07 août 2008
Stop à la désinformation ! La vérité sur la lettre du Cheick Ahmadou !
Nous avons tous un jour ou l'autre était le destinataire d'une chaîne de mail du type "Si vous ne transmettez pas cet e-mail à au moins 20 personnes dans la journée, un grand malheur s'abattra sur vous !" Aussi bizarre que cela puisse paraître, il se trouve toujours quelqu'un pour tomber dans le panneau et venir polluer votre BAL. Bref, cela ne porterait pas trop à conséquence si c'était aussi simple que cela. Mais voilà, régulièrement, circule via e-mail et même via SMS des chaînes de mail "islamiques" si je puis dire.
Cela se présente sous la forme ci-dessous ou sous des variantes proches :
Chers amis
Puisse le pardon et la grâce
de Dieu nous accompagner. Lisez attentivement
LETTRE DE
CHEICK AHMADOU
GARDIEN DU MAUSOLEE DU PROPHETE
MOHAMED
(Paix et Salut sur lui)
Cette lettre venant
d'Arabie Saoudite est adressée à tous les musulmans, hommes et
femmes.
C'est la parole de Cheick Ahmadou, le gardien du mausolée
du Prophète Mohamed (Paix et Salut sur lui).
Un jour au cours d'une
nuit, après avoir récité le Coran, Cheick Ahmadou sort et voit le Prophète
Mohamed (Paix et Salut sur lui) en rêve, le Prophète lui dit :
«
Cheick Ahmadou, Vendredi dernier il y a eu environ six (6 000) mille morts dont
aucun n'a été élu au paradis, parce que
:
Ø les femmes n'obéissent pas à
leurs maris, ne cachent plus leur corps comme cela se
doit,
Ø les croyants ne veulent plus
aider les pauvres, personne n'aide plus celui qui est dans le
besoin,
Ø les pèlerins ne font plus
le pèlerinage suivant les règles de la
religion,
Ø les musulmans ne font
plus la Salat comme il se doit ».
« Cheick Ahmadou, il faut dire
aux musulmans que cette lettre vient de toi, elle est à multiplier et à
distribuer entre les musulmans pour que son contenu soit enfin répandu. Celui
qui la multiplie me verra en rêve, je l'amènerai au paradis avec ses enfants.
Les musulmans qui reçoivent cette lettre sans la distribuer n'auront pas ma
bénédiction.. Celui qui la distribue aura sa récompense. S'il a des dettes, Dieu
lui donnera de quoi les payer ».
Moi, Cheick Ahmadou, si mes
paroles sont des mensonges que le Prophète (Paix et Salut sur lui) me renie et
ne m'apporte pas sa bénédiction divine..
Musulmans du monde entier,
suivez les règles de la religion.
Respectez les relations humaines
et demandez pardon.
Il vous est recommandé de jeûner chaque lundi
pour vous purifier de vos péchés.
Celui qui fait de cette lettre
trente (30) copies et les distribue aux musulmans aura des chances (Hassouk). Il
verra ce qu'il n'a jamais vu.
Cette lettre n'est pas à
garder, elle doit être largement diffusée pour rappeler aux musulmans les
devoirs qui les attendent devant Dieu et leur Prophète (Paix et Salut sur
lui).
Après l'avoir lue, un croyant du nom de Kistan la fit
multiplier en vingt (20) exemplaires par sa secrétaire et la diffusa comme
recommandé. Quelques jours après, il eut une grande ouverture.
Un
autre appelé Salman, l'oublia dans le tiroir de son bureau, il fut licencié de
son emploi. Quand il s'est rappelé, il l'a reproduite en vingt (20) exemplaires,
la diffusa quelques jours plus tard et il eut un emploi meilleur que celui qu'il
avait.
Loncho, lui la déchira après l'avoir reçue, il mourut huit
jours après.
Je vous prie d'assurer à cette lettre une large
diffusion.
Cheick Ahmadou,
Gardien du
Mausolée
Comment pouvons nous croire à des bêtises pareilles ?! Non seulement ce n'est pas très malin mais c'est surtout très grave d'un point de vue islamique.
Ci-dessous un clarification transmise par Molwi Ataoullah Ingar
Explication selon la Chari’ah
De prime abord, le texte montre
la fausseté et le mensonge attribués à Raçouloullah r. J’ai sans cesse entendu
parler de ce message malhonnête qui s’est répandu parmi les musulmans en très
grand nombre. Le texte du message a plusieurs versions. Parfois, il est envoyé
par Chaykh Ahmad de Madinah, parfois de Makkah…
Le destinateur de ce
message est un menteur car il n’est pas conforme aux enseignements du Qour’aane
et des Ahaadice. C’est une accusation portée sur Allah et le prophète r ; aussi,
chaque musulman(e) croyant(e) doivent se protéger de ce genre d’absurdité. Une
personne clairvoyante reconnaîtra tout de suite la fausseté du message. Voici
quelques raisons (selon la Chariah) qui réfutent la revendication du
distributeur :
1- Il n’y a pas l’ombre d’un doute qu’une personne
peut réellement voir Raçouloullah r en rêve. Dans un Hadice, il est rapporté en
ce sens : « Celui qui m’a vu en rêve m’a certainement vu, car Satan ne peut pas
se faire passer pour moi. »
Cependant, Raçouloullah r représentait la
fontaine de la Vérité ; par conséquent, des fausses paroles ou des paroles
contraires à la Chari’ah ne peuvent émerger de sa bouche bénie. Or, le contenu
du message est en totale contradiction avec la Chari’ah. Comment peut-on
attribuer une telle fausseté à Raçouloullah r ? Et comment peut-on croire et
accepter une telle déformation ?
Raçouloullah r nous a averti en ces
termes : « Celui qui m’attribue quelque chose que je n’ai pas dit, sa demeure
est le feu de l’Enfer. » Ainsi, celui qui a innové ce message et celui qui a
distribué cette tromperie doivent immédiatement se tourner vers Allah et se
repentir.
2- Ce message est-il plus vertueux que le glorieux
Qour’aane ? Imprimer et distribuer le Qour’aane sont des actes pieux et
vertueux, mais cela nous donne-t-il la garantie d’entrer au Paradis sans
accomplir les actions obligatoires (Fardh) et vertueuses ? Si ce n’est pas le
cas, ce message est-il si béni au point de considérer ses effets comme hors de
portée du glorieux Qour’aane ?
3- Le message dit : ce vendredi,
près de 6000 personnes sont décédées, mais aucune d'elles n'ont accédées au
Paradis. Cette partie du message concerne la connaissance de l’invisible que
seul Allah possède. Allah dit en ce sens dans le Qour’aane :
« C'est Lui
qui détient les clefs de l' Inconnaissable. Nul autre que Lui ne les connaît. »
(6 ;59)
Dis (leur): « Je ne vous dis pas que je détiens les trésors
d'Allah, ni que je connais l' Inconnaissable, … »(6 ; 50)
Dis : « Nul de
ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ne connaît l'Inconnaissable, à part
Allah. » (27 ; 65)
4- Le message se termine ainsi : « faites
chacun 20 copies de cette lettre et distribuez les aux musulmans. Frères
musulmans ne rompez pas la chaîne jusqu'à ce que chaque musulman ait reçu une
copie ou soit informé et vous recevrez la satisfaction du prophète (PBDL) puis
la récompense suivra incha Allah. Vous recevrez en retour une bonne surprise
telle que vous n'en avez jamais eue. Cette lettre n'est pas à garder sur soi,
elle doit être propagée.
Un monsieur appelé Hlaven a reçu cette lettre,
il a donné à sa secrétaire avec instruction de lui tirer 20 copies qu'il a
distribuées. Après quelques temps, beaucoup d'opportunités lui sont
ouvertes.
Une autre personne du nom d’Abdul-Salaam a reçu la même lettre
, il l'a oubliée dans les tiroirs de son bureau et quelques jours après il a
perdu son emploi. Plus tard, il se rappela la lettre en fit 20 copies qu'il
distribua et les 6 jours qui ont suivi, il trouva un emploi qui le porta à un
poste plus élevé que le précédent.
Un autre nommé Barmanthan a reçu la
lettre, il a pensé que c'était une futilité, il l'a traité avec une négligence
et sans importance. Il l'a simplement déchirée et 9 jours après, il mourut.
»
Là encore, ce sont des mensonges évidents ! Beaucoup de gens ont
imprimé et distribué ce message en plusieurs fois sans avoir reçu le moindre
bénéfice. Ils restent encore avec les mêmes soucis et les mêmes problèmes
qu’auparavant. Un millier de distributions de ce faux message ne peut jamais
profiter ni faire de mal à un vrai croyant
!
Conclusion
Il est évident et clair que le
message de Chaykh Ahmad est sans fondement et n’a aucune preuve tirée de la
Chari’ah. Par conséquent, méfions-nous de ce genre d’information trompeuse.
Consultons les éminents Savants concernant tout ce qui a trait à la Chari’ah
afin de protéger notre foi (Imane). Recherchons la Science et à travers sa
lumière, restons sur le droit chemin. Qu’Allah nous donne à tous la vraie
compréhension authentique de la religion (Dine) et nous protège de toutes les
séditions. (Amine)
08 juin 2008
Les dix premières étapes de l’éducation
Chaque parent veut le meilleur pour ses enfants. Il veut que ses enfants soient heureux, sains et intelligents. Alors que chaque enfant est différent et unique, comme tout parent. Il y a certaines choses que nous pouvons faire pour aider à assurer que notre enfant soit le plus heureux, le plus sain et le plus intelligent possible.
Conseil n°1 : Imposer le respect, ne pas l’exiger !
L'un des fondements d'une bonne relation avec d'autres personnes est le respect mutuel. En tant que parent, nous devons être en mesure d’imposer le respect de nos enfants, à travers nos gestes et nos paroles, et ne pas exiger qu’ils nous respectent. Lorsque notre enfant apprend à nous respecter de cette façon, ils apprennent aussi à imposer le respect des autres, plutôt que d'essayer de l’exiger.
Conseil n° 2 : Maintenir des relations saines avec autrui.
Que ce soit notre conjoint ou nos propres amis, il est important que nous soyons un modèle de bonnes relations comportementales pour nos enfants.
Conseil n° 3 : Etre un modèle.
Qui voulez-vous que notre enfant suive dans sa vie : une célèbre star de sport ou nous-même? Les parents doivent toujours vouloir être le modèle numéro un pour leurs enfants. Nous voulons différencier le bien du mal, et ce, en étant un modèle dont ils peuvent s'inspirer dans leur propre vie. Montrons-leur comment nous vivons et comment vous faisons de bonnes actions dans la vie même lorsque nous sommes remis en question.
Conseil n°4 : Dialoguer avec nos enfants, ne pas les blâmer.
Il peut être plus facile de dire à notre enfant de ne pas faire quelque chose ou comment se comporter. Toutefois, si nous prenons le temps de parler avec nos enfants au sujet de nos attentes, et leurs attentes, ainsi, nous pourrons avoir une bonne ligne de communication. Ce canal de communication va s'accentuer au cours des années et nous constaterons que nos enfants viennent à nous, pour nous demander de l’aide avec les problèmes dont ils font face. Si nous blâmons nos enfants, ils seront moins enclins à revenir vers nous, par peur d'une morale et d’une désapprobation.
Conseil n°5 : Donner un amour et du soutien de façon inconditionnelle.
Les enfants sont encore en croissance et en phase d'apprentissage. Ils feront parfois des choses avec lesquelles nous ne serons pas d’accord, mais en même temps, eux-mêmes ne comprendront pas leur raisonnement. Toujours par notre soutien avec un amour inconditionnel, même pendant les moments les plus durs, nous pourrons montrer à nos enfants qu'ils auront toujours notre amour et notre soutien. Même si nous n’approuvons pas toujours leurs actions, ils savent que nous les aimons et que nous n’avons juste pas approuvé les mesures qu'ils ont prises.
Salaams et Duas
02 juin 2008
Croyance et antropomorphisme
Allah tabaraka wa ta^ala dit :
[Sourat 'Ali ^Imran / 110] ce qui signifie : « Vous êtes la meilleure communauté qui ait émergé pour les gens, vous ordonnez le bien et vous interdisez le mal, et vous avez la croyance en Allah »
La louange est à Allah le Créateur de l'univers, Lui Qui existe de toute éternité, exempt de début et de fin sans endroit, Celui Qui ne meurt pas et Qui ne s'anéantit pas, Celui Qui est exempt du changement, de l'évolution, des défauts et des imperfections, Rien n'est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit. Que Allah honore davantage le bien-aimé de nos coeurs, notre maître Mouhammad, ainsi que sa famille et ses compagnons et qu'Il préserve sa communauté de ce qu'il craint pour elle.
Musulmans, frères et soeurs, soyez en garde et mettez en garde contre les wahhabites.
Soyez en garde contre un groupe égaré qui a pris pour religion d'attribuer le corps à Allah et de L'assimiler à Ses créatures, qui a pris pour chemin de porter atteinte au Prophète et aux vertueux et qui a pris pour voie de déclarer mécréants les musulmans en les accusant d'être associateurs.
Ci-après, nous citons quelques-uns de ces égarés, en montrant certaines de leurs paroles corrompues avec une réplique brève des savants de Ahlou s-Sounnah :
1 - Abdou l-^Aziz Ibnou Baz a dit : « (…) As-Sabouniyy, que Allah le guide, a mentionné l'exemption de Allah du corps, de l' œil, de l'oreille, de la langue et de la trachée artère alors que ce n'est pas la voie de Ahlou s-Sounnah » fin de citation (dans un livre qu'il a appelé Tanbihat hammah ^ala ma katabahou ch-Chaykh Mouhammad ^Aliyy As-Sabouniyy fi Sifati l-Lah ^azza wa jall c'est-à-dire : Remarques importantes sur ce qu'a écrit le Chaykh Mouhammad ^Aliyy As-Sabouniyy à propos des attributs de Allah ^azza wa jall)
Regardez comment ces wahhabites reprochent à Ahlou s-Sounnah d'exempter Allah du corps et des caractéristiques des humains !
Les pseudo salafites sont comme leur leader Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab et son prédécesseur Ibnou Taymiyyah,
des gens qui attribuent le corps à Allah et qui L'assimilent à Ses
créatures. Ils prétendent que Allah a une image, qu'Il se tient sur Son
Trône et que Sa parole est constituée de sons et de lettres, que Allah
nous préserve de leur mécréance.
Ibnou l-^Outhaymin a également déclaré explicitement que Allah a deux yeux ! (dans un livre qu'il a appelé à tort ^Aqidatou 'Ahli s-Sounnah c'est-à-dire, selon lui, la croyance de Ahlou s-Sounnah).
Quant aux gens de Ahlou s-Sounnah eux, ils s'attachent à la parole de Allah : ) áóíúÓó ßóãöËúáöåö ÔóìúÁ( qui signifie : « Rien n'est tel que Lui ». Ils s'attachent à la parole des Imams comme l'Imam At-Tahawiyy : « Celui qui qualifie Allah par une des significations des humains a commis de la mécréance ».
2 - Parmi leurs mensonges, les wahhabites prétendent que Allah est localisé dans le ciel et prétendent parfois qu'Il est assis sur le Trône. Parmi ceux-là, il y a Ibnou Baz qui, dans le journal Al-Hajj numéro de Joumada l-'oula 1415 H, page 73 et 74, a dit : « Certes Allah est Lui-même assis sur le Trône » il a interprété ici istawa' par s'asseoir . Parmi eux, il y a aussi leur leader Ibnou Taymiyyah qui a dit que « Allah est au-dessus du Trône ».
Ibnou Baz prétend que le Hafidh Ibnou Hajar se trompe lorsqu'il dit que les gens de Ahlou s-Sounnah sont unanimement d'accord que Allah ta^ala existe sans endroit. Pour qui se prend-il ? Sait-il seulement qui est Al-Hafidh Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy ?
