public musulman, c'est-à-dire les ulémas, les pieux…" (Malfûzât Mawlânâ Muhammad Ilyâs, partie du propos n° 24). "Dites aux ulémas que par ces sorties des groupes du Tablîgh et par leurs efforts, on ne peut que faire naître dans le public musulman la valeur et la soif des enseignements de l'islam. On ne peut que les pousser à apprendre ces enseignements. Ensuite, pour ce qui est de les leur faire apprendre (ta'lîm) et de les former (tarbiya) en conséquence, cela ne peut se faire que par la prévenance des ulémas et des pieux…" (Malfûzât Mawlânâ Muhammad Ilyâs, partie du propos n° 212). Cheikh Ilyâs disait ainsi :
Le Tablîgh ne vise qu'à réformer les musulmans en les rapprochant des sources authentiques du Coran et des Hadîths. C'est bien pourquoi on entend toujours les frères du Tablîgh répéter : "La réussite, dans ce monde et dans l'autre, réside uniquement dans les ordres de Dieu, vécus selon la voie du Messager de Dieu" (sur lui la paix). Pour qui prend la peine de réfléchir deux secondes, cela ne veut pas dire autre chose que suivre... le Coran et la Sunna ! D'ailleurs Cheikh Ilyâs disait : "On ne doit pas me considérer comme quelqu'un de supérieur à un simple croyant. Agir selon ce que je dis simplement parce que je le dis, c'est quelque chose qui est contraire à l'islam. Ce que je dis, mesurez-le à l'aune du Coran et de la Sunna…"Malfûzât Mawlânâ Muhammad Ilyâs, propos n° 210). Cheikh Ilyâs avait écrit en substance dans une de ses épîtres qu'il voulait que soient développés "le fait de s'attacher au Coran et aux Hadîths ["al-i'tisâm bil-kitab was-sunna" est le mot exact qu'il a employé], la connaissance des paroles des Compagnons, et la connaissance de la langue arabe…" (Mawlânâ Muhammad Ilyâs aûr unkî dînî da'wat, p. 325). Que dire de plus ? (
Le Tablîgh n'est donc pas en soi une innovation (bid'a).
Il est vrai que certains savants musulmans ont émis l'avis que le
mouvement du Tablîgh était une innovation (bid'a) car ne se référant
pas à l'authenticité des sources (Coran et Hadîths) et aux dires des
pieux prédécesseurs (as-salaf as-sâlih).
Mais j'estime que si ces savants avaient eu accès aux dires du
fondateur du mouvement (qui n'ont pas, à ma connaissance, été traduits
en arabe), ils auraient modifié cet avis inshâ Allâh. J'estime qu'ils n'ont dû se référer qu'à ce qu'ils ont vu et entendu de certains
(j'ai bien dit "certains") frères et sœurs participant au mouvement et
qu'ils ont pensé qu'il s'agissait de ce que le mouvement lui-même
disait.
Car dans les faits, il est vrai qu'on entend parfois des choses
étranges. Mais ces choses étranges sont liées à une compréhension
partielle de certains frères et ne reflètent pas les dires du fondateur
du Tablîgh. Voyez plutôt…
<LI>Certains frères participant au mouvement se sont mis à croire
qu'il faut à tout prix sortir ce nombre x de jours. Un jour, un frère
que je connais affirma qu'il serait prêt à remplacer ("faire le qadhâ")
des 3 jours mensuels s'il lui arrivait de les manquer pour une cause
valable. Ce fut alors un autre frère participant au mouvement qui
intervint immédiatement pour rappeler que ces durées n'étaient que des
modalités d'organisation et qu'il ne saurait être question de les
remplacer ("qadhâ"), sous peine de tomber dans quelque chose de
contraire aux principes de l'islam. D'ailleurs certains frères ne
sortent que 10 jours, d'autres 20 jours, etc.
<LI>D'autres frères veulent à tout prix trouver une référence
textuelle au fait de sortir quarante jours ou quatre mois ; ce faisant,
ils tombent dans l'exagération ; voyez plutôt : j'ai moi-même entendu
un frère dire dans un discours : "Le
fait de sortir quatre mois afin d'acquérir la foi au niveau de la
certitude (yaqîn) figure dans le Coran ; Dieu n'a-t-Il pas dit :
"Circulez sur la terre quatre mois et vous saurez que vous ne pourrez
échapper à Dieu" (Coran 9/2) ? Mes frères, voici le fondement coranique
pour sortir quatre mois, suite à quoi nous aurons la certitude sur la
puissance de Dieu" (fin de citation). Comment peut-on tenir des
propos aussi déplacés ? Ce verset concerne en réalité les polythéistes
de l'Arabie, auxquels, en l'an 9 de l'hégire, il avait été donné un
délai de quatre mois (cliquez ici pour lire l'article parlant de ce verset.
Pourquoi "forcer" ainsi des versets afin de les faire correspondre à ce
qui relève en réalité d'une simple modalité de fonctionnement (comme
nous l'avons expliqué plus haut) ?
<LI>Il est d'autres frères participant au mouvement qui se sont
mis quant à eux à considérer le fait de sortir comme un objectif en soi
("je sors parce qu'il faut sortir"), oubliant l'objectif qui est de
vivifier sa foi, de développer en soi les qualités du Prophète et des
Compagnons, d'aller rappeler le message essentiel de l'islam aux frères
éloignés, mais aussi, ensuite, d'approfondir ses connaissances selon
ses possibilités (avec des savants, etc.). Il y a de cela quelques
jours, un frère est venu m'inviter à sortir avec lui en Tablîgh. Je lui
ai demandé pourquoi il sortait, il m'a répondu : "Parce qu'il faut
sortir." Je lui ai dit : "Non, il ne faut pas sortir pour sortir. Le
fait de sortir ne doit pas être considéré comme un objectif en soi,
puisque le Prophète ne pratiquait pas ce genre de sortie sous cette
forme. Si tu sors, il te faut le faire avec les objectifs dont parlait
Cheikh Ilyâs et qui sont en fait des objectifs figurant dans le Coran
et les Hadîths. Ceci est exactement comme si tu partais à l'Université
Islamique de Médine : ton objectif ne doit pas être d'y partir pour
partir, mais d'y partir afin d'acquérir des bases dans le domaine de la
connaissance, bases correspondant à ce qui figure dans le Coran et les
Hadîths." Le frère ne m'a rien répondu, mais j'ai cru voir des signes
d'étonnement sur son visage. Une heure plus tard, il m'a avoué s'être
rendu, juste après m'avoir parlé, auprès d'un responsable du mouvement
(qui vit en Inde mais qui était alors de passage à la Réunion), lui
avoir demandé son avis sur la question, et avoir reçu de ce responsable
une réponse très voisine de la remarque que je lui avais faite.
A mes frères et sœurs participant au mouvement
A mes frères et sœurs participant au mouvement, je désire très humblement rappeler ici les 4 points suivants :
1) Le Tablîgh est un mouvement, ce n'est pas tout l'islam comme le disent certains. Cheikh Ilyâs a employé lui-même le terme "mouvement" (en langue urdu : "tahrîk") à propos de ce qu'il a mis en place (voir Malfûzât Mawlânâ Muhammad Ilyâs, propos n° 24, 163, 164, 179, etc.).
Ne confondez donc pas le cadre mis en place par Cheikh Ilyâs pour le
bon fonctionnement du mouvement, et le cadre de l'islam. Certes, de
nombreux principes sont ceux de l'islam (comme par exemple
l'interdiction de gaspiller, etc.), mais il en est d'autres qui ont été
mis en place uniquement pour le cadre du Tablîgh, et seulement pour que
le mouvement arrive à faire participer des frères aux mentalités fort
diverses. Ainsi en est-il du principe, souvent répété lors des sorties,
qui dit qu'il ne faut pas aborder les divergences d'opinions juridiques
existant entre différents savants musulmans.
Tant que vous êtes en sortie, tenez vous-en à cette règle, mise en
place comme tant d'autres pour la bonne marche du groupe : cela évitera
aux compagnons de sortie de se quereller (vu l'état d'ignorance dans
lequel se trouvent les communautés musulmanes aujourd'hui). Mais sachez
que débattre de divergences d'opinions juridiques n'est ni une
interdiction ni une perte de temps en islam, bien au contraire. Alors
quand vous verrez, hors du mouvement, des savants débattre d'avis
juridiques arguments à l'appui, ne les critiquez pas en citant ce
principe du Tablîgh.
Vous pouvez facilement, en réfléchissant quelque peu, trouver d'autres
principes n'ayant été eux aussi mis en place que pour le bon
fonctionnement du Tablîgh.