Quant à celui qui est appelé Nasir Al-'Albaniyy, il assimile Allah à une coupole qui entoure le monde ! (dans son livre appelé Sahihou t-targhib wa t-tarhib du Hafidh Al-Moundhiriyy dans son commentaire du livre Fathou l-Bari).
Quant aux gens de Ahlou s-Sounnah eux, ils s'attachent à la parole du Prophète qui signifie : « Allah est de toute éternité et rien d'autre que Lui n'est de toute éternité ». Ils disent comme l'a dit l'Imam At-Tahawiyy : « Allah est exempt des limites, des extrémités, des côtés, des membres et des petits organes ; Il n'est pas concerné par les six directions comme la totalité des créatures » et comme l'a dit notre maître ^Aliyy, que Allah l'agrée : « Allah est de toute éternité et nul endroit n'est de toute éternité et Il est maintenant tel qu'Il est de toute éternité » c'est-à-dire sans endroit.
3 - Parmi leurs faux arguments, il y a le reniement du " ta'wil " à Ahlou s-Sounnah c'est-à-dire l'interprétation des 'ayah moutachabihah (non explicites) par un autre sens que le sens qui vient communément à l'esprit. Ils prétendent que personne ne l'a fait parmi les Salaf. C'est ce qu'a dit Abou Bakr Al-Jaza'iriyy, l'une des têtes des wahhabites dans son livre qu'il appelle à tort Minhajou l-Mouslim, La voie du musulman.
Quant aux gens de Ahlou s-Sounnah eux, ils ont bien pratiqué le ta'wil. Il y a parmi eux les savants du Salaf tels que Ibnou ^Abbas, Ahmad, Malik, Moujahid et Al-Boukhariyy. Les pseudo salafites sont des menteurs sans aucune honte.
Ainsi, Al-Boukhariyy a dit au sujet de la parole de Allah : (koullou chay'in halik 'il-la wajhah) qui signifie : « toute chose sera anéantie sauf Son wajh », il a dit : ('il-la moulkah) c'est-à-dire : « sauf Sa souveraineté ». Il a ainsi donné au mot wajh dans cette 'ayah le sens de moulk c'est-à-dire la souveraineté (dans son Sahih, à propos de l'exégèse de sourat Al-Qasas). Il s'est détourné du sens de « visage » ou de « face ». C'est un ta'wil manifeste.
L'Imam Ahmad, au sujet de : (wa ja'a rabbouka) a dit : (ja'at qoudratouhou) c'est-à-dire : « sont venues des manifestations de Sa toute-puissance ». Il n'a pas dit que Dieu est venu comme le disent les pseudo salafites qui croient que Dieu change ! Allah ne change pas.
D'autre part, le hadith du Prophète lors de son invocation en faveur de Ibnou ^Abbas
prouve le mensonge des wahhabites dans leur reniement du ta'wil. Il a
dit : (Allahoumma ^allimhou l-hikmata wa ta'wila l-kitab) ce qui
signifie : « OAllah, accorde lui la sagesse et la science de l'interprétation du Livre ».[/list:u]
Voici ce que l'un des pseudo salafites appelé Mouhammad Jamil Zaynou pense du ta'wil : « le ta'wil c'est se détourner du sens apparent des 'ayah et des hadith sûrs pour d'autres sens qui sont faux » (dans
ce qu'il appelle Minhajou l-firqati n-najiyah wa t-ta'ifati l-mansourah
c'est-à-dire d'après lui La voie du groupe sauvé et du clan appuyé par
la réussite en page 8 ). Quelle voie faut-il suivre pour être sauvé : la sienne ou celle du Prophète et de son cousin éminent Ibnou ^Abbas ?!
4 - Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab déclare mécréant celui qui dit : « Ya Mouhammad » après sa mort . Il considère cela comme étant de l'association et une adoration d'autre que Allah.
Quant aux gens de Ahlou s-Sounnah eux, ils disent « Ya Mouhammad » partout dans le monde. Ibnou ^Oumar, que Allah les agrée tous les deux, a dit : « Ya Mouhammad » lorsque sa jambe s'est comme paralysée. Cela a été rapporté par Al-Boukhariyy dans Al-'Adabou l-Moufrad ainsi que par Ibnou s-Sounniyy. Même Ibnou Taymiyah l'a rapporté dans son livre Al-Kalimou t-Tayyib, La Bonne Parole en page 120 et il l'a approuvé !
Ainsi, les wahhabites déclarent mécréants Ibnou ^Oumar, Al-Boukhariyy ainsi que leur leader Ibnou Taymiyah qu'ils appellent Chaykhou l-'Islam, allez savoir pourquoi puisqu'il est mécréant d'après eux.
5 Les pseudo salafites déclarent mécréants tous ceux qui font le tawassoul par les prophètes, les saints et les vertueux, c'est-à-dire tous les musulmans qui aiment appliquer ce que le Prophète a enseigné.
Voici ce qu'un pseudo salafite Mouhammad Ahmad Bachmil pense des pires ennemis du Prophète : « Il est surprenant et étrange que Abou Jahl et Abou Lahab ont plus de tawhid et ont une foi plus pure que les musulmans qui font le tawassoul par les saints et les vertueux et qui leur demandent d'intercéder en leur faveur à Allah » (dans son livre Kayfa nafhamou t-tawhid c'est-à-dire : Comment nous comprenons le tawhid en page 16). A qui est-t-il donner des leçons de tawhid ?
Le tawassoul n'est pas une association. Sinon Allah ne nous aurait pas incités à rechercher un moyen intercesseur pour se rapprocher de Son agrément : sourat Al-Ma'idah / 35 (ya 'ayyouha l-Ladhina 'amanou-ttaqou l-Laha wa-btaghou 'ilayhi l-waçila) ce qui signifie : « O vous qui avez cru, craignez Dieu et recherchez pour vous rapprocher de Son agrément un moyen intercesseur ».
6 Les pseudo salafites déclarent mécréants ceux qui font le tabarrouk par les traces physiques honorées.
Le dénommé ^Abdou r-Rahman 'Alou ch-Chaykh, le petit-fils de Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab déclare
mécréants les habitants du Cham, du Yémen, de l'Irak et des autres pays
musulmans parce qu'il prétend qu'ils adorent les tombes des vertueux. (dans son livre appelé Fathou l-Majid c'est-à-dire d'après lui : Les connaissance accordées par Allah).
Quant aux gens de Ahlou s-Sounnah eux,
il font le tawassoul partout dans le monde. Le Prophète a enseigné le
tawassoul à cet homme aveugle dont l'histoire est très connue. Dans ce
hadith, il y a dit :
((Çááåãø Åäøí ÃÓÃáß æÃÊæÌøå Åáíß ÈäÈíøß ãÍãøÏ äÈíø ÇáÑøÍãÉ . íÇ ãÍãøÏ Åäøí ÃÊæÌøå Èß Åáì ÑÈøí Ýí ÍÇÌÊí áÊõÞÖì áí))
(Allahoumma 'inni 'as'alouka wa 'atawajjahou 'ilayka binabiyyika Mouhammad nabiyyi r-rahmah. Ya Mouhammad, 'inni 'atawajjahou bika 'ila rabbi fi hajati litouqda li) ce qui signifie : « O Allah, je Te demande et je m'adresse à Toi par Ton prophète Mouhammad, le Prophète de la Miséricorde. O Mouhammad, je m'adresse par toi à mon Seigneur pour mon affaire, pour qu'elle me soit réalisée » jusqu'à la fin du hadith. Ce hadith a été rapporté par At-Tabaraniyy, Al-Bayhaqiyy et Ibnou Hajar. Ibnou Kathir, la référence des pseudo salafites, l'a même cité dans Al-Bidayah wa n-Nihayah.[/list:u]
Regarde bien, toi qui est objectif, comment ces wahhabites déclarent mécréants tous les musulmans et ont même pris le parti de Abou Jahl et Abou Lahab qu'ils ont considéré comme étant des gens de tawhid, des croyants, alors qu'ils étaient les plus grands ennemis de Allah et de Son Messager .
7 Les pseudo salafites prétendent qu'il est interdit d'effectuer le voyage dans le but de rendre visite à la tombe du Prophète . (Voir à ce sujet le livre appelé Fatawa 'islamiyyah c'est-à-dire : Avis de jurisprudence islamiques en page 47).
Un de leurs représentants, Abou Bakr Al-Jaza'iriyy a dit : « Les bêtes égorgées pour nourrir les gens à l'occasion de la naissance du Prophète sont d'une interdiction plus grande que la chair du porc ». il a dit cela à l'occasion d'un soi-disant cours dans la Mosquée du Prophète .
Quant aux gens de Ahlou s-Sounnah eux,
ils considèrent tous que fêter la naissance du Prophète est une bonne
innovation bid^ah haçanah qui a été pratiquée par les musulmans depuis
le sixième siècle de l'Hégire. Les savants de l'Islam dans tous les
pays musulmans l'ont approuvé. Le Hafidh Ibnou Hajar et le Hafidh As-Souyoutiyy ainsi que As-Sakhawiyy
en ont confirmé le caractère permis pour ce qu'il comporte comme
manifestations de joie et de félicité pour sa naissance et pour tout ce
que cette fête entraîne : le rassemblement des gens afin de réciter le
Qour'an et des aperçus des épisodes de sa vie et les exhorter,
l'organisation de chants pour faire son éloge, ces chants qui touchent
les coeurs et les renforcent dans l'amour du Prophète et l'amour de ses
compagnons, ainsi que pour l'incitation à œuvrer pour la
religion.[/list:u]
Ibnou Taymiyah encore lui a dit : « Honorer
la naissance du Prophète et en faire une fête périodique peut être
l'acte de certaines personnes qui auront ainsi une récompense éminente
pour les bons objectifs qu'il comprend et pour l'honneur du Prophète
que cela entraîne » (dans son livre appelé 'Iqtida'ou s-Siratou l-Moustaqim c'est-à-dire : Ce qu'entraîne la voie de droiture, en page 297). Les wahhabites, en interdisant tout cela se sont opposés à leur premier leader Ibnou Taymiyah qu'ils ont déclaré ainsi égaré.
8 - Les wahhabites interdisent l'invocation en faveur du Prophète à haute voix à la suite de l'appel à la prière. Ils prétendent que celui qui le fait doit être exécuté !
C'est effectivement ce qu'a fait leur leader Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab avec un muezzin aveugle qui avait une belle voix. Celui-ci avait récité l'invocation en faveur du Prophète, à haute voix à la suite de l'appel à la prière. Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab a ordonné de le tuer, ce qui fut fait. Ceci a été rapporté par le Moufti des Chafi^iyy à La Mecque Honorée Ahmad Ibnou Zayni Dahlan.
Il est aussi arrivé à Damas, il y a plus de quarante ans qu'un de ceux qui suivaient Al-'Albaniyy et qui était wahhabite s'est opposé à un muezzin sunnite parce qu'il avait récité l'invocation en faveur du Prophète à haute voix à la suite de l'appel à la prière. Il lui a dit : « Ceci est interdit. Ceci est semblable au péché de celui qui pratique la fornication avec sa mère ». Il eut alors lieu des altercations et des coups dans la mosquée. Puis, l'affaire a été exposée au Moufti de la Syrie Abou l-Yousr ^Abidin qui a alors interdit à Nasir Al-'Albaniyy et à son groupe d'organiser des cours et il l'a menacé d'être expulsé de Syrie. Alors, qui sème la fitnah chez les musulmans ?
9 - Les wahhabites considèrent qu'il est interdit de porter un hirz, généralement une feuille qui comporte des 'ayah du Qour'an dans une enveloppe imperméable portée au cou . Ils prétendent que c'est une sorte d'association. (Voir le livre appelé Fatawa Islamiyyah de Ibnou Baz, Al-^Outhaymin et Al-Jabrin en page 28 ) .
Quant aux gens de Ahlou s-Sounnah eux, ils considèrent tous que porter les hirz comportant des 'ayah du Qour'an est permis. La preuve est que les compagnons les accrochaient à leurs enfants. ^Abdou l-Lah le fils de l'Imam Ahmad a dit : « Mon père m'a rapporté de Ach-Cha^biyy qu'il a dit : il n'y a pas de mal à rechercher la protection par des 'ayah du Qour'an que l'on porterait sur soi » (dans son livre Al-^Ilal wa Ma^rifatou r-Rijal qui est un livre comportant des questions et des jugements rapportés de l'Imam Ahmad par son fils ^Abdou l-Lah, page 278-279).[/list:u]
10 - Dans le magazine porte-parole des wahhabites, l'auteur dit : « Le guide précédent des ikhwan, ^Oumar At-Tlimsaniyy est quelqu'un qui prêche l'association. Le Chaykh Haçan Al-Banna est semblable à lui parce qu'il était soufi : il suivait la tariqah Chadhouliyyah. Il en est de même de Sa^id Hawwa, celui qui est connu, car il a fait l'éloge de la tariqah Rifa^iyyah, de même que Moustafa As-Siba^iyy » (numéro 830 du 7 au 13 / 1 / 1996, en pages 10 et 11 en appui à la fatwa de Ibnou Baz qui a déclaré mécréant le partit dit des Ikhwan).
Voyez ce que valent les fatwah de Ibnou Baz, le chaykh des wahhabites ! C'est ce qu'il a déclaré au magazine séoudien Al-MajAllah, numéro 806 du 23 - 29/ 7 / 1995 : "les ikhwan al-mouslimoun n'ont pas la bonne croyance" et ce, parce que d'après lui, les Ikhwan n'ont pas la croyance des wahhabites.
La salafya a aussi à sa charge bon nombre d'innovation, qui vont à l'encontre des pratiques islamique pourtant les plus élémentaires:
* leur interdiction de réciter le Qour'an en faveur du mort musulman
* leur reniement de la prophétie de Adam, de Chith et de Idris ^alayhimou s-salam
* leur interdiction de faire le talqin au mort musulman c'est-à-dire de rappeler les témoignages au-dessus de sa tombe après qu'il a été enterré
* leur interdiction de faire le tasbih à l'aide de la soubhah
* l'interdiction de Al-'Albaniyy de porter des bijoux entourant le membre pour la femme tel que la bague et le collier
* l'interdiction de Al-'Albaniyy de faire les ablutions avec plus de un moudd, c'est-à-dire plus du plein de deux mains jointes de taille moyenne
* Al-'Albaniyy encore lui, rend obligatoire aux habitants de la Palestine de quitter la Palestine (dans un article du magazine jordanien Al-Liwa' du 17 / 7 / 1993 en page 16)
* il interdit la visite des vivants aux morts c'est-à-dire à leurs tombes le jour de la Fête sous prétexte que c'est une mauvaise innovation
* tout comme il interdit la visite des vivants aux vivants le jour de la Fête car cela ne serait pas du tout une sounnah mais plutôt une chose innovée, d'après lui
* Nous mentionnons également la déclaration de mécréance des wahhabites à l'encode Sayyid Qoutb (dans le livre appelé Al-Mawridou z-Zoulal fi r-Raddi ^ala dh-Dhilal en page 315 de son auteur lui-aussi prêcheur des wahhabites, ^Abdou l-Lah Ibnou Mouhammad Ad-Douwich)
* Nous mentionnons aussi leur accord avec l'avis de Ibnou Taymiyah qui prétend que l'enfer a une fin
* Ce n'est pas tout, nous citons, sans aucun commentaire ce qu'a dit Ibnou Baz dans son livre appelé Ar-Raça'il wa l-Fatawa An-Niça'iyyah en page 39-41 : « C'est un devoir de fermer la porte de l'enseignement des femmes aux hommes, même dans le cycle primaire »
22 mai 2008
Maulana Tariq Jameel fait le 1er Muharram 1429Hijri
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20 mai 2008
Maulana Tariq Jameel discours fait le 29th Zil-Hajj 1428Hijri
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19 mai 2008
no comment?!