2) En sortant dans le mouvement, vous n'allez pas apprendre la somme de l'islam et de sa mise en pratique mais... vous allez apprendre à revivifier votre foi (yaqîn) et vous allez apprendre que "la réussite réside dans le fait d'obéir à ce que Dieu agrée en suivant la Sunna du Messager de Dieu", donc dans le fait de pratiquer le Coran et la Sunna. Mais vous n'allez pas apprendre la totalité des modalités d'application du Coran et de la Sunna. Car le mouvement ne dit rien de ces modalités, qui, elles, relèvent du droit musulman (al-fiqh). Quelles sont les dispositions du droit musulman (fiqh), les responsable du Tablîgh se contenteront de rappeler les grandes lignes. Pour ce qui est des ramifications, il vous faut, comme l'avait voulu Cheikh Ilyâs, l'apprendre auprès des ulémas et muftis de votre pays, car certains règlements peuvent changer en fonction du contexte. Il arrivera donc qu'il y ait certains points juridiques (mas'alah) où vous serez amenés à suivre des avis juridiques différents de ceux qu'ont les responsables du Tablîgh vivant en Inde ou au Pakistan (soit pour cause d'authenticité, soit pour cause de différence de contextes).
3) De même, vous allez apprendre que "la réussite réside dans le fait de pratiquer la Sunna". Sachez cependant qu'il y a, dans la Sunna, des sunna ta'abbudiyya et des sunna 'âdiyya (cliquez ici pour lire mon article sur le sujet et découvrir ce dont il s'agit). Ne pensez donc pas que tout ce que le Prophète a fait est du même niveau et que "soit on pratique toute la Sunna et on aime alors le Prophète, soit on mange sur une table et alors on n'aime pas le Prophète". Aucun reproche ne peut être fait à celui qui n'applique pas les sunna 'âdiyya, tout comme une récompense est promise inshâ Allâh auprès de Dieu pour celui qui pousse l'imitation du modèle du Messager de Dieu jusqu'à suivre ses sunna 'âdiyya. En fait il vous faut savoir que Cheikh Muhammad Ilyâs aimait, pour lui-même et pour ceux qui lui étaient proches, que l'on imite même les sunna 'âdiyya du Prophète.An-Nadwî raconte un épisode de sa vie : "Certains de ceux qui restaient à son service n'étaient à ce moment là pas présents. Il leur envoya, par l'intermédiaire de Hâdjî Abdur-Rahmân, ses recommandations écrites ; le point sur lequel il y insistait le plus était le fait de suivre la Sunna ; (il y disait) que les terminologies ("istilâh") et la classification ("taqsîm") établies par les juristes musulmans [à propos de l'ensemble de ce qui est rapporté que le Prophète l'a fait] étaient vraies et correctes, mais qu'il fallait, sur le plan de la pratique, nécessairement pratiquer ce qui était lié au Prophète (sur lui la paix)." An-Nadwî poursuit par cette observation : "L'amour pour le Prophète et la volonté de suivre son modèle étaient à un tel point chez lui ("ghalaba") que cela touchait non seulement les "'ibâdât" mais aussi les "'âdât" : son coeur voulait qu'il imite le Prophète (sur lui la paix) même dans les "'âdât" (Mawlânâ Muhammad Ilyâs aûr un kî dînî da'wat, Aboul-Hassan Alî an-Nadwî, pp. 242-243). Voilà qui permet de comprendre pourquoi le mouvement du Tablîgh est autant attaché aux sunna 'âdiyya. Cependant, on ne peut pas considérer ce qui n'est pas obligatoire comme si cela l'était. Lisez également mon article sur la tenue du musulman.
4) Ne dites pas des autres mouvements qui œuvrent eux aussi pour la réforme des musulmans et qui agissent dans le cadre du Coran et des Hadîths qu'ils sont "inutiles et que seul le Tablîgh fait le travail et l'effort de la religion". Ce n'est pas ce que Cheikh Ilyâs a enseigné. Je vous invite d'ailleurs à lire mon article Pour une meilleure compréhension entre les frères et sœurs du "Tablîgh" et les frères et sœurs de la tendance "Jeunes Musulmans".
Synthèse de la réponse :
Le Tabligh n'est pas en soi une innovation religieuse (bid'a). C'est un
mouvement dont l'objectif est de former les musulmans et de les amener
à s'attacher au Coran et à la Sunna.