18 mai 2008
Dire "Sadaqa Allahou al 3adhim" n'est pas une innovation
Les wahabites (salafi) considérent le fait de dire "sadaqa Allahu al-3adhim" après la lecture du coran comme une bid3a, bien que tous les grands récitateurs du coran tels que:
Sheykh AbdasSamad Abdelbassit
Sheykh Khalil al-Houssari
Sheykh al-Manchawi et beaucoup d'autres disent à la fin de leur lecture sadaqa Allahu al-3adhim
et que ces chouyoukh sont les mieux placés pour savoir ce qui doit être
dit ou non concernant la lecture du coran du début jusqu'à la fin car
ils ont tous reçu cette lecture par chaîne de transmission authentique
jusqu'au Prophète
.
Voyons voir ce qu'il en est réellement:
1) Parole du sahabi Abdu Allah ibn 3abbas rapportée par al-Qourtoubi dans son tafsir tome 16 page 188 :
وهاهو ابن عباس يقول هذه العبارة عقب ذكر بعض الآيات ففي تفسير القرطبي 16/ 188 :
( وقال ابن عباس : إذا عسر على المرأة ولدها تكتب هاتين الآيتين والكلمتين في صحيفة ثم تغسل وتسقى منها ، وهي :
بسم
الله الرحمن الرحيم لا إله إلا الله العظيم الحليم الكريم ، سبحان الله رب
السموات ورب الأرض ورب العرش العظيم ( كأنهم يوم يرونها لم يلبثوا إلا
عشية أو ضحاها ) ( كأنهم يوم يرون ما يوعدون لم يلبثوا إلا ساعة من نهار
بلاغ فهل يهلك إلا القوم الفاسقون صدق الله العظيم ) اه
2) L'imam al-Qourtoubi dans son tafsir tome 1 page 27 :
ففي تفسير القرطبي 1 / 27 :
أن الحكيم الترمذي ذكر ذلك بعض آداب التلاوة فقال :
( ومن حُرْمَته إذا انتهت قراءته أن يُصَدِّقَ رَبَّهُ، ويشهد بالبلاغ لرسوله صلى الله عليه وسلم مثل أن يقول: صدق الله العظيم
وبلَّغ رسوله الكريم ويشهد على ذلك أنه حق، فيقول: صدقتَ ربنا وَبَلَّغَتْ
رُسُلُك ونحن على ذلك من الشاهدين اللهم اجعلنا من شهداء الحق القائمين
بالقِسْطِ، ثم يدعو بدعوات ) اه
3) L'imam Abu Hamid al-Ghazali dans al-ihyaa tome 1 page 278 :
وقال الإمام الغزالي في الإحياء وهو يعدد آداب تلاوة القرآن 1/278 :
(الثامن
: أن يقول في مبتدأ قراءته أعوذ بالله السميع العليم من الشيطان الرجيم رب
أعوذ بك من همزات الشياطين وأعوذ بك رب أن يحضرون وليقرأ قل أعوذ برب
الناس وسورة الحمد لله
وليقل عند فراغه من القراءة صدق الله تعالى وبلغ رسول الله صلى الله عليه وسلم اللهم انفعنا به وبارك لنا فيه الحمد لله رب العالمين وأستغفر الله الحي القيوم ) اه
4) L'imam as-Suyuti rapporte un hadith dans son célèbre tafsir ad-dur al-manthur fi at-tafsir bi al-maathur page 552 :
الدر المنثور في التفسير بالمأثور للامام السيوطي ص552
وأخرج
البيهقي في شعب الإيمان عن أبي جعفر قال: كان علي بن حسين يذكر عن النبي
صلى الله عليه وسلم أنه كان إذا ختم القرآن حمد الله بمحامده وهو قائم، ثم
يقول: "الحمد لله رب العالمين، الحمد لله الذي خلق السموات والأرض،
وجعل الظلمات والنور، ثم الذي كفروا بربهم يعدلون، لا إله إلا الله، وكذب
العادلون بالله، وضلوا ضلالا بعيدا، لا إله إلا الله، وكذب المشركون بالله
من العرب والمجوس واليهود والنصارى والصابئين ومن دعا لله ولدا أو صاحبة
أو ندا أو شبيها أو مثلا أو سميا أو عدلا، فأنت ربنا أعظم من أن تتخذ
شريكا فيما خلقت، والحمد لله الذي لم يتخذ صاحبة ولا ولدا، ولم يكن له
شريك في الملك، ولم يكن له ولي من الذل وكبره تكبيرا. الله الله الله
أكبر كبيرا، والحمد لله كثيرا، وسبحان الله بكرة وأصيلا والحمد لله الذي
أنزل على عبده الكتاب إلى قوله: إلا كذبا. الحمد الله الذي له ما في
السموات وما في الأرض الآيتين: الحمد لله فاطر السموات والأرض الآيتين،
الحمد لله وسلام على عباده الذين اصطفى، آلله خير أما يشركون بل الله خير
وأبقى وأحكم وأكرم وأعظم مما يشركون، فالحمد لله بل أكثرهم لا يعلمون، صدق الله
وبلغت رسله، وأنا على ذلك من الشاهدين، اللهم صل على جميع الملائكة
والمرسلين وارحم عبادك المؤمنين من أهل السموات والأرضين، واختم لنا بخير،
وافتح لنا بخير، وبارك لنا في القرآن العظيم، وانفعنا بالآيات والذكر
الحكيم. ربنا تقبل من إنك أنت السميع العليم"
5) L'imam al-Bayhaqi rapporte le même hadith dans son ouvrage chou3ab al-iman tome 2 page 372 :
وقد ورد أن النبي صلى الله عليه وسلم قال ذلك في دعاء ختم القرآن ففي شعب الإيمان للبيهقي2/372 :
أخبرنا
أبو نصر بن قتادة أنا أبو الفضل بن حمرويه الكرابيسي المهروي بها ثنا أحمد
بن نجدة القرشي ثنا أحمد بن يونس ثنا عمرو بن سمرة عن جابر الجعفي عن أبي
جعفر قال : كان علي بن حسين يذكر : عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه كان
إذا ختم القرآن حمد الله بمحامد وهو قائم ثم يقول :
الحمد الله رب
العالمين والحمد الله الذي خلق السماوات والأرض وجعل الظلمات والنور ثم
الذين كفروا بربهم يعدلون لا إله إلا الله وكذب العادلون بالله وضلوا
ضلالا بعيدا لا إله إلا الله وكذب المشركون بالله من العرب والمجوس
واليهود والنصارى والصابئين ومن ادعى لله ولدا أو صاحبة أو ندا أو شبها أو
مثلا أو سميا أو عدلا فأنت ربنا أعظم من أن تتخذ شريكا فيما خلقت
والحمد
لله الذي لن يتخذ صاحبة ولا ولدا ولم يكن له شريك في الملك ولم يكن له ولي
من الذل وكبره تكبيرا ، الله أكبر كبيرا والحمد لله كثيرا وسبحان بكرة
وأصيلا
والحمد لله الذي أنزل على عبده الكتاب ولم يجعل له عوجا *
قيما قرأها إلى قوله إن يقولون إلا كذبا ، الحمد لله الذي له ما في
السماوات وما في الأرض وله الحمد في الآخرة وهو الحكيم الخبير * يعلم ما
يلج في الأرض الآية ، و الحمد لله فاطر السماوات والأرض الآيتين ،
والحمد
لله وسلام على عباده الذين اصطفى آلله خير أما يشركون ، بل الله خير وأبقى
وأحكم وأكرم وأجل وأعظم مما يشركون والحمد لله بل أكثرهم لا يعلمون
صدق الله
وبلغت رسله وأنا على ذلكم من الشاهدين ، اللهم صل على جميع الملائكة
والمرسلين وارحم عبادك المؤمنين من السماوات والأرض ، واختم لنا بخير ،
وافتح لنا بخير وبارك لنا في القرآن العظيم وانفعنا بالآيات والذكر الحكيم
ربنا تقبل منا إنك أنت السميع العليم ... ) اه
6) Le grand moufassir al-hafidh Ibn Kathir dans son ouvrage al-bidaya wa an-nihaya tome 13 page 119 :
وها هو الحافظ ابن كثير يصنع ذلك في موضع مشهور من تاريخه , فعَقِب ذكره بعض الآيات يقول هذه العبارة
ففي البداية والنهاية 13/119 قال :
(
فمن ترك الشرع المحكم المنزل على محمد بن عبد الله خاتم الانبياء وتحاك
إلى غيره من الشرائع المنسوخة كفر فكيف بمن تحاكم إلى الياسا وقدمها عليه
من فعل ذلك كفر بإجماع المسلمين قال الله تعالى أفحكم الجاهلية يبغون ومن
أحسن من الله حكما لقوم يوقنون وقال تعالى فلا وربك لا يؤمنون حتى يحكموك
فيما شجر بينهم ثم لا يجدوا في أنفسهم حرجا مما قضيت ويسلموا تسليما صدق الله العظيم ) اه
La question qui s'impose, c'est de savoir si :
Le sahabi Ibn 3abbas
est-il moubtadi3 et appelle-t-il à la bid3a ?
Le moufassir al-Qourtoubi
est-il moubtadi3 et appelle-t-il à la bid3a ?
Le moufassir Ibn Kathir
est-il moubtadi3 et appelle-t-il à la bid3a ?
Le hafidh et moufassir as-Souyouti
est-il moubtadi3 et appelle-t-il à la bid3a ?
Le grand hafidh al-Bayhaqi
est-il moubtadi3 et appelle-t-il à la bid3a ?
Le grand imam al-Ghazali
est-il moubtadi3 et appelle-t-il à la bid3a ?
17 mai 2008
Wahabis (salafs) prédit dans les Hadiths !
Frère ! Tu trouveras ici les réponses à tes questions concernant un "Texte compilé d'un livre par Allama Arshdoul Qadri". Le titre : Wahabis prédit dans les Hadiths !
Aussi : A l’auteur d’écrire notamment[1] :
Prophétie.
Le Saint Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) a prophétisé que beaucoup d’individus et de sectes religieuses causeront des dissensions et du tort jusqu’au Jour du Jugement. Il a particulièrement fait référence au mouvement Wahabis (Tableeghi).
Rappel : Le fait de propager, de transmettre quelque chose, de diffuser en l'occurence l'Islam à d'autres, n'est pas l'apanage d'un groupe particulier, il est le devoir de chaque soumis en particulier. Secundo : le mot arabe "tabligh", "tablighi" ne se trouve-t-il pas employé à notre époque : en librairie, au sein de groupes ou d'associations, sectes, lieux de Culte, etc. ? Troisièmement : A partir de là donc pas étonnant qu'une secte comme le wahhabisme se livre, elle aussi, à ce genre de pratique d'autant qu'elle dispose de moyens financiers et humains très importants. Quatrièmement : toutefois il serait une erreur importante de croire que cette secte à un lien quelconque, de près ou de loin, avec un groupe de la propagation de l'Islam comme le "groupe de transmission" (djamaat-tabligh). Origine : Hindoustan (Inde). Au contraire, ce dernier ne reproche-t-il pas à celui-ci d'appartenir ou de renfermer en son sein de nombreuses gens du monde du Soufisme ?
Premier Hadith.
L’Imam Boukhari (que Dieu l’agréé) cite ce hadith d’Adboullah Ibn Omar (que Dieu l’agréé) dans lequel le Saint Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) dit: "Un jour le Saint Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) pria pour la Syrie et le Yémen alors que quelques gens du Najd étaient présent dans l’assemblée. Ils demandèrent au Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) de prier aussi pour le Najd. Le Saint Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) continua en priant ainsi: "Oh Allah fait descendre Tes Bénédictions sur la Syrie et le Yémen." Les gens du Najd insistèrent auprès du Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) pour qu’il leur accorde une prière pour le Najd. Le Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) dit: "C’est un endroit de perversion d’où s’élèveront les cornes de Satan." (Boukhari Sharif)
Il peut
être déduit du hadith cité ci-dessus que le Najd n’est pas un endroit bénit
mais un lieux de maux et de perversion. Le Najd a été privé des prières du Saint
Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) et c’est sans aucun doute pour cela que
cette région a le saut de la misère et de l’infortune. Espérer quelques biens
venant du Najd va contre la volonté de Dieu. Le mot Arabe utilisé dans le hadith
ci-dessus est "Qarnouch Shaitan" ce qui veut dire, "la corne
de Satan". Mais le "Misbahoul Loughaat" un dictionnaire imprimé
a Déoband donne la signification suivante: "Celui qui suit les conseils
de Satan." (Misbahoul Loughaat, page 663). Ainsi nous apprenons qu’un groupe
Najdee-Wahabis émergera comme l’indiqua le Prophète (Paix et Bénédiction sur
lui) et ce groupe suivra le conseil de Satan, (Satan refusa de respecter les
Prophètes (Paix et Bénédiction sur eux) et les Saints, en refusant de se prosterner
devant Adam, ceci est mentionné dans le Coran).
Ce groupe dévastera le monde Musulman. Nous sommes à présent témoin
de l’émergence des Wahabis qui, avec l’assistance des pétrodollars, envahissent
le monde musulman et le corrompe en le forçant à accepter le Wahabisme comme
version officielle de l’Islam.
Le Wahabisme est une maladie, mais beaucoup s’égarent en croyant
qu’il est une guérison pour la communauté de l’associationnisme, la mécréance
et l’innovation et qu’il est un mouvement revivifiant. Ceci est contre les Hadiths.
Regarder la position géographique du Najd, il s’étant à l’est de Médine. Le
Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) a montré la direction de l’est et a dit:
"Là, est la direction d’où émergera la fitna (perversion)."
Second Hadith.
Abdoullah Ibn Omar (que Dieu l’agrée) rapporte dans le Mouslim Sharif: "Le Saint Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) sortit un jour de la chambre de sa femme, Hazrat Aïcha (que Dieu l’agrée), puis pointa son doigt en direction du Najd et s’exlama: "C’est le centre de la mécréance d’où la corne de Satan s’élèvera." (Mouslim Sharif, vol 2 page 394)
Troisième Hadith.
Allama Dahalan rapporte un hadith authentique dans son livre (Ad Darous Sounnah) qui a été tiré du Sihaah. Le Saint Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) a dit: "Il s’élèvera un groupe de gens de l’est qui réciterons le Saint Coran, mais hélas le Coran ne dépassera pas leur gorge. Ce groupe ne cessera de s’accroitre jusqu’au jour du jugement, et finalement il s’élèveront avec le Dadjal. Leur principal signe est qu’ils s’assiéront en groupe (Halqa)." (Boukhari Sharif vol 3)
Il devrait être reconnu du hadith ci dessus que le centre de la mécréance et de Satan est situé à l’est de Médine. On peut aussi remarquer que du Najd, qui s’étend à l’est de Médine, viendra un groupe, soit disant, musulman qui récitera le Coran qui n’ira pas plus loin que leurs gorges. Ils inviteront des masses de gens vers le Saint Coran et vers la religion. A présent, si on examine attentivement la situation, on peut observer sans aucune crainte de contradiction que cette référence n’est pour aucun autre groupe que le notoire "Tableegh Jamaat" dont une main est implanté à Delhi et l’autre au Najd (Riyad).