Les frères et sœurs qui participent au mouvement ont cependant une
grande responsabilité dans le fait de pouvoir eux-mêmes comprendre
complètement la finalité du mouvement et ensuite le faire connaître aux
autres. Pour cela ils devraient revenir à l'objectif primordial du
mouvement, tel que Cheikh Ilyâs l'a défini : revivifier la foi en Dieu
l'Unique, et diffuser l'idée que la réussite réside dans le fait de se
référer sincèrement au Coran et à la Sunna. Mais quelles sont les
modalités pratiques et détaillées pour vivre le Coran et la Sunna dans
un pays donné dans une circonstance donnée, les frères et sœurs
participant au mouvement devraient se référer à ce sujet aux juristes
musulmans de leur pays plutôt qu'aux responsables du mouvement en Inde
ou au Pakistan. Quand une majorité de personnes participant au
mouvement auront réalisé cela, les choses changeront avec la permission
de Dieu.
Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).
Mufti Taqi Usmani:
Mufti Taqi Usmani:
Questions Concernant Jama'ah Tabligh
Q 1.) Pour un musulman ordinaire (un homme d'affaires, un travailleur, un fermier, un professionnel, etc...) qui n'est pas associé à une organisation religieuse, est il Fard , Wajib , ou Mustahab pour sortir pour trois ou quarante jours, etc. avec Jama'ah Tabligh?
Un 1.) Dawah (personnes d'invitation à l'Islam) et Tabligh (donnant le message) est une responsabilité collective de l'Ummah entier et d'un acte de grande récompense car il a été déclaré une caractéristique de distinction de cet Ummah par le Qur'an.[See Albaqarah 2:104, 110. Yusuf 12:108. Al Sajjdah 41:33 De Hamim ]
Dawah tombe dans deux catégories:
Musulmans d'invitation pour suivre la religion. Elle a deux niveaux:
Spécial ou individuel . Chaque musulman est requis d'informer son ménage et personnes sous son soin au sujet des instructions religieuses et de les interdire d'exécuter le munkarat (maux). Quran et Hadith le déclarent clairement un devoir obligatoire de chacun. [ "chacun de vous est un surveillant et chacun sera demandé sur ceux donnés dans sa surveillance...." Hadith ]
En outre, si seule une personne particulière est en mesure pour influencer une autre personne, et il y a une espérance importante de son efficacité, la première personne est exigé pour essayer de corriger le comportement de l'autre personne, quoique l'autre personne puisse ne pas être son membre ou subalterne de famille. [ "si n'importe qui de vous est témoin d'un mal, il devrait le corriger par sa main. S'il n'est pas en mesure à faire ainsi, puis par sa langue. S'il n'est pas en mesure à faire tellement puis par son coeur. Et c'est le niveau le plus bas d'Iman ." Musulmans ]
Ce niveau de Dawah est Fard Ayn (devoir individuel obligatoire).
Général ou collectif . Ceci implique de s'adresser aux musulmans collectivement pour encourager bon et pour interdire le mal. C'est Fard Kifayah ou responsabilité collective qui signifie qu'il est d'une responsabilité de chacun qui est capable de faire ce genre de Dawah mais si certains déchargent ce devoir puis le fardeau serait soulevé et de d'autres. Autrement, chacun serait dans la responsabilité collective de sin.This exige un effort organisé conçu pour l'exécuter selon les enseignements de Shariah. Les jurists ont expliqué que si le gouvernement musulman n'exécute pas cette fonction, il serait de la responsabilité des musulmans communs d'établir un groupe pour décharger cette responsabilité. Il ne signifie pas qu'une association formelle doit être lancée mais il signifie que le nombre suffisant des personnes devrait venir en avant à cette fin s'ils font partie d'une organisation formelle.
Non-Musulmans d'invitation à l'Islam. Chaque musulman en général et le groupe particulier mentionné ci-dessus, particulièrement seraient responsables de ce Dawah .
Il convient noter que Shariah n'a pas prescrit un format spécial pour l'effort de Dawah. S'il est exécuté en allant aux maisons comme le fait Jama'ah Tabligh, ou à travers des écritures ou des publications, ou par tous les autres moyens, la responsabilité serait déchargée. Ceci explique que ce n'est pas Fard Ayn pour que chaque musulman participe au travail de Tablighi Jamat parce qu'a) Dawah au niveau général n'est pas Fard Ayn et b) le modèle particulier du travail adopté par le Tablighi Jama'ah n'est pas exigé par le Shariah . Cependant, puisque le travail de Tablighi Jama'ah, avec les bénédictions d'Allah, a été considérablement salutaire et il s'est avéré être des moyens efficaces de parer le travail des forces anti-religieuses, donc coopérant avec ce Jama'ah et participant à son travail jusqu'au degré maximum possible est un acte de grande récompense. Le faire avec l'équilibre et dans les limites prescrites par les jurists est des moyens très efficaces de se protéger et l'Ummah.
Il peut y a une situation dans laquelle participer au travail de ce Jama'ah peut devenir Fard Ayn pour un individu. Considérez le cas d'une personne qui n'a aucune formation religieuse et qui est ignorante des enseignements religieux de base au sujet de sa vie. Que il il est obligatoire cherche l'éducation religieuse et la formation d'une façon minimum nécessaires. Si une telle personne ne trouve aucun autre moyen d'obtenir cette instruction de base autre que sortir avec le Tablighi Jama'ah, alors pour lui on l'exigerait pour joindre ce Jama'ah. Si cette personne a accès à d'autres moyens comme se reposer à la compagnie des disciples, ou joindre une école religieuse, etc. alors il ne serait pas obligatoire que il joigne le Jama'ah. La participation était toujours souhaitable en raison des avantages que nous avons vus par l'expérience.
Q 2.) Une personne travaille avec une école ou un Masjid religieuse ou est impliquée dans un travail religieux individuellement, mais il ne sort pas avec le Jama'ah Tablighi. Il également n'va pas porte à la porte dans son propre voisinage afin de Tabligh, ni il participe à Jihad (en Kashmir ou ailleurs). En même temps, il ne rejette pas Dawah ou Jihad . Une telle personne est-elle un sinner pour abandonner les responsabilités de Dawah et de Jihad ?
Des 2.) La personne du prophète Muhammad, sallam de wa d'alayhi de Sall-Allahu, était le point focal de tout bon. Il, choisissent handedly, établi les normes de l'excellence dans tous les secteurs de la vie. Plus tard nous voyons une division de travail dans l'Ummah. Quelques disciples se sont concentrés sur Jihad ou Dawah, d'autres sur les écoles islamiques, etc... Si chacun est exigé pour fonctionner seulement dans un secteur, d'autres secteurs souffriront évidemment, alors que tous sont importants pour la mission de Prophethood. Ainsi le genre de personne mentionné en cette question ne peut pas être déclaré un sinner pour laisser les responsabilités de Dawah ou de Jihad.
Il devrait également noter que les différentes approches font appel aux personnes différentes. Certains sont influencées en écoutant un sermon, d'autres par la lecture. Pour certains, les faits simples ont un grand appel, d'autres exigent la discussion scolaire détaillée. Tellement toutes les approches devraient continuer au profit de leurs assistances prévues.
Q 3.) Est-ce que le modèle particulier du travail de Dawah est commencé par Moulana Ilyas (et employé par Jama'ah Tabligh) établi par évidence à partir de la période islamique plus tôt?
Des 3.) Comme a été expliqué dans la réponse à la question #1 ci-dessus, Shariah n'a pas exigé un format particulier pour le travail de Dawah. L'éducation religieuse, le Tabligh , le Jihad , etc. sont différentes manières de décharger cette responsabilité collective et elles sont toutes importantes dans leur propre droite. Le format populaire choisi pour une fonction donnée est une question administrative. Par exemple, aujourd'hui nos écoles religieuses offrent l'instruction pendant dix mois par an, pendant six jours une semaine, pendant six heures par jour. Elles ont également des examens à intervalles prédéterminés. Cet arrangement a été une expérience traversante utile trouvée mais il n'a pas été employé à l'heure du prophète Muhammad, sallam de wa d'alayhi de Sall-Allahu, et on ne peut trouver aucune évidence l'exiger dans les livres de Hadith. Cependant, puisque cet arrangement n'est pas considéré exigé par Shariah, mais lui est seulement une question administrative, donc il ne peut pas considérer un bid'a (innovation).