Nous dirons : Référence et interprétation boiteuses. Il faut ajouter à cela que le Wahhabisme[2] est beaucoup plus ancien et que depuis son apparition en terre d'Arabie, il a beaucoup évolué. Il est devenu maintenant une cause nationale en Arabie. Il dispose aussi de moyens financiers et humains très importants pour régner sur l'Arabie toute entière et au-delà de ses frontières. Sa main a toujours été sur Najd, l'Arabie. Il s'est installé, d'une façon définitive, après la chute de l'Empire ottoman et avec l'assistance des gens de la Bible d'Angleterre. Et il est en opposition radicale avec ce qu'on dit ou pourrait dire sur le "groupe" implanté à Delhi. Lequel n'est lié avec personne... Il est important d'être clair dans ce domaine pour éviter toute confusion dans la tête de nombreuses personnes. De plus, si certaines personnes participent aux activités de la Propagation, cela signifie nullement que toutes les autres personnes sont comme elles, pensent comme elles. De même que ces gens en entrant dans ce groupe ont gardé leurs anciennes croyances.
Un autre signe et donné pour reconnaître se groupe particulier. Ils seront si ponctuels et dévoués dans leurs prières qu’on se sentirait honteux de comparer notre propre prière à la leur.
Nous dirons : Ne reconnaissez-vous pas par là que l'obligation de la Prière, en groupe et à l'heure, est délaissée par ceux et celles qui vous suivent ? Ponctuel où ? Chez eux en Arabie... En Europe, la règle semble être tout autre. Et Dieu est plus Savant !
Il est évident que ses "qualités" prévales dans le Tableegh Jamaat. Par exemple, vous serez d’accord qu’il y a des milliers et même des millions de musulmans qui accomplissent la prière depuis plus de quarante ou cinquante ans et qui ne possèdent toujours pas le signe de la prosternation sur leur front, alors que l’on constate avec étonnement que les "dévots" du Tableegh ont déjà cette marque après quelques semaines ! La raison de ceci est très claire, ils frottent délibérément leur front sur le tapis de prière pour obtenir une telle marque. Ceci pour que les musulmans voit leur, soit disante, piété.
Nous dirons : Même un bon médecin ne pourraît croire à de pareils âneries ! Se frotter le front sur un tapis n'est nullement recommandé en prières. De plus aucun tapis, si tapis il y a est semblable. Certains sont doux, d'autres beaucoup moins. D'un bout de la planète à l'autre, rien est semblable. alors pourquoi ce procès d'intention ? Cette polémique ? Fondé sur aucune preuve scientifique ou autre.
Un autre signe
de ce groupe est qu’ils considéreront tous les autres comme leur étant inférieur,
même les gens de la haute société seront regardé de haut . Le signe le plus
visible est qu’ils essayent constamment de dégrader les Prophètes et les Saints
(Paix et Bénédiction sur eux tous).
Ces signes prévalent parmi le Tableegh Jamaat. Ils regardent de
haut tous les musulmans sunnites qui sont, sans aucun doutà, a coté d’eux de
Vrais Musulmans. Ils provoquent ouvertement les Ouléma et les Imams. Ils engagent
des discussions et argumentent sur des sujets qu’ils ne comprennent pas et sur
lequels ils n’ont aucune connaissance et ont l’audace de dégrader le Statut
et la Gloire du Très Saint Prophète Mohammad (Paix et Bénédiction sur lui).
Nous dirons : cela est particulièrement vrai s'agissant de ceux et celles se réclamant du Wahhabisme, Salafisme ou Taimiyisme (ibn Taimiya)... Nullement de ceux et celles suivant le "groupe de propagation" de Delhi. L’humilité étant de rigeur. Le dire et prétendre le contraire, n'est-ce pas les faire menteurs ?
Dans le cinquième Hadith il est mentionné qu’un autre signe notoire de ce groupe et qu’ils verseront le sang de nos frères en Islam alors qu’ils n’auront aucune dispute avec les idolâtres. Ce signe est évidemment aussi présent dans le Tableegh Jamaat. On à souvent entendu ou été témoin que dans une certaine mosquée du Tableegh Jamaat il y a eu une dispute, que des gens sont venu avec des bâtons, des chaînes ou des couteau. On peut également remarquer que partout où ils se battent, c’est toujours contre des musulmans et jamais contre les mécréants et les polythéistes. Lorsqu’ils sont confrontés aux mécréants ou aux polythéistes, ce qui est très rare, ils s’enfuient, "la queue entre les jambes". Ceci est également vrais en Inde, durant les conflits entre Hindous et les Musulmans.
Nous dirons : Encore une fois, il ne peut s'agir que du monde Salafite. Lequel regroupe en son sein des gens de tout horizon : wahhabites, taimiyites, frères, musulmans, etc. Et dans ce genre de groupe l'emploi de la force est de rigueur. On l'a vu en Egypte, en Arabie, en Châm (Liban), Asie centrale, etc. Car de telles pratiques sont incompatibles avec l'enseignement de celui qui sort dans le chemin de Dieu. On semble imputer à un groupe ce qui appartient en vérité à un autre, à d'autres... A cela, il n'existe pas de Mosquée du "groupe de la Propagation". Mais certaines Mosquées qui portent toutefois ce nom, ce qui fait et peut faire entretenir un doute dans l'esprit de bon nombre de gens. Quant aux problèmes de l’Inde, il est local et appartient au monde indien. Ce problème serait trop long à aborder ici.
Dans le sixième hadith il est mentionné qu’un des signes particulier de ce groupe et qu’ils se raseront complètement la tête. Cet acte est reconnu comme étant le signe des gens du Tableegh. A tel point qu’ils conseillent également à leurs "disciples" de se raser également la tête.
Nous dirons : Se raser la tête est un phénomène de mode à notre époque. Aussi bien chez les gens de l'Islam ou bien d'autres religions. Chacun le pratique selon une intention bien particulière. Est-ce par mode ? Est-ce par Tradition ? Est-ce par signe distinctif, voulant par là démontrer qu'on fait parti de telle secte ou tel groupe ? Avant d'avancer n'importe quoi, ne serait-il pas bon de faire attention à ce qu'on dit ? D’autant que pareille pratique n’est nullement de règle chez toute personne sortant dans le chemin de Dieu. Si elle le fait, elle le fera en son âme et conscience, sur une recommandation, une exigence quelconque. Tel n’est pas le cas d’autres gens se tournant vers les sectes comme le Safisme et ses ramifications. Et Dieu est plus Savant !
Un fait étrange.
Le mot
Arabe "Thaleeq" (raser) comme il est utilisé dans les hadith doit
être pris en considération.
La traduction commune du mot Thaleeq, est, se raser entièrement
la tête. Les savants de Déoban (école qui dispense la connaissance islamique,
en Inde) donnent à la page 148 du livre "Misbahoul Loughat" la signification
suivante: "Tourner autour ou s’asseoir en cercle." Cette traduction
va comme un gant au mouvement du Tableegh Jamaat, une traduction les décrit
entrain tourner et une autre indique qu’il s’assoit en cercle, comme ils le
font dans les mosquées en faisant la lecture du livre et ceci comme un groupe
détaché des autres priants. Ils interrompent les Imams avec lesquels ils ont une
attitude arrogante et hautaine. Ils ne lisent jamais le Coran, ils aiment par
contre le livre écrit par Molwi Zakariya. Ils ne participent jamais aux récitations
du Coran organisées dans les mosquées durant certaines nuits. Si l’Imam dispense
un enseignement sur le Fiqh (connaissance) , les Hadiths, un commentaire du
Coran ou même un Zikr (séance de rappel), ces gens ni prennent jamais part.
Comme s’ils étaient des supers Musulmans et alors que tous les autres étaient
de bases classes !
Ces Tableeghis sont programmés partout dans le monde à se comporté
de cette manière. Cela n’est pas particulier à un pays, mais une stratégie globale
pour déstabiliser les musulmans. L’ouest anti Musulmans a réalisé qu’ils ne
pouvaient pas casser les musulmans de l’extérieur. Ils devaient utiliser un
groupe d’hypocrites, qui utiliseraient les ressources financière de l’ouest
et se faufileraient dans la société Musulmane la démontant et la fragmentant
de manière systématique Et souvenez vous que tout ceci est fait au nom de l’établissement
de la sounnah et de la Voie Bénie de notre Bien Aimé Envoyé de Dieu (Paix et
Bénédiction sur lui) comme ils le prétendent !
Nous dirons : Le mot arabe pour désigner le cercle ou réunion de personnes (en cercle) est halqah ou tahallaqa. Quel rapport y a-t-il avec la tête (son rasage) et ces réunions en cercles à la Mosquée, chez soi ou tout autre lieu ? Secundo : de pratique, les gens de la Propagation (tabligh djamaat) n'ont pas l'habitude d'interrompre les Imams ou tout autre personne, et d'avoir en plus avec eux une attitude arrogante et hautaine. Cette pratique, par contre, est courante chez les gens du Salafisme : Wahhabisme, Taymiyiste, etc. Soit chez ceux qui détestent, de près ou de loin, le Soufisme. Troisièmement : Parmi leurs pratiques existent, régulièrement, la lecture du Coran. Deux parties quotidiennement. Encore une information qui échappe à l'auteur de ces lignes. Quatrièmement : Le livre du Mohaddice, Molvi Zakariya (que Dieu lui fasse miséricorde !) n'est nullement un ouvrage aimé plus que le Coran. Il n'est qu'un support pour les bonnes pratiques de l'Islam. Et aucun lecteur ne le contestera. Enfin, " la lecture du livre et ceci comme un groupe détaché des autres priants" n'est nullement dans un but de faire bande à part. Mais, dirons-nous, seulement pour éviter toute perturbation dans le lieu de prières. Cinquièmement : La dispense de cours tel que " le Fiqh (connaissance) , les Hadiths, un commentaire du Coran ou même un Zikr (séance de rappel)" concerne l'ensemble des priants. Aussi l'invitation lancée les concerne tous. Toutefois les causes qui font que certaines personnes refusent ou n'assistent pas ou ne croivent pas l'utilité de s'y asseoir, peuvent être multiples. Il faut être prudent avant d'avancer ou de prétendre n'importe quoi. Ex.: Le Maître n'a pas les compétences demandées. On remarque chez lui de nombreuses innovations, etc. La prudence doit être de mise.
Huitième Hadith.
Le Hadith
suivant est rapporté par Hazrat Abu Naim (que Dieu l’agréé) dans son livre intitulé
"Huliya". Hazrat abu Oumna Bahili (que Dieu l’agrée) rapporte que
le Saint Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) dit: "Avant le Jour de
la Résurrection, ils (les membres du Tableegh Jamaat) se répandront et attaqueront
amèrement comme de petits et de gros insectes. Quiconque sera témoin de cela
devra chercher refuge auprès de Dieu. (Huliya)
Hazrat Hassan Basri (que Dieu l’agréé) a rapporté le Hadith suivant:
"Le Saint Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) a dit: "Viendra un
temps ou les gens parleront des affaires mondaine dans la mosqué et que lorsque
cette période arrivera, éloignés vous de ces gens parce que Dieu n’a aucune
relation avec eux." (Mishkat)
Le Hadith si desus fait état de ce groupe, composé de jeunes à
la capacité mentale et de compréhension faible. Si quelqu’un désir avoir une
confirmation de ceci, qu’il se rende à un de leur rassemblement pour les observer.
Il y trouvera des gens de ces deux catégories. Vous remarquerez aussi qu’un
grand nombre de gens ignorants rejoignent le Tableegh Jamaat avec l’idée en
tête qu’ils rendent un grand service à l’Islam. Vous y trouverez également un
groupe de petits enfants des écoles des collèges, des madrassats et un public
général qui sans penser, ni même réfléchir, se joint au Tableegh Jamaat en étant
certain qu’ils rendent un grand service à l’Islam. Ces individus à l’esprit
simple et innocent deviennent involontairement et inconsciemment la cible de
leur tromperie et de leur fraude. Ainsi, beaucoup de jeunes et de personnes
ont inconsciemment rejoint le Tableegh Jamaat à cause de leur méthode d’égarement[3].
Dans le Huitième hadith, il est dit qu’avant le Jour du Jugement
les "Mollahs" se multiplierons comme des insectes et les mosquées
deviendront des pavillons de village, des clubs ruraux. Il est évident que si
l’on observe, ou que l’on en fait l’expérience, le Tableegh Jamaat et une image
vivante de cette prophétie. Très nombreux son ceux qui, simplement en lisant
quelques pages du ‘Tableeghi Nissab" (les enseignements de l’islam) deviennent
automatiquement des mollahs ou des savants[4].
Ces, soit disant, "mollahs" montrent à présent beaucoup de non respect
aux vrais savants, qui ont passés la plus grande partie de leur vie à rechercher
la science et la connaissance de l’Islam dans les collèges et les université
les plus réputées.
Les mosquées sont maintenant devenues des centres d’activités variés
à coté de l’adoration. Les membres du Tableegh Jamaat ont transformés les
mosquées en hôtels, avec cantines et dortoirs, et autres affaires mondaines. Cette mauvaise
attitude envers la mosquée choc et décourage.
Nous dirons : Les gens qui sortent dans le chemin de Dieu exaspèrent bon nombre de gens. Tant de leur entourage que d'autres personnes. Pour les gens du Wahhabisme ce sont des gens liés au Soufisme ! ? Pour les gens du Soufisme, ce sont des gens liés au Wahhabisme ! ? Pour les gens de la Science, ce sont des ignorants ! ? Chacun qui ne connaît pas ce travail, essaie de décrire l'impossible. Pourtant, et à l'inverse du Wahhabisme ou d'autres sectes, organismes, associations, ils ne disposent d'aucun financement. Chacun sortant de sa poche l'argent nécessaire pour son voyage, son manger, ses besoins personnels. Secundo : l'ouvrage du Mohaddice, Molvi Zakariya (que Dieu lui fasse miséricorde !), "Tableeghi Nissab" (les enseignements de l’islam) a des effets bénéfiques puisqu'à travers lui des gens reviennent à Dieu, à la pratique de la Religion, et deviennent enfin de futurs Savants (urdou, mollahs) de la Communauté. En aucune façon le but recherché est de manquer de respect envers d'autres Savants, des gens très anciens dans la Science, reconnus comme tels... Prétexe avancé peut-être par certains : ils ne sortent pas, comme eux, dans le sentier de Dieu ? ! ou tout autre prétexe invoqué. Troisièmement : Cette pratique redonne vie aux Mosquées, aux Lieux de Culte. Certains approuvent, d'autres sont plus réservés, d'autres sont d'opposants farouches. Reproches d'opposants : vous avez transformés les lieux de Culte en "hôtels, avec cantines et dortoirs, et autres affaires mondaines". Ce qui est faux. L'hôtel est un endroit payant pour un but bien précis. Cantines et dortoirs de même. Quant aux lieux de Culte, le "retraite spirituelle" est chose recommandable et recommandée. Surtout à une époque où notre religion, sa pratique est en chute libre. La loi le permet à toute période de l'année. Elle permet alors à celui qui la pratique d'y dormir et d'y manger. Tout cela selon des règles bien précises. Alors pourquoi cette protestation ? Cette polémique ? Enfin loin de toute personne sortant avec sincérité dans ce sentier, de parler dans ces lieux bénis des choses mondaines. Le prétendre n'est-ce pas les faire mentir ?
Neuvième Hadith.
Sayed Allama
Dahlan (que Dieu lui fasse miséricorde) rapporte dans son livre "Addarus
Sounnia" un Hadith authentique du Saint Prophète (Paix et Bénédiction sur
lui): "Il y aura un groupe de gens qui émergera de l’est. Ils réciteront
le Coran mais il n’ira pas plus loin que leurs lèvres. Ils tourneront le dos
à la religion et n’y reviendront pas. Une de leur caractéristique et que leur
tête sera rasé." (Addarus Sounnia page 49).