Le format adopté par Tablighi Jama'ah est également une question administrative, et, est donc permis et il n'a besoin d'aucune évidence en sa faveur aussi longtemps qu'on ne le considère pas exigé par Shariah. Cependant, pour notre compréhension, il est suffisant de noter que tous les prophètes et prophète Muhammad, le sallam de wa d'alayhi de Sall-Allahu, lui-même étaient allés chez le peuple pour les inviter à l'Islam. Et Allah sait mieux.
Écrit par Aleem Ahsan Aziz, Darul Ifta, Darul Uloom, Karachi.
Commentaires par Justice Mufti Taqi Usmani
J'approuve le Fatwa ci-dessus . La discussion de Fard Ayn et de Fard Kifayah inclus ici est conforme à l'évidence reconnue par la loi. Cependant, elle ne diminue pas l'importance du travail de Tabligh et elle ne devrait pas être employée comme base pour l'hésitation dans cette matière. En nos périodes quand les forces du mal sont très en activité, le travail de Tabligh et Dawah a supposé que l'importance spéciale et le Masha-Allah Jama'ah Tabligh est, global, déchargeant cette responsabilité très bien. Par conséquent, les musulmans devraient coopérer avec elle. En même temps, des efforts devraient être continués pour corriger les exagérations ( ghuloo ) faites par certains de ses membres. Et Allah sait mieux.
(abrégé et traduit en anglais par Khalid Baig. La responsabilité d'aucune erreur dans la traduction ne se repose pas avec le Darul-Uloom.)
Mufti ebraï desai:
Dawah et Tableegh. Ilest- d'il la responsabilité de chaque musulman?
Par Mufti Ebrahim Desai
Signalé: 27 Sha'ban 1423, 3 Novembre 2002
Q.) Mufti respecté Sahib, concernant Numéro 108 de vers de Surah Yusuf Numéro 110 de vers de Surah Aal-e-Imran Hadith: "aayah de Balligho Anni Waloo". Hadith: "warasat-UL-Anbiya d'Al-Ulamoo. Je veux poser les questions suivantes: - 1. Est-ce que le travail d'appeler vers Allah (Dawah et Tableegh) obligatoire sur chaque musulman qui est dans l'ummah de Hazrat Muhammad (sallam de wa d'alayhi de Sall-Allahu) ou il est obligatoire seulement sur l'Ulema est-il de cet ummah? 2. chaque musulman à qui est dans l'ummah de Hazrat Muhammad (sallam de wa d'alayhi de Sall-Allahu) être demandé le jour du jugement sur les kafirs partout dans le monde si he/she a effectué le travail de Dawah sur eux ou pas juste comme lui sera renseigné sur ses prières, jeûne et d'autres engagements? 3. Est-il vrai pour dire que cet ummah est créé pour effectuer le travail de Dawah et de Tableegh après la fin du prophethood sur Hazrat Muhammad (sallam de wa d'alayhi de Sall-Allahu)? [ Abdul Mateen, Rawalpindi ]
A.) A.) 1. Dans les ces Ahaadith et vers du Qur'an où Allah Ta'ala a commandé Nabi pour donner Da'awah et pour l'inviter vers Deen d'Allah, ceci inclut également chaque personne qui réclame qu'il est le sectateur de Nabi . Il est candidat sortant et obligatoire sur une telle personne pour effectuer le travail de Tabligh et de Da'awah.
2. Oui, c'est vrai. L'objectif principal de notre création est adorer et identifier Allah Ta'ala. Afin que cela se passe, chaque musulman a une responsabilité sur ses épaules d'effectuer ce travail de Da'awah et de Tabligh. Nabi nous a montré le chemin droit. C'est maintenant notre devoir pour continuer de marcher ce chemin et pour le montrer également à d'autres. Des états d'Allah Ta'ala, 'vous êtes le meilleur des nations sorties au profit de l'humanité, appelant vers le bon et empêchant mal.'