Du Hadith ci-dessus on notera que depuis qu’ils ont déviés de la
vérité il leurs est impossible de revenir au droit chemin. Pour lever les doutes
tout un chacun peut essaye de raisonné mille fois un des membres de ce groupe
"Tableegh Jamaat" et essayé de le sortir de sa fausse croyance et
de lui faire comprendre qu’il ne doit pas s’associer avec ceux qui dégrade le
Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) et de croire au vrais statut des Saints
de Dieu. Vous remarquerez avec surprise que votre appel tombera dans des oreilles
sourdes et qu’ils ne reviendront pas à la vérité et n’essaieront même pas de
raisonner[5].
Nous dirons : Les gens du Wahhabisme se sont donnés comme doctrine de combattre les Savants des quatre Ecoles juridiques et de combattre les Saints (aouliya) et leurs disciples. Tel n'est pas le but du "groupe de la Propagation". Dans ce groupe, ces deux choses "Ecoles" et "Saints" sont considérés comme sujet à ne pas aborder. Pour éviter d'envenimer ou d'enflammer les foules et les débats pour rien. Donc, il serait important de faire une nette différence entre eux et les gens du Wahhabisme (et toutes autres sectes).
Mouhaddith Kabir Imam Abu Ya’la (que Dieu lui fasse Miséricorde) rapporte un hadith de Hazrat Annas bin Malik ( que Dieu l’agrée) et l’auteur de Ibriz qui dit: "Hazrat Anas bin Malik ( que Dieu l’agréé) rapporte qu’a Médine, vivait un jeune très pieux. Un jour nous avons fait référence à ce jeune devant le Saint Prophète (Paix et Bénédiction sur lui), malgré la description des traits de caractères du jeune fait au Prophète (Paix et Bénédiction sur lui), il fut incapable de savoir de qui il s’agissait. Quelques jours plus tard alors que nous étions en compagnie du Saint Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) le jeune homme passa. En voyant le jeune homme, le Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) s’exclama: "Je vois les croûtes de Satan sur son visage. Le jeune s’approcha du Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) et le salua. Le Saint Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) lui dit alors: "N’est il pas vrais que tu pense qu’il n’y a personne de mieux que toi ici?" Le jeune répliqua: "Oui, ces pensées sont passées dans mon esprit." puis il marcha jusqu’à la mosqué. Le Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) demanda alors, qui allait tuer cette personne. Abu Bakr se porta volontaire. En entrant dans la mosqué Abu Bakr vit que le jeune faisait sa prière et se rappela une parole (hadith) du Saint Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) qui prohibait de tuer quelqu’un pendant qu’il faisait sa prière. Il retourna donc auprès du Saint Prophète (Paix et Bénédiction sur lui).
Le Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) demanda encore qui voudrait tuer ce jeune, cette fois Omar ibn Kattab (que Dieu l’agréé) se porta volontaire, lorsqu’il entra dans la mosquée il trouva le jeune prosterné et eut les mêmes pensées qu’Hazrat Abu Bakr (que Dieu l’agréé). Il retourna au Prophète (Paix et Bénédiction sur lui). Pour la troisième fois le Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) demanda qui allait tuer ce jeune, cette fois c’est Ali (que Dieu l’agréé) qui se porta volontaire, le Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) dit: "Tu le tuera certainement si tu le trouve."
Lorsque Hazrat Ali (que Dieu l’agréé) entra dans la mosquée, il fut surprit de voir que le jeune n’y était plus. Il retourna lui aussi auprès du Prophète (Paix et Bénédiction sur lui). Le Saint Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) dit: "Si seulement l’un de vous l’avait tué, toute la perversion (fitna) dans ma communauté jusqu’au Jour de la Résurrection aurait été effacé et personne de ma communauté ne se serait battu." (Ibreez Sharif, page 277, auteur: Allama Sha Abdoul Aziz Dabbaag (que Dieu lui fasse Miséricorde)).
Nous dirons : Est-ce une invitation à la guerre ? Non. Alors pourquoi se servir de telles paroles à l'encontre de ceux et de celles qui veulent faire revivre l'effort du Prophète de l'Islam et se réformer ? Et pourquoi les représenter sous des formes aussi hideuses ?
Le Saint Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) informa ces compagnons que: "Parmi ma communauté s’élèvera un groupe de gens qui récitera le Coran invitant les gens avec de bonnes paroles. Ils seront ponctuels dans leurs prières, ne pensant qu’au jeûne, mais malgré ceci ils n’auront aucune relation avec l’Islam. Confus les compagnons demandèrent au Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) de leur donner un signe pour reconnaître ce groupe de gens particulier, . Le Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) leurs répondirent: " Ils auront les têtes rasées et ils s’assiéront en cercle.
Prions
tous avec ferveur Dieu le Très Haut, avec la grâce et les bénédiction du Saint
Prophète (Paix et Bénédiction sur lui), qu’Il accorde sa protection à tous les
vrais musulmans de cette fausse secte égarée.
Je vous invite à être impartiale et à vous poser une question.
Qui est ce groupe que le Saint Prophète (Paix et Bénédiction sur
lui) a décrit si vivement dans beaucoup de Hadiths ?
Est ce si difficile de les reconnaître ?
Sans aucun doute ses dires prophétiques sont un portrait précis
du "Tableegh Jamaat".
Nous dirons : Que Dieu nous protège d'une telle interprétation ! Comment des gens qui pratiquent et veulent du bien pour les autres, peuvent-ils être traités de cette façon ? Quand ces gens sont apparus sur différents points de la planète, alors certaines gens se sont sentis en danger. Ils ont eu peur que leur influence diminue, que leur prestige disparaisse, que les gens les abandonnent à cause de leurs mauvaises actions. Abandonnent ce qu'ils suivent. D'où leurs réactions parfois bizarres, violentes voire leurs menaces. Dans les Confréries, le reproche fait par certains, porte surtout sur le goût qu'ont certains sur les ramifications de l'Islam beaucoup plus que sur les obligations divines, elles-mêmes. Ex.: la Prière (obligatoire) à la Mosquée et en groupe. Secundo : D'une méconnaissance pour certains, notamment de personnes se disant responsables, de la loi divine[6].
Sommaire des Hadiths.
L’homme
qui manqua tant de respect au Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) était de
la tribu des Banis Tamin. Le Prophète (Paix et Bénédiction sur lui) a prédit
que le groupe Wahabis qui causera tant de fitna (perversion) sera de la descendance
de cet hypocrite.
Allam Dahlan le célèbre historien de notre temps écrit: "Zoul
Khouwaisra était de la tribu des Banis Tamin ainsi que ibn Abdoul Wahab Najdi."
(Addarous Sounniah, page 51).
Ces Hadiths ne conviennent
certainement pas aux Kharajis parce qu’ils ne sont pas de la descendance de
Bani Tamin.
Sha Abdoul Haqq le grand Mouhaddith de Delhi écrit: "les Kharajis
n’étaient pas les descendant de Zoul Khouwaisra." (Ashtoul Manaat, commentaires
sur Mishkat page 535).
Mawlana Mohammad Ali Jauhar a fait les observations suivantes sur
le "Wahabis Najdee Jamaat": "Les mains du Najd et de Najdis sont
rouges du sang des musulmans. Ceci est leur seul exploit. Maintenant, ils sont
hostile aux Yéménites et la guerre est près à éclater." (Maqaalaate Mohammad
Ali, partie 1 page 37)[7]
Conclusion : Il y a une méprise de la part de bon nombre de gens concernant le "groupe [dit]de Propagation" de Delhi. S'il a (et aura) toujours ses amis et sympathisants, il aura toujours, et parallèlement à cela, ses opposants et adversaires. Secundo : Ce groupe n'est ni apparenté ni a une main à Nejd ou ailleurs. D'ailleurs n'est-il pas interdit (de nos jours) en Arabie ? Troisièmement : Groupe mal aimé. Des sectes comme le Salafisme, le Taimiyisme, le Wahhabisme, etc., n'ont aucune sorte d'amitié envers ce groupe. Qu'on relise les paroles de leurs "Macheikh" (Maîtres) les concernant. Elles sont d'une violence sans pareille, inouïe. Ce sont, y dit-on, des "égarés", des "associateurs", des "novateurs", etc. Et le semblable de ces paroles ne se retrouve-t-il pas aussi dans d'autres sectes, chez d'autres groupes de gens ? Quatrièmement : L'Hindoustan (l'Inde) est un pays aux sectes multiples. Le "groupe de la Propagation" n'allait-il pas prendre un essor en Inde et dans le monde bien sous-estimé ? N'a-t-il pas pour but de faire revivre l'effort du Prophète de l'Islam et de se réformer ? N'a-t-il pas un rôle, au sein de la Communauté, de fédérateur ? de rassembleur ? Cinquièmement : Partout se formera les sympathisants comme les opposants. Ceci se retrouvera au sein des Savants des Ecoles comme au sein du Soufisme, des Confréries. Comme au sein d'autres groupes et d'autres gens. Sixièmement : le but de tout opposant n'est-il pas d'éteindre la lumière divine (Coran IX 32) ?
Quant à l'attitude à prendre face à celui qui conteste
le chemin de Dieu, elle est la suivante : « Prends le meilleur[8],
et commande le connu[9],
et laisse les ignorants. » (Coran VII 199).
Car crois-moi, l’auteur de ces lignes fait réellement partie des ignorants
! A bon entendeur, Salut !
Et la prière et le salut soient sur notre maître Mohammad. et sur sa famille et ses compagnons. Et loué soit Allah, Seigneur des Mondes !
[1]
Vous pouvez retrouver l’intégralité du texte à :http://www.naqshbandi.net/haqqani/Lang/french/wahabis.htm
[2]
ou Wahabisme.
[3]
Ceux qui commandent le bien ne peuvent égarer autrui.
[4]
Nullement. La règle enseignée est tout autre. On peut parler tout au plus
de cas isolé.
[5]
De notre temps bon nombre de gens prétendent aimer le Prophète et les Saints.
Toutefois, s’ils entrent dans la Mosquée, ils y entrent du pied gauche !
Ils sont imberbes ! S’habillent et mangent comme les insoumis !
Que faut-il penser d’eux ?
[6]
fléau qui menace chacun de nous. La méconnaissance de la loi divine.
[7]
Cela s’adresse aux gens de cette partie du monde, non aux gens de Delhi, aux
gens qui suivent le Cheikh Mohammad Eliyas (que Dieu lui fasse miséricorde !).
[8]
du caractère des gens, leurs actions, sans aucun espionnage. Autre sens :
le superflu de ce qui reste de ... ; ou : fais grâce !
[9]
c'est-à-dire tout de ce que reconnaît la Loi. Selon 'Ata. soit : Point de
dieu excepté Allah !
Liens :
Le Tabligh une innovation ?
A éviter :
Les forums traitant de ce sujet. Cause de discussion qui
n'apporte rien sinon haine et inimitié entre les gens ignorants, insouciants
et inconscients. Fait le jeu des opposants et adversaires de la Religion
divine : l'Islam. Fait la joie des taghoûts et hypocrites de la
Communauté.
A éviter : un
pseudo-mohahhadice, maître des paroles prophétiques : Al - Albani ? Un
exilé qui tenta de semer division et discorde en terre de Châm, sa terre
d'accueil après son expulsion d'Arabie. Qui se prétendait meilleur et plus
intelligent de tous les pieux Savants de cette région du monde Qui
avait, au passage, une sainte horreur des Écoles juridiques, des Saints de
l'Islam, et surtout de toute transmission (tabligh) de la Religion divine par
les Frères des Indes (Hindoustan, Pakistan, Bangladesh, Népal, Ceylan).
Invité, dit-on, une fois à une confrontation, à Damas, avec les Savants ;
il se déroba... Le Docteur Bouti Ramadan (Syrie) a répondu à ses
prétentions de "pas d'écoles juridiques" en Islam. "Pas
d'acception" de suivre une des quatre grands Imams de la Communauté.
Fondateur d'une secte qui porte son nom, ses adeptes lui vouent une dévotion
toute particulière, et comme lui sont connus pour être des gens rigoristes,
fanatiques, refusant tout dialogue avec ceux et celles qui refusent leur voie
(ou minhâdj) !
Voir une de ses
prétendues recommandations que recommande vivement ses adeptes :
Description des pratiques de cette secte (!!!), en apparence anodine + Conseil
du Cheikh Al - Albani (!!!) qui démonte et casse dans le fond et la forme la
Jama'ah at-Tabligh !
16 mai 2008
le prophête n 'est pas la meilleur des créatures???!!!!!
IBN OTHAYMINE Le Prophète n'est pas la meilleure créature de Dieu

Les chouyoukh des wahabites ont des fatawa qui laissent les musulmans perplexes envers leur vision du fiqh et du tawhid.
Parmi ces fatawa, la fatwa du chaykh al-3uthaymin qui refuse de dire que le prophète
est la meilleure des créatures car, selon lui, aucun texte ne nous serait parvenu sur le sujet.
Il
dit cela en réponse à la question dans laquelle il est dit qu'on ne
pouvait le dire vu qu'on ne connait pas toutes les créatures d'Allah
. 
D'ailleurs....al-Albany a également la même position qu'Ibn 3uthaymin.

Réfutation avec des preuves:
Le plus triste dans cette histoire c'est de voir de nombreux musulmans qui ne sont même pas choqués par de telles affirmations. Il fut un temps où on finissait en prison pour hérétisme quand on tenait de tels propos.
Ibn `Abbas (RA) a dit: "Allah a préféré (faddala) Muhammad par rapport à tous les prophètes et tous les occupants des cieux (les anges)."
[rapporté de `Ikrima par al-Darimi dans la Muqaddima de son Musnad avec une chaîne authentique selon Shaykh `Abd Allah al-Talidi (Tahdhib al-Shifa' p. 167), al-Bayhaqi dans Dala'il al-Nubuwwa, `Abd ibn Humayd dan son Musnad, Abu Ya`la dans son Musnad, Ibn Abi Hatim dans son Tafsir, al-Tabarani dans al-Mu`jam al-Kabir (volume 11 page 240) avec une chaîne de narrateurs très fiables selon al-Haythami dans Majma` al-Zawa'id (8:254), al-Hakim dans al-Mustadrak (volume 2 page 350 = edition 1990 volume 2 page 381) dans lequel il le déclare sahih et al-Dhahabi l'a corroboré, Ibn Marduyah dans son Tafsir, al-Qadi `Iyad dans al-Shifa' dans "narrations authentiques et célèbres à propos de son statut et son rang grandioses auprès de Son Seigneur" (partie 1, chapitre 3), et Ibn Kathir dans son Tafsir.]
Al-Sawi (mort en 1241) a dit dans Sharh Jawharat al-Tawhid (1999 ed. p. 295): "L'assertion de supériorité (tafdîl) [du prophète] fait objet d'un Consensus (ijmâ`) chez les Musumans, tant Sunnite que Mu`tazila, à l'exception d'al-Zamakhshari [dans al-Kashshaf (4:712), Surat al-Takwir] qui a violé le Consensus."
`Abd al-Salam ibn Ibrahim al-Laqqani (mort en 1078) a dit dans Sharh Jawharat al-Tawhid (1990 ed. p. 186): "Il est obligatoire (wâjib) pour chaque personne légalement responsable de croire qu'il (
)
est le meilleur de tous, et celui qui le nie commet un péché, est
coupable d'une innovation, et mérite qu'on lui donne une leçon."
De nombreux autres savants ont eux-aussi rapporté le consensus sur cette question, consensus qui n'a été violé que par une poignée de savants dans l'histoire comme le zahirite Ibn Hazm, le mu'tazili al-Zamakhshari et le mujassim Ibn Abi al-'Izz qui a été emprisonné pour cela comme rapporté par Ibn Hajar dans inba' al-ghumr (volume 1 pages 258 à 260)
Shaykh Abdallah al-Talidi a dit dans son livre tahdhib ash-shifa' (page 162) : "La dissidence d'Ibn Hazm et d'al-Zamakhshari ne pèse aucun poid."
Pour finir, une liste d'ouvrages contenant des preuves tirées du qu'ran et de la sounna démontrant la supériorité du prophète (
) sur le reste de la création :
1. Al-Qadi `Iyad, al-Shifa' fi Ma`rifati Huquq al-Mustafa (SAWS)
2. Abu Nu`aym, Dala'il al-Nubuwwa
3. Al-Bayhaqi, Dala'il al-Nubuwwa
4. Al-Faryabi, Dala'il al-Nubuwwa
5. Ibn al-Jawzi, al-Wafa bi Ahwal al-Mustafa (SAWS)
6. Ibn `Abd al-Salam, Bidayat al-Sul fi Tafdil al-Rasul
7. Ibn Dihya, al-Mustawfa li Asma' al-Mustafa (SAWS)
8. Al-`Azafi, Sharh Asma' al-Nabi (SAWS)
9. Ibn al-`Arabi's chapitre sur les noms prophétiques dans `Aridat al-Ahwadhi
10. Al-Bayhaqi's chapitre sur les noms prophétiques dans in Shu`ab al-Iman
11. Al-Busiri, al-Burda
12. Al-Busiri, al-Hamziyya
13. Al-Busiri, al-Muhammadiyya
14. Al-Suyuti, al-Khasa'is al-Kubra
15. Al-Suyuti, al-Bahja al-Bahiyya fil-Asma' al-Nabawiyya
16. Al-Suyuti, al-Riyad al-Aniqa fi Sharh Asma' Khayr al-Khaliqa
17. Al-Jazuli, Dala'il al-Khayrat
18. Al-Fasi, Sharh Dala'il al-Khayrat
19. Al-Sakhawi, al-Qawl al-Badi` fi al-Salat `ala al-Nabi al-Shafi`
20. Al-Qastallani, al-Mawahib al-Laduniyya
21. Al-Zurqani, Sharh al-Mawahib
22. Al-Qari, Sharh al-Shifa'
23. Al-Qari, Sharh al-Shama'il al-Nabawiyya li al-Tirmidhi
24. Al-Munawi, Sharh al-Shama'il al-Nabawiyya li al-Tirmidhi
25. Al-Baghawi, Sharh al-Shama'il al-Nabawiyya li al-Tirmidhi
26. Al-Nabahani, al-Asma fima li Sayyidina Muhammad min al-Asma
27. Al-Nabahani, Wasa'il al-Wusul ila Shama'il al-Rasul
28. Al-Nabahani, Shawahid al-Haqq
29. Al-Nabahani, Nujum al-Muhtadin wa Rujum al-Mu`tadin
30. Al-Nabahani, Jawahir al-Bihar fi Fada'il al-Nabi al-Mukhtar
31. Al-Lahji, Muntaha al-Sul Sharh Wasa'il al-Wusul li al-Nabahani
32. Al-Jamal, Hashiyat al-Hamziyya
33. Al-Haytami, Hashiyat al-Hamziyya
34. Al-Dabbagh, al-Ibriz min Kalam Sayyidi `Abd al-`Aziz
35. `Abd Allah al-Ghumari, Dilalat al-Qur'ani al-Mubin `ala anna al-Nabiyya Afdalu al-`Alamin
36. Al-Maliki, Muhammad (SAWS) al-Insanu al-Kamil (en particulier p. 181-213, 4ème ed.)
37. Sirajuddin, Sayyiduna Muhammad (SAWS)
15 mai 2008
La Définition Sunnite de l'Innovation Bonne ou Mauvaise
La Définition Sunnite de l'Innovation Bonne ou Mauvaise
GF Haddad - Qasyoun/at/ziplip.com - Shawwâl 1423
L'article comporte deux parties :
I. La définition d'Al-Shâfi'i de l'innovation (bid'a) comme étant bonne ou mauvaise.
II. La classification des bonnes et des mauvaises innovations (bid'a) par les Gens de la Sunna (Ahl al-Sunna) et d'autres.
I. La définition d'Al-Shâfi'î de la bonne et de la mauvaise innovation.
L'une des plus grandes contributions d'Al-Shâfi'î (rahimahullâh) dans les fondements de la jurisprudence (usûl al-fiqh) est la division de l'innovation (al-bid'a) et des nouveautés (al-muhdathât)
en "bonnes" ou en "mauvaises" en fonction du fait qu'elles se
conforment ou non aux lignes directrices de la Religion. Ceci est
rapporté de manière authentique d'Al-Shâfi'î d'après deux de ses
étudiants les plus prestigieux durant les derniers temps de sa vie :
les traditionnistes égyptiens, maîtres du Hadith Harmal ibn Yahyâ al
Tujaybî (rahimahullâh) et al-Rabî' ibn Sulaymân al Murâdî (rahimahullâh).
Harmala a dit :
J'ai entendu Al-Shâfi'î dire : "L'innovation est de deux types (al bid'atu bid'atân), approuvée (bid'a mahmûda) et désapprouvée (bid'a madhmûma). Tout ce qui est conforme à la Tradition (Sunna) est approuvé (mahmûd) et tout ce qui s'y oppose est abominable (madhmûm)."
Il a utilisé comme preuve la parole de Umar ibn al Khattab (rady Allâh 'anhu) concernant la prière surérogatoire en groupe durant les nuits du mois de Ramadân : "Quelle bonne innovation !" [1]
Al-Rabî a dit :
"Al-Shâfi'i nous a dit : "Les affaires innovées (al-muhdathâtu min al-umûri darbân) sont de deux types : l'une est une innovation (mâ uhditha yukhâlifu) qui contredit un élément du Coran (Qur'ân), de la Sunna, de la pratique des Compagnons (athar) ou du Consensus (ijmâ'). Cette innovation est un égarement (fahâdhihi al-bid`atu dalâla).
L'autre type est l'innovation dans tout ce qui est bon (mâ uhditha min al-khayr) et qui ne s'oppose en rien à ce qui a été mentionné précédemment, et il n'y a pas de mal dans cette innovation (wahâdhihi muhdathatun ghayru madhmûma). 'Umar (rady Allâhu 'anhu),
a dit concernant la prière du Ramadân : "Quelle bonne innovation !" En
voulant dire qu'il s'agissait d'une innovation qui n'avait pas existé
auparavant mais qu'il n'y avait rien qui contredisait les sources
mentionnées plus tôt." [2]
Ainsi,
Al-Shâfi'î a établi les critères essentiels et indispensables à la
détermination des vraies innovations, comme définies par l'Imâm
al-Haytamî, le Qâdî Abu Bakr ibn al 'Arabi, et l'Imâm al-Lacknawî entre
autres, respectivement :
"Le mot bid'a en terme de Loi est tout ce qui est innové en contradiction des commandements du Législateur (sallallâhou ‘alayhi wa salâm) et des preuves spécifiques et générales." [3]
"Seule l'innovation (bid’a) qui contredit la Tradition (Sunna) est blâmable." [4]
"Le terme Bid'a
désigne ce qui n'a pas existé durant les trois premiers siècles et qui
n’a pas de base parmi les quatre sources de l'islam" i.e le Coran (Qur’ân), la Tradition Prophétique (Sunna), le consensus (Ijmâ’), et le raisonnement pas analogie (Qiyâs). [5]
Par conséquent, il n’est pas suffisant qu’une chose soit nouvelle pour qu’elle soit considérée comme une innovation blâmable (bid’a), elle doit aussi contredire la Religion.
Al Bayhaqî (rahimahullâh) a commenté les propos rapporté d'al-Rabî ainsi :
De
même, débattre avec les gens de l'innovation - lorsqu'ils rendent leur
hérésie publique où qu'ils soulèvent des insinuations - pour contredire
leurs propos et exposer leurs erreurs est appréciable, même si c'est
une innovation, car cela consiste à les réfuter. Le Prophète (sallallâhou ‘alayhi wa salâm) ainsi que certains Compagnons (rady Allâhu ‘anhum) ont été interrogés à propos du Décret Divin (al-qadar) et leurs réponses nous ont été transmises. A cette époque, ils se contentaient des mots du Prophète (sallallâhou ‘alayhi wa salâm),
ensuite des narrations rapportées à cet effet. Mais de nos jours, les
innovateurs ne se contentent plus de telles réponses, pas plus qu'ils
ne les acceptent. Ainsi, il est devenu nécessaire de réfuter leurs
insinuations - lorsqu'elles deviennent publiques - avec ce qu'ils
considèrent eux-mêmes comme des preuves. Et la réussite vient d'Allâh.
[6]
C'est une défense claire et nette, de la part de l'Imâm al Bayhaqî de la nécessité et du caractère traditionnel (Sunna) de l'utilisation de la théologie (kalâm) pour réfuter les innovateurs. Des propos similaires sont rapportés de Ibn ‘Asâkir (rahimahullâh), Ibn al Salâh (rahimahullâh), al-Nawawî (rahimahullâh), Ibn al Subkî (rahimahullâh), Ibn ‘Âbidîn (rahimahullâh), et d'autres grands Imâms.
II. La sépartion des bonnes et des mauvaises innovations d'après les savants de la sunna (Ahl al-Sunna) et d'autres :
La définition identique d'al Ghazzâli.
Hujjat al-Islâm al-Ghazzâli (rahimahullâh) a dit sur sa discussion concernant le fait d'ajouter la ponctuation au texte du Coran (Qur’ân) :
Le fait que cet acte soit innové (muhdath)
n'est en rien un obstacle. Combien de pratiques innovées sont
excellentes ! Comme il a été dit concernant l'établissement de la
prière de Tarawih en groupe, c'était une nouvelle pratique instaurée par 'Umar (rady Allâh 'anhu) et c'était une excellent innovation (bid'a hassana). L'innovation blâmable est uniquement celle qui s'oppose à la Sunna ou qui mène à la changer. [7]
La définition identique de Ibn al-'Arabî al-Mâliki.
Le Qâdî Abû Bakr Ibn al-'Arabî (rahimahullâh) a dit dans sa discussion sur l'innovation (bid'a) :
Sache - Qu'Allâh t'accorde la science ! - que les affaires innovées sont de deux sortes (al-muhdathâtu darbân).
1) Une innovation qui n'a d'autre base que la passion et la pratique arbitraire. Celle-ci est catégoriquement rejetée. Et
2) Une innovation instaurée pour correspondre à quelque chose de déjà établi. Telle était la tradition (Sunna) des Califes (rady Allâh 'anhum)
et celle des éminents Imâms. Les affaires nouvelles et les innovations
ne sont pas blâmables pour la seule raison qu’elles sont désignées par
les termes muhdath et bid’a, ni à cause de leur signification ! Allâh, le Très Haut a dit : « Aucun nouveau (muhdath) rappel ne leur vient de leur Seigneur » (21 :2) et ‘Umar (rady Allâh 'anhu) a dit : « Quelle bonne innovation ! (bid’a)
» Ainsi, seule l’innovation qui contredit la Sunna est blâmable et les
pratiques récentes qui invitent à l’égarement aussi. [8]
La définition identique de Ibn Hazm et Ibn al Jawzi :
Ibn Hazm al Zâhirî (rahimahullâh) a dit :
L’innovation en Religion est tout ce qui ne nous a été transmis ni du Coran, ni du Messager d’Allâh (sallallâhu ‘alayhi wa salâm),
cependant on est rétribué pour certaines d’entre elles et ceux qui les
pratiquent sont excusés si leur intention est bonne. On y inclut ce qui
est digne de récompense et excellent (hassan), à savoir, ce qui est originellement permis (mâ kâna asluhu al-ibâh) comme il est rapporté de ‘Umar (rady Allâh ‘anhu)
: « Quelle bonne innovation ! ». Parmi les innovations se trouvent
toutes les bonnes actions dont les textes ont stipulé le caractère
méritoire même si leur pratique n’a pas été textuellement fixée. Et
parmi elles se trouve aussi le blâmable pour lequel il n’y a aucune
excuse comme tout ce dont l’invalidité est prouvée.
Ibn al Jawzi (rahimahullâh) a parlé en terme similaire au début de son Tablîs Iblîs. "Certaines nouveautés (muhdathât)
ont été apportées qui ne s'opposent pas à la Loi Sacré, pas plus
qu'elles ne la contredisent, ainsi, ils (les pieux prédécesseurs) n'ont
pas vu de mal dans leur pratique, comme le fait que 'Umar (rady Allâh 'anhu) ait rassemblé les gens pour les prières nocturnes de Ramadân, après quoi il les a vu et a dit : "Quelle bonne innovation !"
La définition identique de Ibn al-Athîr al Jazarî :
Le lexicographe Ibn al-Athîr (rahimahullâh) a dit dans son chef-d’œuvre, al-Nihâya fî Gharîb al-Hadîth wal-Athar :
L’innovation est de deux sortes : l’innovation de guidance et l’innovation d’égarement (bid’atu hudâ wa-bid’ati dalâla). Tout ce qui va à l’encontre des commandements d’Allâh et de Son Messager (sallallâhu ‘alayhi wa salam) se trouve dans la sphère du blâme et de la condamnation. Et tout ce qui rentre dans ce qu’Allâh et Son Messager (sallallâhu ‘alayhi wa salâm)
ont recommandé en général se place dans la sphère du mérite. Tout ce
qui n’a pas de précédent comme l’extrême générosité ou l’extrême bonté
sont des actes méritoires. Il n’est pas permis de dire qu’un tel
comportement va à l’encontre de la Loi car le Prophète (sallallâhu ‘alayhi wa salâm) a stipulé qu’il sera récompensé quand il a dit : « Quiconque institue une bonne coutume en Islâm (man sanna fîl-islâmi sunnatan hasana)
aura une récompense ainsi que celle de tous ceux qui l’auront suivi. »
De même, il a dit : «Quiconque institue une mauvaise coutume en islam (waman sanna fîl-islâmi sunnatan sayyi’atan)
recevra un châtiment ainsi que celui de ceux qui l’auront pratiqué. »
[10] Il s’agit des cas où l’acte contredit ce qu’Allâh et Son Messager (sallallâhu ‘alayhi wa salâm)
ont commandé… C’est dans ce sens que le hadith « toute innovation est
égarement. » [11] est compris : il signifie, tout ce qui s’oppose aux
bases de la Loi et qui ne correspond pas à la Sunna. [12]
La classification en cinq groupes d’Ibn ‘Abd al-Salâm.
Le Shaykh al-Islâm, le Sultan des ‘ulama, l'imam al Izz Ibn Abd al Salam (rahimahullâh) a dit de même :
"Il y a différents types d'innovations (bid'a).
Le premier concerne tout ce que la Loi a recommandé ou rendu
obligatoire et qui n'était pas pratiqué dans la première période de
l'Islâm. Le second type concerne tout ce que la Loi a interdit ou
déconseillé, et qui n'était pas pratiqué dans les premiers temps de
l'Islâm. Le troisième type concerne tout ce que la Loi a indiqué comme
permis et qui n’était pas pratiqué dans la première période de
l’Islâm." [13]
Ailleurs,
il déclare qu'il y a cinq catégories d'innovations, de même que les
savants ont classé les actions en cinq groupes : obligatoire (wâjib), interdite (harâm), recommandée (mandûb), déconseillé (makrûh), permise (mubâh). [14]
Confirmation de la classification par al Nawawi :
Shaykh al-Islâm, Imam al Nawawi (rahimahullah) a dit :
L’innovation (al bid'a) dans la Loi, est le fait d'innover ce qui n'existait pas du temps du Messager (sallallâhu alyhi wa salâm) et elle est divisée en 'excellente' et 'mauvaise' (wahya munqasimatun ila hasana wa qabîha).