3. Chaque personne sera interrogée selon sa situation. Par exemple, si une personne est le propriétaire des affaires et il a des employés et des associés de non-Musulmans, il sera interrogé si il avait donné le message à eux. Si une personne a quelqu'un faire ses travaux du ménage, il sera interrogé concernant ceci, ou le roi sera interrogé concernant ses subalternes. Il ne sera pas interrogé concernant ces non-Musulmans autour du monde ou d'aucun non-Musulman avec qui il ne sait et a aucune connaissance. Seulement tels qui sont sa famille, amis, associés (dans quelqu'aspects), subalternes, etc... Et Allah Ta'ala Sait Mieux.
aussi cela venant d'un site ou j'ai remarquer qu'il est une reference de bon nombre de salafiste:
Tarih 16 August 2001 à 14:19:24 CEST
Houdaîfa
Est-il permis à une personne peu instruite en Islam d’inviter les non musulmans à l’Islam et de leur en expliquer les principes comme les cinq piliers et de les orienter vers les sources du savoir ? Ne serait-il pas juste de ma part de me contenter de leur expliquer les principes pour les laisser ensuite ?
Louange à Allah
Il n’y a aucune gêne à ce que tu transmets ce que tu sais de la
religion, si tu en es sûr comme les piliers de l’Islam et les piliers
de la foi pour les non musulmans. Peut-être cela devient-il un devoir
pour toi compte tenu des propos du Très Haut «Que soit issue de vous
une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit
le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront.» (Coran, 3 : 104).
Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Transmets
de mon message, ne serait-ce qu’un verset » (rapporté par Boukhari),
Ibn Hadjar (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit : « Il dit
dans le hadith : ne serait-ce qu’un verset » afin que tout auditeur
s’empresse à transmettre ce qu’il a appris, fût-il un poignet de
versets.»
Certains compagnons allèrent prêcher l’Islam dans leurs tribus à un
moment où ils ne possédaient que le peu de connaissance, qu’ils avaient
acquis au cours de leur brève présence aux côtés du Prophète
(bénédiction et salut soient sur lui). Mais ces connaissances, bien que
sommaires, étaient authentiques et bénis. Leur sincérité fit qu’Allah
le rendit utile.
At-Toufayl ibn Amr partit de La Mecque pour rejoindre sa tribu Daws
muni de connaissances limitées. Ensuite, il retourna à Médine pour y
retrouver le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) en
compagnie de 80 familles issues des Daws et convertis à l’Islam et dont
figurait Abou Hourayra (P.A.a).
Sachez, ô frère, que certains infidèles peuvent se convertir pour peu
de choses comme une conversation à laquelle on prend part. Ne croyez
donc pas que vos connaissances ne suffisent pas pour appeler (les gens)
à l’Islam : «Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion» (Coran,
22 :78 ).
Islam Q&A (www.islam-qa.com http://www.islam-qa.com)
il y en a d'autre je les mettrai plus tard inchallah car je ne souhaite trop surcharger le thread
tu connais chekh aboubakr Jazairi
celui qui a écrit minhaj muslim reconnu dans le monde
tout les groupes faisait les éloges meme les salafistes pour qui
c'était devenu une reference au meme titre que Ben baz (ra) otheymine
(ra) et al albany(ra)
il enseigne la science depuis plus de 40 ans a Medine
je vais te dire ce qu'il a dit il ya de cela quelque mois:
"wallahi wallahi wallahi il n'ya pas de groupe plus proche de la sunna que ceux qui sortent khoulouj fisabilillah"
c'est un chekh qui revenait d'arabie saoudite que je connais tres bien qui m'a rapporté ces propos
ensuite pour Ben baz rahimoullah j'avais posté une fatwa ou il faisait les éloges des tablighs
je l'avais posté dans le forum intermusulmans mais maintenant le thread est effacés car ca fait longtemps
mais plusieurs freres pourront te temoigner de l'avoir lu
ensuite pour otheymine rahimoullah voila ce qu'il dit:
Conseils de shaikh Muhammad Salih Al-Uthaymin
Date: Tuesday, July 23 @ 19:55:55 CEST
Sujet: PHP-Nuke
Conseils de shaikh Muhammad Salih Al-Uthaymin à Jama’at-tabligh
Question 95 page 273 : Quel est le jugement quant aux sorties de 3 jours ,40 jours, 4 mois avec le groupe tabligh ?
Réponse : Limiter les sorties pour la prêche vers Allah et pour visiter ses frères, 40 jours ou une semaine pour un mois, ou pour une autre durée n’a aucune origine dans la sunna, à ce que je sais. Mais quant à ceux qui prennent ce temps pour limiter et pour s’organiser tout en sachant que la période n’est pas le but voulu, mais seulement un moyen, il n’y a en cela aucun mal tant que ceci n’est pas considéré ou pris comme une adoration.