Le Shaykh, l'Imâm, dont l'autorité, la grandeur, le rang et
l’intelligence dans toutes sortes de sciences islamiques font
l'unanimité, Abû Muhammad ‘Abd al-‘Aziz ibn ‘Abd al-Salâm -qu'Allah le
prenne en miséricorde et soit satisfait de lui !-a dit à la fin de son
livre, al Qawa'id (al-Kubrâ) :
"L'innovation est divisée en celle qui est obligatoire (wâjiba), interdite (muharrama), recommandée (mandûba), déconseillée (makrûha) ou indifférente (mubâha).
La manière de décider est d'examiner l'innovation à la lumière des règles de la Loi (qawâ’id al-sharî’a). Si elle tombe dans le champ des obligations (îjab), elle est donc obligatoire, si elle tombe dans le champs des interdictions, elle est interdite (tahrîm),
dans le champs des recommandations, elle devient recommandée,
déconseillé si elle concerne ce qui l’est et permise si elle touche aux
permissions." [15]
Confirmation de la classification par Ibn Hajar.
Al Hâfidh ibn Hajar (rahimahullâh) a dit :
La
signification première de l'innovation est ce qui est produit sans
précédent. Ce terme est employé dans la Loi par opposition à la Sunna,
ainsi elle est blâmable. De manière précise, si elle fait partie de ce
qui est classé comme désirable par la Loi, alors c'est une bonne
innovation (hasana), tandis que si cela fait partie des actes blâmables, alors c'est une innovation blâmable (mustaqbaha), sinon elle tombe dans la catégorie de ce qui est permis (mubah). Elle peut être classée dans les cinq catégories connues." [16]
Accord des Ecoles sur la classification en cinq statuts juridiques.
Les Quatre Ecoles sont en accord sur la classification des innovations (bid’a) comme l’illustre l’acceptation de la majorité des autorités de chacune d’elles.
Parmi les Hanafis : Al Kirmânî, Ibn ‘Âbidin, al-Turkmâni, al-‘Ayni et al-Tahânawî. [17]
Parmi
les Mâlikîs : al-Turtûshî, Ibn al-Hâjj, al-Qarâfî, et al-Zurqânî,
tandis qu’al-Shâtibi a tenté une réfutation en déclarant que les
classification est « une affaire inventée sans aucune preuve dans la
Loi » ! [18]
Cette question fait l’objet d’un consensus chez les shafi’ites. [19]
Acceptation
timide parmi les Hanbalites qui ont modifiés la terminologie
d’Al-Shafi’î et d’Ibn ‘Abd al-Salâm en employant les expressions «
innovation lexicale » (bid’a lughawiyya) et « innovation légale » (bid’a shar’iyya)
pour correspondre respectivement - bien que de manière imprécise - à
l’innovation « approuvée » et « blâmable » d’Al-Shafi’î. [20]
Cette
manière de couper les cheveux en quatre est devenue une caractéristique
du Wahhâbisme dans tous les micro-débats sur l’innovation, ceci malgré
le fait que l’attitude correcte - comme d’habitude - est de s’attacher
à l’avis majoritaire (Jumhûr).
Shaykh Muhammad Bakhît al-Mut.î`î (rahimahullâh) a conclu que « L’innovation légale est celle qui égare et qui est condamnée. Quant à l’innovation que les savants (‘ulama)
ont divisée en obligatoire, interdite et ainsi de suite ; c’est
l’innovation lexicale qui est plus globale que la légale car cette
dernière en fait partie. » [21]
Al-Shawkânî (rahimahullâh) a conclu dans son Nayl al-Awtar que la séparation des innovations en bonnes et mauvaises et la position la plus authentique et la plus correcte. [22]
Il
est suffisant qu’un Imâm Mujtahid des Salaf l’ait dit en se basant sur
le Coran et la Sunna sans tenir compte des argumentations des siècles
suivants - que se soit d’un homme qui voudrait être un murrajih comme al-Shawkânî ou un censeur comme comme al-Shâtibi - à la lumière de l’accord de la majorité (Jumhûr)
autour de l’explication d’Al-Shafi’î et l’injonction Divine et
Prophétique de suivre la voie des Croyants et de s’attacher à la grande
masse.
« Il n’est pas un Imâm en Science (‘Ilm) qui suit des positions aberrantes (shâdhdh) » (‘Abd al-Rahmân ibn Mahdî)
Chez les Gens de la Sunna la Sharî la Religion. Ceci la Tradition la Sunna la Sharî la Sunna la Tradition la Sunna. la Sharî la Sunna la Sunna 19 – Celui qui institue une bonne ou une mauvaise coutume
Il est rapporté du Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) dans un Hadîth recensé par Muslim :
« Toute nouveauté (kullu muhdathatin) est une innovation (bid`a), et toute innovation égarement (dalâla). »
Le terme « toute » (kull)
n’est pas toujours pris dans son sens premier et peut admettre des
exceptions comme dans l’exemple suivant rapporté par al Bukhârî et
Muslim :
"Certes la graine noire (al-habba al-sawda') est un remède pour toutes (kull) les maladies sauf la mort."
Les commentateurs sont unanimes pour dire que la portée universelle de ce Hadîth a un sens spécifique et restreint. Ainsi le terme « toute » désigne « de nombreuses » maladies.
Dans un autre Hadîth concernant l’innovation rapporté par al Bukhârî et Muslim on lit :
« Qui innove dans notre religion ce qui n’en fait pas partie, (son acte d’innovation) sera rejeté. »
Les paroles des Savants :
L'une des plus grandes contributions de notre maître, le noble Mujtâhid, l’Imâm Muhammad ibn Idrîs al Ash-Shâfi'î (qu’Allâh l’agrée) dans les fondements de la jurisprudence (usûl al-fiqh) est la division de l'innovation (al-bid'a) et des nouveautés (al-muhdathât) en "bonnes" ou en "mauvaises" en fonction du fait qu'elles se conforment ou non aux lignes directrices de
Harmala a dit :
J'ai entendu Al-Shâfi`î dire : "L'innovation est de deux types (al bid`atu bid'atân), approuvée (bid`a mahmûda) et désapprouvée (bid`a madhmûma). Tout ce qui est conforme à
Il a utilisé comme preuve la parole de Sayydunâ `Umar ibn al Khattab
(qu’Allâh l’agrée) concernant la prière surérogatoire en groupe durant
les nuits du mois de Ramadân : "Quelle bonne innovation !"
Al-Rabî` a dit :
"Al-Shâfi'i nous a dit : "Les affaires innovées (al-muhdathâtu min al-umûri darbân) sont de deux types : l'une est une innovation (mâ uhditha yukhâlifu) qui contredit un élément du Coran (Qur'ân), de
L'autre type est l'innovation dans tout ce qui est bon (mâ uhditha min al-khayr) et qui ne s'oppose en rien à ce qui a été mentionné précédemment, et il n'y a pas de mal dans cette innovation (wahâdhihi muhdathatun ghayru madhmûma).
`Umar (qu’Allâh l’agrée), a dit concernant la prière du Ramadân :
"Quelle bonne innovation !" En voulant dire qu'il s'agissait d'une
innovation qui n'avait pas existé auparavant mais qu'il n'y avait rien
qui contredisait les sources mentionnées plus tôt."
L’Imâm, le Maître dans l’école (madhhab) de l’Imâm Ahmad, Shaykh Ibn Rajâb Hanbalî (qu’Allâh les agrée) a dit dans son son livre Jami` al `Ulûm wal-Hikâm :
« Ce que l’Imâm Ash-Shafi’i veut dire est ce que nous avons mentionné plus tôt : l’innovation (bid`a) qui est blâmable est celle qui n’a pas de source et qui ne s’appuie sur aucun fondement dans
Fin de citation.
L’Imâm al-Nawawî (qu’Allâh l’agrée) dans son Commentaire (Sharh) du Sahîh Muslim a dit à propos du Hadîth « Toute nouveauté est une innovation » (cité plus haut) :
« C’est une règle universelle comprise dans un sens spécifique (`ammun makhsûs). Ce que l’on désigne sont les nouveautés qui ne sont pas validées dans
Fin de citation.
Le noble maître, l’érudit dans le madhhâb Malikî, Sayydî al Hâjj Mâlik Sy (qu’Allâh l’agrée) a dit dans son ouvrage al-Kifayât al Râghibîn :
« Dans les Authentiques, l’Envoyé d’Allâh (sallallâhu `alayhi wa sallam)
a dit : ‘Toute innovation, apportée dans notre Religion que voici, et
qui n’est pas en conformité avec elle, doit être rejetée.’ Il entend
par l’expression ‘dans notre religion que voici’ la religion de l’Islâm
et par ‘qui n’est pas en conformité avec elle’ tout ce qui ne trouve
pas sa source ni dans le Coran, ni dans
Al Hifnî a dit : ‘Qui n’est pas en conformité’ porte sur les innovations blâmables qui ne reposent, ni sur le Qur-ân, ni sur
Fin de citation
Sayydunâ Shaykh Shâmsu-d-dîn Muhammad al Al Hifnî ash-Shafi`î al Khalwâtî (qu’Allâh l’agrée) était le Shaykh al Azhar de son temps.
Ainsi
en Islâm, celui qui instaure une bonne coutume en tirera la récompense
ainsi que celle de ceux qui l’auront suivi sans que leur récompense ne
diminue, et quiconque instaure une mauvaise coutume en subira le
châtiment ainsi que celui de ceux qui l’auront suivi sans que le
châtiment de ses derniers ne soit diminué.
Voici pour preuve le chapitre consacré dans Riyâd al Sâlihin de l’imâm al Nawawî (qu’Allâh l’agrée) :
Allâh le Très-Haut a dit :
25.74 : « Ceux qui disent : « Seigneur ! Donne-nous de nos épouses et de nos enfants la joie et la paix de notre âme et fais de nous un exemple de vertu (ou un guide) pour les gens pieux ».
21.73 : « Nous en fîmes des guides montrant le droit chemin sur Notre ordre ».
Pour ce qui est des Hadîths :
171. Jarîr Ibn `Abdullâh (qu’Allâh l’agrée) a dit : « Nous étions au beau milieu de la journée chez le Messager d’Allâh (sallallâhu `alayhi wa sallam) quand vinrent à lui des gens n’ayant pour vêtements qu’une couverture de laine ayant un trou par où passait leur tête. Ils portaient des sabres en bandoulière et la plupart d’entre eux, ou plutôt tous, étaient de la tribu de Moudar (l’une des plus nobles tribus arabes et à laquelle appartenait le Prophète sallallâhu `alayhi wa sallam). Le mécontentement parut alors sur le visage du Messager d’Allâh (sallallâhu `alayhi wa sallam) du fait de leur pauvreté extrême. Il entra chez lui puis en ressortit et dit à Bilâl de faire les deux appels à la prière. Il pria avec les gens puis leur adressa ce sermon : « Ô gens ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés à partir d’un seul et même souffle vital. Il lui en crée sa propre épouse et Il dissémina à partir d’eux des hommes en grand nombre et des femmes ainsi que les matrices (les liens de parenté) car Allâh vous observe en permanence » (S4.V1). Puis il récita cet autre verset qui se trouve à la fin de
la Sourate
172. Selon Ibn Mas’ud (qu’Allâh l’agrée), le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) a dit : « Chaque fois que quelqu’un est tué injustement, le premier fils d’Adâm (Caïn) supporte une partie de son sang parce qu’il a été le premier criminel ». (Unanimement reconnu authentique)
Fin de citation.
Ainsi les savants ont jugé qu’il y avait des innovations appréciables dans
la Religion. Il
Ces textes et ces principes ont poussé les savants musulmans à développer des écoles juridiques, des méthodes d’apprentissage, rédiger des livres, des poèmes et des prières, établir des Voies spirituelles, organiser la cérémonie du noble Mawlîd pour commémorer la naissance de notre maître, l’Elu de
la Création
Exemples de bonnes coutumes instaurées par les Compagnons (qu’Allâh les agrée) : la Tradition la Salât la Religion. Âmîn.
Dans un Hadîth authentque rapporté par al Bukhârî et Muslim et cité par l’Imâm al Nawawî dans Riyad al Salihîn :
Abû Hurayra (qu’Allâh l’agrée) rapporte que le Messager d’Allâh (sallallâhu `alayhi wa sallam)
demanda un jour à Bilâl : « Ô Bilâl parle moi de l’œuvre que tu as
accomplie depuis que tu es musulman et grâce à laquelle tu espères le
plus de récompenses car j’ai entendu le bruit de tes pas me précédant
au Paradis. » Bilâl (qu’Allâh l’agrée) répondit : « L’œuvre que j’ai
accomplie depuis que je suis musulman et dont j’espère le plus de
récompenses, est la suivante : chaque fois que je fais mes ablutions,
de nuit comme de jour, j’accomplis, de suite, le plus grand nombre de
prières. »
Unanimement reconnu authentique.
Fin de citation.
C’est un acte d’adoration innové par notre maître Bilâl ‘qu’Allâh l’agrée) sans demander l’avis du Prophète sallallâhu `alayhi wa sallam. Et il n’y a pas de précédent comme dans le cas du Tarawih.
Dans son excellent ouvrage Kitâb al Adhkâr, consacrés aux invocations, l’Imâm al Nawawî rapporte :
« Nous extrayons des « Sunans » d’Abû Dawûd et d’après une chaîne de transmetteurs fiables, ces propos du Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) transmis par Abû Sâlih Dhakwân, qui les tenait de certains Compagnons du Prophète – qu’Allâh les agrée - : « Le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) demanda à un homme : Que récites-tu dans ta prière ? Celui-ci répondit : Je lis le tashshahud, puis j’ajoute ceci : Seigneur, je Te demande le Paradis et je Te demande de me préserver de l’Enfer.
En dehors de cela, je sais inventer de paroles intelligibles
[c’est-à-dire inventer des paroles dont le sens échappe au commun des
mortels comme moi] semblables aux tiennes ou à celles de Mu`âdh. Le
Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) lui dit alors : Mais invente donc des paroles sur ce thème [le Paradis et l’Enfer] !
Fin de citation.
Ailleurs dans le même ouvrage on lit :
« Nous rapportons des « Sunans » d’Abû Dâwûd, de
Tirmidhî, de Nasâ-î et d’ibn Mâjah, ces propos de Burayda – qu’Allâh
soit satisfait de lui - : « L’Envoyé d’Allâh (sallallâhu `alayhi wa sallam)
entendit un homme invoquer Allâh [en ces termes] : Ô Allâh, je te
demande en vertu de mon témoignage que Tu es Dieu et qu’il n’y a
d’autre dieu que Toi, l’Unique qui se suffit à Lui-Même, qui n’a pas
engendré et n’a pas été engendré et qui n’a aucun égal.
Le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) lui dit
alors : Tu as imploré Allâh – exalté soit-Il – en invoquant le Nom par
lequel Il donne à qui Lui demande et exauce qui l’invoque. »
Dans une autre version on trouve ceci : Tu as invoqué Allâh – exalté
soit-Il – en usant de Son Nom Suprême. » Tirmidhî tient ce hadith pour
fiable.
Nous rapportons des « Sunans » d’Abû Dâwûd et de Nasâ-î : Anas –
qu’Allâh soit satisfait de lui – était assis aux côtés du Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam)
tandis qu’un homme faisait sa prière ; [après l’avoir terminée], il fit
cette invocation : Ô Allâh, je Te demande en vertu de la louange qui
T’appartient ; il n’est de dieu que Toi, le Bienfaiteur, Créateur des
cieux et de la terre, Celui qui est emprunt de Majesté et de
Générosité, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-Même !
En l’entendant, le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) dit : Il vient d’invoquer Allâh – exalté soit-Il – par Son Nom sublime (`adhîm), celui par lequel Il exauce (les invocations) et accède [à la requête] de celui qui Lui adresse une demande. »
Fin de citation.
Exemple de bonnes coutumes instaurées par des Pieux Prédecesseurs (qu’Allâh les agrée) :
- L’imâm al Hasan al Basrî (qu’Allâh l’agreé) a inventé une prière sur le Prophète sallallâhu `alayhi wa sallam :
Le noble maître al Qadi `Iyad al Mâlikî (qu’Allâh lui fasse miséricorde) rapporte dans son œuvre magistrale Kitâb ash-Shifâ :
« Al-Hasan al Basrî disait : Que celui qui veut boire avec la coupe parfaite du Bassin de l’Elu (sallallâhu `alayhi wa sallam) dise ceci : ‘Ô Allâh ! Accorde la grâce à Muhammad,
à sa famille, à ses Compagnons, à ses enfants, à ses épouses, à ses
descendants, aux gens de sa maison, à ses alliés, à ses partisans, à
ses auxiliaires, à ses disciples, à ses adeptes, à sa Communauté ainsi
qu’à nous ! Ô Le Plus Miséricordieux des Miséricordieux ! »
Fin de citation.
- L’imâm Ja`far as-Sâdiq (qu’Allâh l’agrée) faisait ses ablutions pour transmettre le Hadîth, pratique qui n’a été faite par aucun compagnon :
Toujours dans Kitâb ash-Shifâ nous lisons :
« J’ai (ndT : Mus`ab ibn `Abdullâh) vu également Ja`far ibn Muhammad as-Sâdiq, qui aimait pourtant plaisanter et rire, devenir pâle lorsqu’on mentionnait le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) et je ne l’ai jamais vu transmettre les Hadîths de l’Envoyé d’Allâh (sallallâhu `alayhi wa sallam) sans être en état de pureté. »
Fin de citation
- Notre maître, notre Imâm Mâlik (quel excellent homme !) faisait prenait un bain et faisait ses ablutions pour lire les Hadiths :
Le maître al Hâjj Mâlik Sy (qu’Allâh l’agrée) rapporte dans son livre Ifhâm al Munkîr al Jânî :
« Lisez, dans l’introduction d’al Muwatta
de l’Imâm Mâlik (qu’Allâh l’agrée), le profond respect dont celui-ci
faisait preuve lorsqu’il rapportait une Tradition du Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam)
ou de son noble entourage. Quand les gens venaient chez lui, la
servante sortait et leur demandait, sur l’ordre du Maître, s’ils
étaient venus pour les Hadîths ou pour des questions juridiques. S’ils disaient être venus pour des questions de droit, il les recevait ordinairement.
Mais s’il s’agissait de
Fin de citation.
Notre maître Al Qadi `Iyad (qu’Allâh l’agrée) rapporte dans Kitâb al Shifâ :
Abû Mus`ib rapporte que Mâlik ibn Anas n’évoquait pas les Hadîths de l’Envoyé d’Allâh (sallallâhu `alayhi wa sallam) sans avoir fait auparavant ses ablutions mineures (wudû) par respect pour lui. D’ailleurs l’Imâm Mâlik a rapporté la même chose sur Ja`far ibn Muhammad (ndT : as-Sadîq) comme nous l’avons signalé dans la section précédente.
Fin de citation.
Ce n’était pas uniquement l’attitude des Maîtres Ja`far ibn Muhammad as-Sâdiq et Mâlik (qu’Allâh les agrée) car d’autres Pieux Prédécesseurs accomplissaient leurs ablutions pour les Hadîths comme le prouvent ces textes tirés du Kitâb ash-Shifâ :
« Dhirar Ibn Murra et Qatâda disent que la majorité des gens de cette époque détestaient évoquer le Hadîth sans avoir fait auparavant leurs ablutions.
On rapporte à ce propos que lorsque al-A`masha voulait évoquer le Hadîth et qu'il n'était pas en état de pureté mineure, il faisait l’ablution sèche (tayammûm).
C'était également l'attitude de Qatâda : il aimait qu'on ne lise les Hadîths du Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) qu'après l'accomplissement des ablutions mineures et ne lisait le Hadîth qu'en état de pureté. »
Fin de citation.
- Certains pieux prédécesseurs n’acceptaient pas que l’on transmette le Hadîth debout :
Toujours dans Kitâb ash-Shifâ, il est rapporté :
«
Ibn Mahdî rapporte ce qui suit : Un jour, j’ai accompagné Mâlik en
marchant jusqu’au `Aqiq. En cours de chemin, je l’ai interrogé sur un Hadîth. Il me réprimanda et me dit : ‘Tu étais à mes yeux suffisamment éminent pour ne pas interroger sur le Hadîth de l’Envoyé d’Allâh (sallallâhu `alayhi wa sallam) pendant que nous marchions.’
On rapporte que Hishâm ibn Hishâm al-Ghazî a interrogé Mâlik sur une Hadîth pendant qu’il était debout. On lui administra vingt coups de fouet. Puis Mâlik eut pitié de lui et lui dicta vingt Hadîths. Hishâm dit alors : ‘J’aurais bien voulu qu’il me donne davantage de coups de fouet et qu’il me dispense davantage de Hadîths. »
Fin de citation.
- L’imâm ash-Shâfi`î (qu’Allâh l’agrée) a inventé une prière sur le Prophète sallallâhu `alayhi wa sallam :
Le Shaykh Yusûf al Nabahanî (qu’Allâh l’agrée) a dit dans son livre Afdâ-il as-Salawât après avoir parlé de
« Pour sa part le grand imam Qastallanî souligne dans ses Mawâhîb que les savants ont déduit de l’initiation des compagnons par le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) lorsqu’ils l’interrogeaient qu’il s’agit de la meilleure formule d’invocation de grâce sur le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam)
parce qu’il ne choisit pour lui que ce qui est meilleur et sublime. Par
conséquent, si un fidèle fait le serment de faire la meilleure formule
d’invocation de grâce sur le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam), la voie de bien consiste à faire l’invocation sur le Prophète (sallallâhu `alayhi wa sallam) d’après cette formule, c’est ce qu’indique al Nawawî dans sa Rawdahammad et à la famille de notre maître Muhammad autant qu’il est évoqué par ceux qui le mentionnent et autant que son évocation a été omise par les insouciants (Allâhumma salli `ala sayyidina Muhammadin wa `ala âli sayyidina Muhammad kullama dhakraha adh-dhâkirûn wa ghafala-an dhikrihi-l-ghâfilûn)’
Al Nawawî ajoute qu’il semble que ce rapporteur se soit inspiré
d’ash-Shâfi`î qui mentionne cette modalité dans le prologue de sa Risâlat avec une petite variante de vocabulaire qui ne change rien au sens. »
Fin de citation.
Qu’Allâh récompense abondamment nos Prédécesseurs pour le bien qu’ils ont apporté à
Voir aussi en anglais :
The Concept of Bid`a in the Islamic Sharî`a :
http://www.masud.co.uk/ISLAM/nuh/bida.htm
The Meaning of Bid`a (GF Haddâd) :
http://www.livingislam.org/n/mb_e.html
Discussions sur le sujet :
http://aslama.com/forums/showthread.php?t=12861
http://aslama.com/forums/showthread.php?t=14392
Et Allâh sait mieux.
Notes :
[1] Rapporté de H.armala par Abû Nu`aym avec une châine qui remonte à travers Abû Bakr al-âjurrî dans H.ilyat al-Awliyâ' (9:121 #13315=1985 ed. 9:113) et cité par Abû Shâma dans al-Bâ`ith `alâ Inkâr al-Bida` wal-H.awâdith (Ryadh 1990 ed. p. 93), Ibn Rajab dans Jâmi` al-`Ulûm wal-H.ikam (p. 267=Zuh.aylî ed. 2:52= Arna'ût. ed. 2:131 s.ah.îh.), Ibn H.ajar dans Fath. al-Bârî (1959 ed. 13:253), al-Turt.ûshî dans al-H.awâdith wa al-Bida` (p. 158-159), et al-Shawkânî, al-Qawl al-Mufîd fî Adillat al-Ijtihâd wa al-Taqlîd (1347/1929 ed. p. 36). La parole de`Umar (rady Allâh ‘anhu) est rapporté par Mâlik dans al-Muwat.t.a' et al-Bukhârî dans son S.ah.îh..
[2] Rapporté d’al-Rabî` par al-Bayhaqî dans son Madkhal et Manâqib al-Shâfi`î (1:469) avec une chaîne authentique comme le dit Ibn Taymiyya dans son Dâr' Ta`ârud. al-`Aql wa al-Naql (p. 171) et à travers al-Bayhaqî par Ibn `Asâkir dans Tabyîn Kadhib al-Muftarî (Kawtharî ed. p. 97). Cité par al-Dhahabî dans le Siyar (8:408), Ibn Rajab dans Jâmi` al-`Ulûm wal-H.ikam (p. 267=Zuh.aylî ed. 2:52-53=Arna'ût. ed. 2:131 s.ah.îh.), et Ibn H.ajar dans Fath. al-Bârî (1959 ed. 13:253).
[3] Al-Haytamî, al-Tabyîn fî Sharh. al-Arba`în (p. 32).
[4] Ibn al-`Arabî, `ârid.at al-Ah.wadhî (10:147).
[5] Cf. al-Lacknawî, Iqâmat al-H.ujja (p. 12).
[6] Al-Bayhaqî, Manâqib al-Shâfi`î (1:469).
[7] Al-Ghazzâlî, Ih.yâ' `Ulûm al-Dîn (1:276).
[8] Ibn al-`Arabî, `ârid.at al-Ah.wadhî (10:146-147).
[9] Ibn H.azm, al-Ih.kâm fî Us.ûl al-Ah.kâm (1:47).
[10] Rapporté de Jarîr ibn `Abd Allâh al-Bajalî par Muslim, al-Tirmidhî, al-Nasâ'î, Ibn Mâjah, Ah.mad, and al-Dârimî. Aussi rapporté avec une formulation similaire de Abû Hurayra par Ibn Mâjah et Ah.mad; de Abû Juh.ayfa par Ibn Mâjah; et de Hudhayfa par Ah.mad.
[11] Rapporté de al-`Irbâd. ibn Sâriya par al-Tirmidhî (qu’il classe comme étant h.asan s.ah.îh.), Abû Dâwûd, Ibn Mâjah, Ah.mad, al-Dârimî, Ibn H.ibbân (1:178-179 #5 s.ah.îh.), al-H.âkim (1:95-97=1990 ed. 1:174-177) - qui le considère autentihique s.ah.îh., ce que confirmera al-Dhahabî - et dans al-Madkhal ilâ al-S.ah.îh. (p. 80-81), al-âjurrî dans al-Sharî`a (p. 54-55 #79-82=p. 46 s.ah.îh.), Ibn Abî `âs.im in al-Sunna (p. 29 #54 s.ah.îh.), al-T.ah.âwî dans Mushkil al-âthâr (2:69=3:221-224 #1185-1187 s.ah.îh.), Muh.ammad ibn Nas.r al-Marwazî dans al-Sunna (p. 26-27 #69-72 s.ah.îh.), al-H.ârith ibn Abî Usâma dans son Musnad (1:197-198), al-Rûyânî dans son Musnad (1:439), Abû Nu`aym dans H.ilyat al-Awliyâ' (1985 ed. 5:220-221, 10:115), al-T.abarânî dans le Musnad al-Shâmiyyîn (1:254, 1:402, 1:446, 2:197, 2:298) et dans al-Kabîr (18:245-257), al-Bayhaqî dans al-Sunan al-Kubrâ (10:114), al-Madkhal (p. 115-116), al-I`tiqâd (p. 229), et Shu`ab al-‘mân (6:67), al-Baghawî qui le déclare bon (hassan) dans h.asan in Sharh. al-Sunna (1:205 #102 isnâd s.ah.îh.), Ibn al-Athîr dans Jâmi` al-Us.ûl (1:187, 1:279), Ibn `Asâkir dans al-Arba`în al-Buldâniyya (p. 121), Ibn `Abd al-Barr dans al-Tamhîd (21:278-279) et Jâmi` Bayân al-`Ilm (2:924 #1758) où le déclare authentique (sahih), et d’autres.
[12] Ibn al-Athîr, al-Nihâya (1:79 entry b-d-`).
[13] Ibn `Abd al-Salâm, al-Fatâwâ al-Maws.iliyya (p. 129).
[14] Ibn `Abd al-Salâm, al-Qawâ`id al-Kubrâ (2:337-339) cf. al-Nawawî dans al-Adhkâr (Thaqâfiyya ed. p. 237) et Tahdhîb al-Asma' wal-Lughât (3:20-22), al-Shât.ibî dans al-I`tis.âm (Beirut ed. 1:188), al-Kirmânî dans al-Kawâkib al-Darârî (9:54), Ibn H.ajar dans Fath. al-Bârî (13:253-254), al-Suyût.î, en introduction à H.usn al-Maqs.id dans al-H.âwî lil-Fatâwâ; al-Haytamî dans ses Fatâwâ H.adîthiyya (p. 150), Ibn `âbidîn dans Radd al-Muh.târ (1:376) etc.
[15] Al-Nawawî, Tahdhîb al-Asmâ' wal-Lughât (3:20-22).
[16] Ibn Hajar, Fath al-Bârî (1959 ed. 5:156-157=1989 ed. 4:318).
[17] Al-Kirmânî, al-Kawâkib al-Darârî Sharh. S.ah.îh. al-Bukhârî (9:54), Ibn `âbidîn, H.âshiya (1:376, 1:560); al-Turkmânî, al-Luma` fîl-H.awâdith wal-Bida` (Stuttgart, 1986, 1:37); al-Tahânawî, Kashshâf Ist.ilâh.at al-Funûn (Beirut, 1966, 1:133-135); al-`Aynî, `Umdat al-Qârî in al-H.imyarî, al-Bid`at al-H.asana (p. 152-153).
[18] Al-T.urt.ûshî, Kitâb al-H.awâdith wa al-Bida` (p. 15, p. 158-159); Ibn al-H.ajj, Madkhal al-Shar` al-Sharîf (Cairo, 1336/1918 2:115); al-Qarâfî, al-Furûq (4:219) cf. al-Shât.ibî, al-I`tis.âm (1:188-191); al-Zurqânî, Sharh. al-Muwat.t.a' (1:238). Al-Shât.ibî's I`tis.âm a recirculé grâce à deux Wahhâbîs: Rashîd Rid.â puis Salîm Hilâlî. Un troisième, Muh.ammad `Abd al-Salâm Khad.ir al-Shuqayrî - étudiant de Rida - est l’auteur d’al-Sunan wal-Mubtada`ât al-Muta`alliqa bil-Adhkâr wal-S.alawât qui est rempli de contes invérifiables qu’il s’est appliqué à dénoncer.
[19] Abû Shâma, al-Bâ`ith `alâ Inkâr al-Bida` wa al-H.awâdith (Riyad: Dâr al-Raya, 1990 p. 93, Cairo ed. p. 12-13) comme il a déjà été mentionné. Note: “consensus” (ijmâ`) est plus global que le terme “accord” (ittifâq), et cause d’obligation.
[20] Ibn Rajab, al-Jâmi` fîl-`Ulûm wal-H.ikam (2:50-53), et la section consacrée à l’innovation dans le Iqtid.â' al-S.irât. al-Mustaqîm Mukhâlafat As.h.âb al-Jah.îm d’Ibn Taymiyya'. C’est la position d’Ibn Kathîr: voir son exégèse du verset (Il est Le Créateur des cieux et de la terre à partir du néant !) (2:117) dans son Tafsîr. Il a suivi son professeur Ibn Taymiyya sur cette question.
[21] Bakhît, Fatâwâ H.adîthiyya (p. 205).
[22] Al-Shawkânî, Nayl al-Awt.âr (4:60).